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Experts en crise

Par Yves Steiner - Mis en ligne le 23.10.2008 à 06:00

Débâcle. Octobre noir pour les Bourses, mais aussi pour bien des «experts» conviés par les médias à donner sens aux événements. Florilège.

Voilà des mois que l’expertise économique et financière a été – et reste – mobilisée par les médias suisses. Presse écrite, radio, télévision, toutes veulent décoder la crise au travers des «experts». En relisant ces analyses savantes, une interrogation pointe: vivions-nous alors sur la même planète? Certes, l’exercice est cruel, mais il l’est aussi pour une presse qui retranscrit les dires de ces messagers du beau temps en période de gros grain. Et, le plus drôle, c’est que ce n’est pas près de s’arrêter.

«[En Suisse], nous avons été plus prudents (…), la seule institution qui aurait pu être un problème, c’est l’UBS et elle a annoncé des bons résultats possibles pour le troisième trimestre. Donc, si personne n’a fait de bêtises quelque part et qu’on ne sait pas, la Suisse est relativement bien protégée.»
Stéphane Garelli,
professeur à l’IMD, à l’Université de Lausanne et président du Temps, 19:30, TSR, 6.10.08

«Les banques [suisses] se sont recapitalisées; aujourd’hui, le système bancaire est solide, je crois que c’est important de le dire.»
Pierre Tissot, analyste financier, P. Schmid & Associés, 19:30, TSR, 7.10.08

 

Crise financière: un mois de mots tellement rassurants

"Nein, die UBS wird nicht untergehen, weil sie die richtigen Schritte eingeleitet hat. (…) Wir sehen null Indizien für eine Rezession", Doris Leuthard, 17.9.08, Blick.

"Pourtant, quatre éléments m’incitent à rester confiant malgré la crise. Premièrement, la réputation internationale de notre place financière est restée intacte même si les gros titres des journaux affirment le contraire. A l’étranger, la Suisse n’est pas nécessairement identifiée à la crise financière, car de nombreuses banques étrangères sont aussi en difficulté. Quand cesserons-nous donc de nous auto-flageller? (…) Deuxièmement: contrairement à d’autres pays, il n’a pas été nécessaire en Suisse de puiser dans les réserves du fisc pour sauver une banque: les augmentations de capital ont pu être réalisées grâce à la souscription des anciens et nouveaux actionnaires (…) Troisièmement, c’est un indice très positif de la qualité de notre système bancaire que des investisseurs étrangers, dans une telle situation, souhaitent prendre des participations de cette ampleur dans une banque suisse (…) Et last but not least, je suis fier des nombreuses banques suisses qui n’ont pas été directement frappées par cette crise. De fait, notre place financière est restée solide dans son ensemble. S’il est vrai que la situation demeure précaire pour certains établissements, il est d’autant plus important que les autres fassent preuve de solidarité (…) Nous, banquiers, n’avons nullement à rougir de notre profession mais pouvons au contraire être fiers de notre contribution à la prospérité de la Suisse", Les crises constituent également des opportunités!, Pierre Mirabaud, Allocution présidentielle lors de la Journée des banquiers suisses, 18.09.2008.

"Si l’on en croit les différentes déclarations de tout ce que la Suisse compte de spécialistes en la matière, tout le monde nous dit que Crédit Suisse et UBS sont suffisamment capitalisés, donc il n’y a pas la volonté au niveau du Crédit Suisse et de l’UBS de fusionner, ou même de fusionner avec d’autres instituts. Ils sont la volonté de rester indépendants", Mark Bürki, directeur de Swissquote, Forums, RSR, 18.09.2008.

"UBS s’est recapitalisée et est suffisamment forte pour résister à la tempête (…) Je persiste et je signe: la place financière suisse est en bonne santé (…) A l’étranger, la Suisse n’est pas nécessairement identifiée à la crise financière", Pierre Mirabaud, 19.09.2008, 24 heures.

Der Schweizer Finanzplatz ist gesund (…) und die internationale Reputation ist intakt", Pierre Mirabaud, Finanz und Wirtschaft, 20.09.2008.

L’intervention des Etats-Unis dans la crise "devrait marquer le point final de la crise", Jérôme Schupp, analyste-gérant à la banque Syz & Co, Le Temps, 20.09.2008.

"La bonne nouvelle, c’est qu’UBS et Credit Suisse sont des banques de "Wealth Management", de gestion de fortune. En ce moment, ce sont leurs clients qui casquent, pas les banques elles-mêmes. Quant aux banques cantonales et autres Raiffeisen, je n’ai aucune crainte" Paul Dembinski est professeur d’économie à l’Université de Fribourg et directeur de l’Observatoire de la finance à Genève. La Liberté; 01.10.2008.

"Tout est possible, mais je n’y crois pas du tout. L’UBS a eu la possibilité de se recapitaliser très vite et moi, je suis persuadé que nous n’aurons pas de faillites bancaires en Suisse", Pierre Mirabaud, 19:30, TSR, 1.10.2008.

"La crise est mondiale et a débuté aux Etats-Unis. Je vois mal ce que l’on pourrait entreprendre ici en Suisse", Charles Favre, PRD, 01.10.2008, La Liberté.

"Die UBS steht nun auf einer sichereren Basis", Marcel Rohner, UBS-Chef, 2.10.08.

