ACTUALITÉ
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ACTUALITÉ >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Edito. Tous irresponsables?

Par Alain Jeannet - Mis en ligne le 18.09.2008 à 06:00

Le krach met en cause la relation de confiance entre les banquiers et leurs clients.

La crise des subprimes aux Etats-Unis a longtemps paru bien lointaine aux petits épargnants suisses. Bien sûr, nous avons tous été directement ou indirectement touchés, comme membres d’une caisse de pension ou comme cotisants AVS, par la dégringolade d’UBS ou du Credit Suisse. Mais les actions des deux grandes banques helvétiques, même si elles ont perdu une bonne partie de leur valeur en moins d’un an ne sont néanmoins pas complètement parties en fumée.

Avec la faillite de Lehman Brothers, inimaginable il y a moins de deux ans, c’est autre chose: comme le montre notre enquête, plusieurs dizaines de milliers de Suisses ont perdu leurs économies. Par exemple, cette retraitée valaisanne, dont Eric Felley a recueilli le témoignage poignant (voir lien).
Pour les clients des banques qui ont acheté ces produits structurés sans garantie (c’est sans doute la majorité des cas), la possibilité de récupérer leurs avoirs est pratiquement nulle. Et, comme les class actions n’existent pas en Suisse, il ne leur reste que les yeux pour pleurer.

Le cas Lehman Brothers (et plus largement le krach boursier qui a suivi) donne des arguments à tous ceux qui prônent une révision des règles du jeu et, plus largement, une sorte de nouvel ordre financier mondial. En Suisse, les errements des plus grands instituts confortent ceux qui, à la tête de la Banque nationale suisse et de la Commission fédérale des banques, aimeraient renforcer les exigences en matière de fonds propres.
 
Avec la tempête de ces derniers jours et les dérives qu’elle révèle, le discours d’un Nicolas Hayek prend plus de relief encore. Pour le président de Swatch Group, il est grand temps que l’économie réelle et productive soit représentée à parité à la Bourse, actuellement contrôlée par les banques. Et, s’il est une entreprise de salubrité publique, c’est bien la lutte sans merci contre la culture financière anglo-saxonne (lire L’Hebdo du 10 septembre 2008).

Et puis, l’effondrement du système bancaire américain présage un affaiblissement plus général de la puissance états-unienne. Symbole frappant, trois des quatre plus grandes banques du monde sont aujourd’hui chinoises. Une Amérique diminuée, mais néfaste pour le reste du monde et qui pourrait apparaître dans l’imaginaire collectif comme plus dangereuse que la Russie de Poutine...
Voilà pour les effets géostratégiques du séisme, réels ou fantasmés.

Pour les banques, l’affaire Lehman Brothers implique surtout qu’elles reconquièrent la confiance de leurs clients. Pour ce faire, elles devront renforcer les directives qu’elles donnent à leurs collaborateurs, remettre l’accent sur les responsabilités personnelles et, pourquoi pas, revoir certaines règles éthiques. Car, quand un petit épargnant achète des produits pourris, il y a toujours quelqu’un de l’autre côté du guichet (ou dans un salon privé) pour les lui vendre.





Tags: Krach, banques, banquiers, subprime, AVS, UBS, Credit Suisse,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ACTUALITÉ
Procès Ségalat: experts et spécialiste s'affrontent
Un policier devant la salle d'audience à Renens (archives) Keystone
Experts et spécialiste se sont affrontés vendredi au troisième jour du procès de Laurent Ségalat, accusé d'avoir tué sa belle-mère....


ACTUALITÉ
 Pari réussi pour Hirst
Selon son manager, Frank Dunphy, il jouait au billard quelque part dans Camden... Tout le monde attendait la star de...
ACTUALITÉ
 Hubert Védrine. Une crise en Crimée n’est pas exclue
Profil Hubert Védrine1947 Naissance.1970 ENA.1981 Conseiller à l’Elysée, puis porte-parole dès 1988.1991 Secrétaire général de l’Elysée jusqu’en 1995.1997 Ministre des Affaires...
ACTUALITÉ
 Avoir vingt ans à Alexandrie, entre facebook et le voile
Héba El-Cheikh fend la foule d’un pas assuré. La jeune écrivaine de 27 ans m’amène au fort Qaitbay, le site...
ACTUALITÉ
 Se muscler tendance
L’été touche à sa fin, c’est également la rentrée dans les centres de fitness. Pour séduire les adeptes de la...
ACTUALITÉ
 Accro au sexe
«Le sexe masculin est ce qu’il y a de plus léger au monde –une simple pensée le soulève.» Comme Frédéric...
ACTUALITÉ
 L’auto verte de Ségolène
Readigo. C’est le nom de la voiture électrique qui sera présentée au Mondial de l’automobile à Paris, du 4 au...
ACTUALITÉ
 Les légendes urbaines du M2
A la radio l’autre matin, Sarcloret, chanteur candide, l’a dit mieux que quiconque: «Le M2, c’est un très beau cadeau!»...
ACTUALITÉ
 La Suisse rechigne à soutenir la rénovation de ses bâtiments
«Trente pour cent de l’énergie est gaspillée! C’est une honte de parler de pénurie avant d’avoir résolu ce problème.» Bertrand...
ACTUALITÉ
 Comment faire pour changer enfin les mentalités en Suisse?
La plupart des personnalités rassemblées au forum étaient au moins d’accord sur un point. La Suisse ne peut plus se...
ACTUALITÉ
 Une, deux ou trois centrales nucléaires
3 questions à Bertrand Piccard Pourquoi parler de «gaspillage énergétique» et non de «pénurie»?Au moins 30% de l’énergie utilisée dans un...
1234