Edward Hopper: Eloge de l'architecture
La Fondation de l’Hermitage à Lausanne rend un bel hommage à ce peintre américain qui fut un passionné de bâtiments ordinaires.
Avec ses personnages songeurs et solitaires, ses espaces vides et ses lumières irréelles, l’Américain Edward Hopper a inspiré de nombreux créateurs, tant dans l’écrit que les arts visuels. Les liens que son univers très théâtral entretient avec le cinéma seront évoqués cet été par la Cinémathèque suisse, parallèlement à l’importante rétrospective que lui consacre la Fondation de l’Hermitage à Lausanne.
On connaît moins le rôle que sa peinture joue aujourd’hui dans les représentations de certains architectes. Cette complicité visuelle s’explique toutefois sans peine. Observateur attentif de la société américaine, Hopper fut lui-même un grand amateur d’architecture sous toutes ses formes, intéressé aussi bien par les immeubles que par les phares, les ponts ou les toits. «Je crois que l’humain m’est étranger, expliquait-il. Ce que j’ai cherché à peindre, ce ne sont ni les grimaces ni les gestes des gens; ce que j’ai vraiment cherché à peindre, c’est la lumière du soleil sur la façade d’une maison.»
Né en 1882 à Nyack, dans l’Etat de New York, Edward Hopper est issu d’une famille de commerçants modestes – son père vend des articles de mercerie. Pour gagner sa vie après des études d’art, il travaille d’abord comme illustrateur pour des revues économiques et commerciales new-yorkaises, une pratique qui aura un certain impact sur son style rapide, elliptique, sur ses mises en scène efficaces. «C’est l’architecture qui m’intéressait toujours, regrettera-t-il plus tard, mais les rédacteurs voulaient des gens qui s’agitent.» Ses nombreux séjours à Paris, entre 1906 et 1910, seront l’occasion de laisser s’exprimer cette passion.
Contrairement à la plupart des étudiants américains de passage dans la capitale française, Hopper ne s’inscrit pas à l’Ecole des beaux-arts ou dans un quelconque atelier. Il part flâner dans les rues et dessine ce qu’il voit, comme il le fera toute sa vie. Cage d’escalier en camaïeux de bruns ou dessous de pont dans la pénombre, ce sont souvent des non-lieux ou des espaces confinés qui retiennent son attention. Et, quand il immortalise le Louvre ou Notre-Dame, il opte pour des points de vue insolites, en contrebas, comme s’il observait ces monuments depuis les quais ou même depuis la Seine. Sous l’influence des impressionnistes qu’il admire, sa palette s’éclaircit. Peu après son retour à New York en 1909, il peint ainsi cette étonnante toile intitulée Le bistro ou The Wine Shop, une vue parisienne dans laquelle poussent d’irréalistes cyprès et dont la sobriété, le traitement strict et géométrique de l’espace ainsi que la perspective en diagonale annoncent les chefs-d’oeuvre à venir.
Tags: Edward Hopper, fondation de l'Hermitage, architecture,
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Samedi 15 octobre 2011 au Samedi 5 mai 2012
Hiver de Danses
«HIVER de DANSES» est un concept élargi pour la promotion de la danse contemporaine, dans la ligne et l’esprit du festival «neuchâtel scène ouverte» (2003-2010). Les détails des 10 week-ends figurent dans Temps libre sous la rubrique «Danse»
En Ville, Neuchâtel
Rens./Loc.: 032/730 46 65
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Mercredi 28 décembre 2011 au Dimanche 15 janvier 2012
On Mouille! - La Croisière de l’Helvetia
L’Helvetia, fleuron de la flotte suisse, avec ses cabines de
luxure, ses hublots avec vue sur la politique cantonale et fédérale, son pont V.I.P, son grand cabaret, son terrain synthétique de foot ou encore ses boutiques avec défilé de mode...
Salle de la Fontenelle, Cernier
Rens./Loc.: Banque Raiffeisen de Cernier au 032 858 24 33
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