Affaires à suivre - Monde
Elections en Irak: un pas vers la démocratie
Par Matthieu Ruf - Mis en ligne le 10.03.2010 à 11:50
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LES FAITS
Le 7 mars, quelque dix-neuf millions d’Irakiens étaient appelés à élire leur nouveau parlement (325 députés) pour un mandat de quatre ans. La participation a atteint 62%, malgré des tirs répétés de roquettes et d’obus de mortier qui ont fait au moins 38 morts et 110 blessés le jour de l’élection. Al-Qaida avait en effet promis la mort à quiconque exercerait son droit de vote. Le scrutin est capital pour la stabilité future du pays, que quitteront en août la moitié des 96 000 soldats américains encore présents.
LES COMMENTAIRES
L’ensemble de la presse salue la tenue de ces élections et le «courage» des Irakiens, comme un affront à l’insurrection islamiste. Pour l’analyste Marwan Bisharain, de la chaîne Al Jazeera, le prochain retrait des forces américaines «a donné aux Irakiens un nouvel agenda politique, qui a motivé beaucoup de réticents à (...) réintégrer la vie politique de leur pays». En faisant un pas supplémentaire en direction de la démocratie, «les Irakiens ont-ils donné raison à Bush?» se demande la Tribune de Genève, qui tempère: il est «trop tôt pour savoir ce qu’il adviendra de cette démocratie embryonnaire». Une prudence partagée par la NZZ qui n’a pas trouvé «la base pour une société citoyenne» en Irak. The New York Times espère que le premier ministre sortant Nouri Al-Maliki et son rival Iyad Allawi sauront, dans leurs discussions postélectorales, «surmonter les amères divisions sectaires» entre Arabes sunnites et Arabes chiites.
À SUIVRE
Les résultats définitifs devraient être connus jeudi 18 mars. Le chiite Nouri Al-Maliki n’est pas assuré d’obtenir la majorité nécessaire à un deuxième mandat. Les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement pourraient prendre des mois.
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