Ce fut l’événement du Salon du livre de Belgrade fin octobre dernier. La présentation de La mort est une rumeur non vérifiée (Smrt je neprovjerena glasina), l’autobiographie du cinéaste serbe Emir Kusturica, a réuni plusieurs hauts personnages de la capitale.
Pour certains, le livre est le «grand film littéraire» de la vie du cinéaste. Mais cette appréciation ne fait pas l’unanimité. Car Emir Kusturica n’est pas seulement connu pour ses chefs-d’œuvre cinématographiques à l’instar d’Underground, qui lui a valu la palme d’Or à Cannes en 1995. Il l’est aussi pour ses penchants politiques controversés, parmi lesquels celui pour le criminel de guerre Radovan Karadzic, comme le soulignait encore récemment l’hebdomadaire allemand Die Zeit.
Selon des critiques littéraires balkaniques, plusieurs passages de l’autobiographie d’Emir Kusturica contiennent de forts relents nationalistes. Info ou intox? L’éditeur Novosti affirme que le livre sera notamment traduit en français et en anglais prochainement. L’occasion de vérifier la rumeur.
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