Enseignantes réhabilitées
Les femmes enseignent aussi bien, voire mieux, que les hommes et ne privilégient pas les filles.
ÉCOLE. Est-ce que la surreprésentation des femmes dans l’enseignement primaire pénalise les petits garçons? A la suite des résultats des évaluations scolaires PISA au début des années 2000, où les filles se montraient plus performantes, c’est ce que les spécialistes ont pu croire. La polémique s’est levée autour de la «féminisation de la pédagogie», une sorte de lien de connivence entre enseignante et écolière, qui exclurait les garçons des sphères de l’apprentissage.
Aujourd’hui, cette condamnation des institutrices (80% de femmes au primaire) peut être levée. Une étude allemande a démontré que les élèves, indépendamment de leur genre, apprennent mieux en compagnie d’une maîtresse que d’un maître. En parallèle, une enquête de la Haute Ecole pédagogique de Berne a montré que les écoliers ne sont que 22% à préférer un instituteur et que la plupart se moquent du sexe de l’enseignant. En revanche, l’étude révèle que les garçons sont évalués plus sévèrement que les filles, mais cela, autant de la part d’un homme que d’une femme.
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