ACTUALITÉ
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ACTUALITÉ >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Edito. Obama aux abonnés absents

Par Alain Jeannet - Mis en ligne le 08.01.2009 à 06:00

Pas de paix sans le Hamas. Il fait partie de l’équation.

On l’attend comme le messie. Pendant sa campagne, il a souvent parlé du conflit israélo-palestinien. Et, maintenant, il se tait. Les avions et les chars de Tsahal bombardent Gaza, un territoire à peine plus grand que le canton de Genève, entouré de barbelés, où 1,5 million de personnes s’entassent. Folles d’angoisse. Désespérées. Mues par la haine de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Un tiers des victimes sont des enfants. Et Barack Obama est aux abonnés absents. Pourquoi?

Il ne s’installe à la Maison-Blanche que le 20 janvier prochain, l’équipe Bush se fend (enfin) d’un appel à un cessez-le-feu immédiat, c’est l’explication officielle. Elle peine à convaincre. Il faut se rendre à l’évidence: la nouvelle administration ne va pas changer radicalement de politique. Si l’emballage et le ton peuvent évoluer, le soutien à Israël ne mollira pas sur le fond. Du moins pas dans l’immédiat. Le nouveau président ne prendra pas le risque d’entamer son mandat par un flop. Prudence, il est urgent de gagner du temps!

Vrai, la situation a rarement été aussi embrouillée. Elle n’est pas comparable en tout cas à celle héritée par Bill Clinton dans les années 90. Il y avait alors, à la tête d’Israël, une figure héroïque, Rabin, bientôt éliminé pour avoir voulu la paix. Et Arafat, un leader clairement identifiable à défaut d’être fiable. Et dont la pirouette de dernière minute intrigue près de dix ans après. Aujourd’hui, le monde arabe est plus divisé que jamais, tout comme les Palestiniens, même si le déluge des bombes israéliennes réconcilie les frères ennemis (lire le reportage de Pauline Garaude).

On peut se moquer de l’activisme de Sarkozy, de son inclination à s’agiter sans consulter ses partenaires. Au moins, il se bat pour faire cesser l’horreur, à l’heure où les sinistres clowns tchèques, qui lui succèdent à la présidence européenne, révèlent leur incurie. Sans doute le locataire de l’Elysée ne rééditera-t-il pas l’exploit accompli avec le cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie. Il peut se targuer néanmoins de réintroduire dans le jeu les exclus d’hier, comme la Syrie (lire aussi l’interview de Christian Chesnot en page 18).

La Suisse? Avec les Egyptiens, les Norvégiens, les Russes et les Turcs, les diplomates helvétiques sont les seuls à entretenir des contacts directs avec le Hamas. Une organisation terroriste? Indubitablement. Mais légitimée par les urnes. Et qui jouit d’un soutien croissant dans la population de Gaza. L’Initiative de Genève qui, si elle a été torpillée comme telle, continue de fournir un cadre incontournable à tout règlement au Moyen-Orient. Et ça n’est pas parce qu’ils adoptent un profil bas que les ambassadeurs de la Confédération sont inactifs (lire en page 17).

A plus long terme toutefois, pas de solution sans les Américains. Voilà pourquoi le nouveau président ne peut rester éternellement silencieux. Et, s’il caresse le rêve d’une Pax Obama d’Afghanistan en Irak, en passant par l’Iran, l’enfer de Gaza fait partie de l’équation. Comme les combattants du Hamas.




Tags: Editorial,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ACTUALITÉ
Procès Ségalat: experts et spécialiste s'affrontent
Un policier devant la salle d'audience à Renens (archives) Keystone
Experts et spécialiste se sont affrontés vendredi au troisième jour du procès de Laurent Ségalat, accusé d'avoir tué sa belle-mère....


ACTUALITÉ
 Le testament d’un juste
Bernard Bertossa n’est pas un habitué des projecteurs. Mais, tout juste retraité, l’ancien procureur général du canton de Genève a...
ACTUALITÉ
 Actifs toxiques d’UBS: la bns ne paiera pas d’impôts
«Le train est parti et nous n’avons pas l’intention de revenir sans cesse sur le sujet. Nous avons trouvé la...
ACTUALITÉ
 Des banquiers suisses pris dans le filet madoff
Les tripatouillages du courtier américain Bernard Madoff, soupçonné d’avoir délesté sa clientèle de près de 50 milliards de dollars, n’en...
ACTUALITÉ
 «Tant qu’il n’y aura pas de justice, il n’y aura pas de paix»
Quel est l’enjeu de l’opération à Gaza? Comme contre le Hezbollah au Liban en 2006, l’objectif est de casser l’infrastructure...
ACTUALITÉ
 Stratégie. Les leçons d'une guerre ratée
C’est peu dire si Tsahal, l’armée de l’Etat hébreu, a une place à part dans la politique, l’histoire et l’imaginaire...
ACTUALITÉ
 La Suisse parle au Hamas
«La Suisse est respectée par toutes les parties, elle a toutes les conditions pour jouer un rôle au Proche-Orient.» Mahmoud...
ACTUALITÉ
 Guerre de Gaza, Le martyre unit les palestiniens
Tandis que Gaza brûle, l’Université al-Quds de Jérusalem-Est est en ébullition. Dans le hall, des affiches: «Arrêtez de tuer les...
ACTUALITÉ
 50 ans et pas une ride!
Cinquante ans, cela se fête. Avec beaucoup de faste lorsqu’on s’appelle Barbie et qu’on est numéro un mondial des ventes...
ACTUALITÉ
 philosophie du bonheur
Le développement personnel est à la mode. Dans les rayons des librairies, les ouvrages sur l’épanouissement de soi sont de...
ACTUALITÉ
 Les sans-papiers sont toujours là
Cinq ans après la Suisse romande, les Suisses allemands découvrent le problème des sans-papiers. Quelque 150 d’entre eux ont occupé...
123