La plus grave crise depuis 1929 est-elle terminée?
Certains vous reprochent d’avoir agi trop fortement pour contrer l’appréciation du franc, d’autres de ne pas réussir à freiner sa hausse…
La Chine peut-elle prendre le relais?
On constate aussi un fléchissement de la croissance en Chine, et plus largement en Asie, plus prononcé que ce que l’on aurait pu espérer. Les incertitudes sont donc légèrement plus élevées aujourd’hui, également pour la Suisse.
Le franc redevient un refuge. Pourrait-on avoir à nouveau des taux d’intérêt négatifs?
Si des risques de déflation devaient réapparaître, nous chercherions à y répondre. Nous n’en sommes pas là. Par rapport à juin, on constate que la croissance est réelle, mais qu’elle pourrait être un peu plus faible au second semestre et l’an prochain.
La situation économique de la Suisse est plus confortable que celle de plusieurs pays de l’Union européenne. De quoi justifier le refus d’un débat sur notre avenir européen?
La Suisse constitue un cas un peu particulier. D’une part, parce qu’elle a poursuivi une politique fiscale plus responsable que beaucoup d’autres pays avant la crise. D’autre part, parce que la lutte contre la crise a été principalement assumée par la politique monétaire. Et nos indicateurs de croissance et de chômage sont rassurants.
Alors tout va bien…
Cette crise est loin d’être terminée. La grande leçon à tirer pour la Suisse – et j’espère que cela pourrait contribuer à un débat européen plus sain et serein – c’est de reconnaître que nous sommes étroitement liés à l’Union européenne. Une réalité économique et financière qui s’impose, indépendamment des opinions politiques et des positions idéologiques de chacun. Nous avons pu constater que quand l’Europe subit des chocs négatifs, nous sommes fortement affectés.
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