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PBD menacé. Ce rééquilibrage se fera aux dépens du PBD, crédité d’environ 5% des voix. «On ne peut pas lui donner un siège alors qu’on en refuse un aux Verts qui ont 10% des voix», glisse Dominique de Buman. Isabelle Moret juge pour sa part problématique de maintenir une conseillère fédérale qui ne bénéficie que du soutien de cinq personnes au Parlement: «Les autres ministres doivent convaincre deux partis pour faire passer un projet. Elle doit en rallier trois.»
A moins d’un miracle dans les urnes, le sort d’Eveline Widmer-Schlumpf semble scellé. Le PBD lui-même reconnaît que «si on applique une concordance purement arithmétique, nous n’avons pas droit à ce siège», selon son président Hans Grunder. Il se raccroche toutefois à un mince espoir: «La non-réélection d’un conseiller fédéral en fonctions reste une exception, surtout si, il ou elle, fait du bon travail.»
Quant au PDC, il devra sans doute se contenter de son unique siège en 2011. Une situation à laquelle les démocrates-chrétiens semblent s’être déjà résignés. «Nous allons nous battre pour récupérer notre second siège, mais ce combat doit s’appuyer sur des résultats électoraux tangibles, détaille Dominique de Buman. Nous n’y parviendrons que si nous passons clairement devant le PLR lors des élections.»
Enfin, les Verts devront probablement aussi passer un tour. Le regain de ferveur autour de la formule magique leur ferme toutes les portes: ils n’obtiendront pas l’un des deux sièges du PLR ou du PS et celui du PBD devrait revenir à l’UDC. Les papables du 22 septembre peuvent dormir tranquille: leur passage au gouvernement ne devrait pas se terminer abruptement dans quinze mois. 
REVENDICATION: Les Bâlois veulent un conseiller fédéral
Qu’ils soient de gauche ou de droite, les politiciens bâlois s’accordent sur un point: le canton mérite un conseiller fédéral. Leur argument principal est de taille: la région du nord-ouest de la Suisse est la deuxième force économique du pays. Selon l’institut de recherche économique BAK, elle représente 10% du PIB suisse. «Il me semble légitime que ce poids soit représenté au sein du gouvernement», martèle Daniel Stolz, le président du Parti libéral-radical de Bâle-Ville.
Son homologue socialiste, Martin Lüchinger, s’indigne de la longue absence du canton au plus haut niveau du pouvoir fédéral: «Le dernier conseiller fédéral bâlois, Hans-Peter Tschudi, est parti en décembre 1973. Il est temps que notre région ait à nouveau un membre au sein de l’exécutif national.»
Plusieurs potentiels aspirants bâlois au Conseil fédéral sont pressentis. Pour le Parti socialiste, deux candidats communiqueront leur décision ces prochains jours. Eva Herzog, la directrice des finances du canton de Bâle-Ville, et Claude Janiak, conseiller aux Etats de Bâle-Campagne, et ancien président du Conseil national.
Du côté du PLR, la candidature de Peter Malama est en discussion. L’UDC pourrait aussi entrer dans la course, avec le conseiller national de Bâle-Campagne, Caspar Baader. Quant à la probabilité que les potentiels candidats soient élus, les socialistes se montrent confiants. «Tous partis bâlois confondus, Eva Herzog aurait le plus de chances d’être au gouvernement. Son expérience au sein d’un exécutif représente un grand avantage», veut croire Martin Lüchinger.
RENATA VUJICA
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