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En 1910, Hopper s’installe définitivement à New York. Il ne retournera jamais à Paris, mais son séjour à l’étranger le marquera profondément. «Tout m’est apparu cru et grossier ici à mon retour – il m’a fallu dix ans pour me remettre de l’Europe», avouera-t-il à la fin de sa vie. Difficulté supplémentaire, la reconnaissance n’est pas encore au rendez-vous. Parallèlement à son travail alimentaire, il se tourne vers la gravure – alors très populaire - pour traduire avec économie ruelles, alignement des façades ou vues dérobées sur des intérieurs silencieux. Poussée par celle qui deviendra sa femme et son unique modèle, il revient ensuite à l’aquarelle et remporte ses premiers succès.
Les gratte-ciel, les foules, le bruit, la frénésie de la grande ville? Ils ne l’intéressent guère. Hopper passe ses étés à Gloucester, un petit village de pêcheurs dans le Massachusetts où il se passionne pour les maisons victoriennes de la fin du XIXe siècle considérées à l’époque comme hideuses et peu dignes d’intérêt. Avec leurs toits mansardés, leurs pignons, leurs lucarnes et leurs ornements, elles conviennent à merveille à son goût pour les volumes articulés, littéralement sculptés par la lumière. Comme il le fera souvent, Hopper transforme un objet banal, quotidien, déprécié, en une véritable icône picturale. Traitées dans un style réaliste, dépouillées désormais des brumes impressionnistes, ces maisons tout en facettes deviennent des sculptures, des châteaux mystérieux et parfois inquiétants, dont Hitchcock va s’inspirer dans Psycho.
A New York, Edward Hopper procède de la même façon. Ignorant la modernité triomphante du Brooklyn Bridge, il s’attache à reproduire des ponts plus modestes comme le Williamsburg. A l’héroïsme spectaculaire du Chrysler Building ou de l’Empire State Building, il préfère l’architecture massive des immeubles du XIXe siècle qu’il peint dans la lumière du petit matin ou le soir, quand les ombres s’allongent. Hopper est aussi fasciné par la nuit qui isole les êtres et les choses, les plonge dans un bain de malaise et d’étrangeté. Il en réalise de saisissants «portraits» sur lesquels chacun peut ensuite projeter ses fantasmes et dérouler son propre scénario.
Tags: Edward Hopper, fondation de l'Hermitage, architecture,
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Samedi 15 octobre 2011 au Samedi 5 mai 2012
Hiver de Danses
«HIVER de DANSES» est un concept élargi pour la promotion de la danse contemporaine, dans la ligne et l’esprit du festival «neuchâtel scène ouverte» (2003-2010). Les détails des 10 week-ends figurent dans Temps libre sous la rubrique «Danse»
En Ville, Neuchâtel
Rens./Loc.: 032/730 46 65
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Mercredi 28 décembre 2011 au Dimanche 15 janvier 2012
On Mouille! - La Croisière de l’Helvetia
L’Helvetia, fleuron de la flotte suisse, avec ses cabines de
luxure, ses hublots avec vue sur la politique cantonale et fédérale, son pont V.I.P, son grand cabaret, son terrain synthétique de foot ou encore ses boutiques avec défilé de mode...
Salle de la Fontenelle, Cernier
Rens./Loc.: Banque Raiffeisen de Cernier au 032 858 24 33
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