Etrangers criminels
L’UDC accuse Schengen d’avoir favorisé un «tourisme de la délinquance». La nouvelle statistique de la criminalité permet d’y voir plus clair.
DÉLITS. Pour l’UDC, l’affaire est entendue: l’accord de Schengen a suscité un tourisme de la criminalité, en facilitant la venue d’étrangers sur sol helvétique. Le parti s’appuie sur un chiffre: 14% des délits commis en Suisse le sont par des étrangers ne possédant pas une autorisation de séjour permanente. Mais qui sont ces gens? La nouvelle statistique de la criminalité unifiée, publiée pour la première fois en mars, donne une image plus précise de ces délinquants et de leurs méfaits.
«Cette catégorie recouvre les touristes de passage, les personnes en séjour illégal, les frontaliers, mais aussi les détenteurs de permis de courte durée G et L», explique Gabriela Maurer, de l’Office fédéral de la statistique. Sur 9295 délits commis par ce groupe en 2009, 5843 sont des infractions au patrimoine, dont 2014 sont des vols de rue (à l’arraché, à l’astuce, à l’étalage, par effraction d’un véhicule).
Les affaires de stupéfiants sont également très fréquentes auprès de cette catégorie de la population: il y en a eu 4664 en 2009.
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