La hache de guerre a été déterrée partout. Aujourd’hui, pas un seul niveau scolaire n’échappe aux luttes politiques. Les partis et la société civile – parents, enseignants et étudiants – s’écharpent sur ce reflet du projet de société. Tour d’horizon des batailles.
Concernés de 0 à 25 ans. Hormis l’opposition de l’UDC, qui crie à l’intrusion de l’Etat dans la vie familiale, le développement des crèches bénéficie d’un consensus de gauche au centre-droit.
Cependant, le préscolaire est écartelé entre l’offre de places à tous ceux qui le demandent et la nécessité d’équilibrer les tarifs. Par ailleurs, la tentation d’y introduire un programme de type scolaire divise, tous partis confondus.
Les combats sur l’enfantine se limitent à la Suisse alémanique, où l’UDC souhaite faire du dialecte la langue principale. Une initiative dans ce sens a été rejetée par le Grand Conseil zurichois au début de décembre.
Idem pour l’école obligatoire, qui doit définir son plan d’études (cela a été fait début 2010 en Suisse romande). L’UDC propose sa version, où les langues étrangères cèdent le pas à l’allemand et aux maths. Globalement, elle appelle à un retour à l’enseignement classique (notes, maître de classe).
Le gymnase doit, lui, se défendre contre les critiques des hautes écoles, qui jugent sa formation insuffisante. Il se bat pour éviter l’introduction d’un examen d’entrée à l’université, qui sonnerait comme un échec de la maturité.
Le niveau tertiaire constitue la plus chaude des batailles, étant donné que les étudiants sont suffisamment conscients pour y prendre part. La résistance à Bologne, coordonnée au niveau international, a donné de la chair à la lutte estudiantine.
Dès lors, les fronts se multiplient, comme la question de l’augmentation des taxes d’études, l’harmonisation des bourses, la surcharge des auditoires et l’instauration de quotas sur les étudiants, étrangers notamment.
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