Critiques
Elisabeth Kopp règle ses comptes.
Les défaites électorales de son parti la chagrinent beaucoup.
L’ancienne conseillère fédérale Elisabeth Kopp n’est pas tendre envers le parti qui l’a hissée au sommet du pouvoir en 1984, avant de la lâcher cinq ans plus tard.
Interrogée par le Magazin sur les raisons du déclin du Parti libéral-radical (PLR), elle ne cache pas sa déception d’avoir constaté qu’il avait complètement négligé les problèmes écologiques: «Si je devais m’engager aujourd’hui en politique, je n’adhérerais plus au PLR, mais aux Vert’libéraux.»
Elisabeth Kopp est encore plus dure envers celui qui lui a succédé, Kaspar Villiger, aujourd’hui président du conseil d’administration de UBS. Elle fustige son mutisme lorsque son CEO, Oswald Grübel, a menacé de quitter la Suisse avec sa banque si le Parlement adoptait des mesures trop strictes à propos des banques «trop grandes pour faire faillite», alors que l’Etat venait de sauver UBS.
«Kaspar Villiger a trahi tous les principes libéraux. Quelle insolence!» s’est-elle exclamée. Kaspar Villiger a préféré ne pas répondre à cette violente charge.
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