L’évolution en cours n’est pas avare de paradoxes. Ainsi de la santé florissante d’une nouvelle race d’entreprises «hors-sol». A l’instar de ces tomates gonflant dans un terreau ad hoc, sans rien savoir de la composition du sol local, simple support de leur serre protectrice.
VOIR SI LES NOUVELLES TOMATES RÉSISTENT.
Du brouillard des indicateurs surprenants dessinant la future économie post-crise, une certitude émerge: la croissance se construit désormais dans les pays encore dits «émergents».
Les très grandes entreprises américaines, européennes ou japonaises, leaders mondiaux dans leurs activités, sont aptes à bénéficier du vigoureux appétit de consommer de millions de travailleurs devenus solvables.
Entreprises hors-sol, ignorant tout de la nouvelle sécheresse de leur terre natale, chiche nourricière des sociétés locales. Mieux: leur noble terreau s’enrichit des difficultés des vieilles nations industrialisées peinant à assumer leur dette.
Les taux maintenus au plancher par des banques centrales tentant de conjurer la menace de déflation leur offrent des conditions de financement très avantageuses.
Emprunts à prix doux et capacité de fixer ses prix de vente dopent les marges. Leurs bénéfices ont bondi au deuxième trimestre.
Entre belle santé des entreprises hors-sol et difficultés macroéconomiques des pays pas encore dits «déclinants», le pendule boursier oscille d’optimisme à pessimisme. Le temps de voir si les nouvelles tomates résistent bien aux parasites locaux.
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