"Quand le secteur horloger était en crise dans les années 1970, personne n’est venu à sa rescousse (…) Il s’est restructuré lui-même. Et aujourd’hui il se porte à merveille. C’est peut-être le moment d’une refonte en profondeur du secteur bancaire suisse", Didier Burkhalter, Le Matin, 02.10.2008.

"Nos épargnants tremblent pour leurs avoirs et c’est bien naturel (…) Mais notre banque est solide, avec des liquidités en suffisance et un bilan réduit", Peter Kurer, 24 heures, 02.10.2008.

"[Les montagnes helvétiques pourraient bloquer la tempête qui s’abat sur les marchés mondiaux?]Visiblement, cela pourrait être le cas. Ces derniers temps, se sont les banques italiennes, françaises ou du Bénélux qui sont maintenant touchées par la torumente avec des actions qui tombent, des gouvernements qui doivent intervenir, si on peut éviter cela en Suisse à plus terme ce sera une très bonne nouvelle, notamment pour le maintien de cette solidité de cette place financière suisse pour attirer de nouveaux clients, tant au niveau européen que de clients provenant des marchés émergents", Jérôme Schupp, responsable de la recherche chez Syz & Co, 02.10.2008, RSR, 12:30.

"Le gros est derrière (…) En Europe, UBS doit être dans les meilleurs (…) avec un bon niveau de fonds propres (…) UBS peut souffrir [d’un manque de liquidités], néanmoins c’est le numéro un mondial dans la gestion privée de fortune avec des dépôts de l’ordre de 2500 milliards de francs. Elle a un coussin de sécurité énorme", Philippe Rezzonico, analyste chez Mirabaud, Forums, RSR, 2.10.2008.

"Le risque reste élevé, mais l’essentiel des mauvaises nouvelles est connu, et de nouveaux bas majeurs sont peu probables", Fernando Martins da Silva, stratège à la BCV, Le Temps, 3.10.2008.

"Nos épargnants tremblent pour leurs avoirs et c’est bien naturel. Mais notre banque est solide, avec des liquidités en suffisance et un bilan réduit", Peter Kurer, 24Heures, 03.10.2008.

"Laissez-moi rire. C’est simplement l’état de la politique suisse à l’heure actuelle: des postures", Pascal Couchepin, Tribune de Genève; 03.10.2008 (sur l’idée d’une task force, proposée par l’UDC et le PS).

"(…) Wir haben rechtzeitig erkannt, dass wir neues Kapital brauchen, um die entstandenen Löcher zu füllen. Zudem haben wir einen Liquiditätspuffer, der uns jetzt hilft, durch diesen Sturm zu kommen (…)Für uns waren die letzten zwei Quartale schwierig. Wir haben Kunden verloren. Doch jetzt haben wir die Basis, um diesen Trend umkehren zu können", Peter Kurer, Blick, 4.10.08.

"[En Suisse,] nous avons été plus prudents (…) la seule institution qui aurait pu être un problème, c’est l’UBS et elle a annoncé des bons résultats possibles pour le troisième trimestre. Donc si personne n’a fait des bêtises quelque part et qu’on ne sait pas, la Suisse est relativement bien protégée", Stéphane Garelli, professeur à l’IMD, à l’Université de Lausanne et président du Temps, 19:30, TSR, 6.10.08.

"Dans la situation actuelle, c’est certainement ce qu’ils [les gouvernements] ont de mieux à faire [ne pas intervenir]. Que voulez-vous qu’ils fassent? Aucune nécessité d’intervenir pour le moment puisque aucune banque en Suisse a annoncé une situation suffisamment catastrophique pour que cela nécessite une intervention de l’Etat, même UBS s’en est sorti très bien toute seule sans avoir besoin de qui que ce soit. Il n’y a donc aucun besoin d’intervention(…)En Suisse, nous ne sommes pas dans la même situation. C’est vrai que nous avons un niveau d’assurance [des dépôts] qui relativement bas par rapport aux autres pays européens mais c’est vrai aussi que nous en avons a priori moins besoin (…) Il n’y a pas de banque en difficulté significative (…) Il y a donc un besoin beaucoup moins important de réaction des autorités suisses", Eric Jondeau, professeur à l’Institute of Banking and Finance, Université de Lausanne, Le grand 8, RSR, 7.10.2008.

"Le surnom de Ben Bernanke, c’est Ben l’hélicoptère parce que les gens attendent que l’argent tombe du ciel d’accord. Je ne pense pas que nous ayons besoin de cela en Suisse on ne veut pas de ça en Suisse, d’un Roth l’hélicoptère. Pas besoin de cela", Didier Cossin (IMD), Le Grand 8, RSR, 07.10.2008.

"Pour l’instant les Suisses sont calmes, parce qu’ils se rendent compte que ce qui doit arriver arrivera qu’ils s’agitent ou non et qu’ils mesurent que le sang-froid est un bien meilleur guide que l’agitation fiévreuse et donc ils n’ont pas d’immense inquiétude" (sur les garanties bancaires), Michel Halperin, avocat et président des libéraux genevois, Le Grand 8, RSR, 07.10.2008.

"Les banques [suisses] se sont recapitalisées, aujourd’hui le système bancaire est solide je crois que c’est important de le dire, donc cette garantie [des avoirs bancaires] n’a pas lieu d’être", Pierre Tissot, analyste financier, 19:30, TSR, 7.10.08.

"Pour ce que nous savons actuellement, en Suisse, les banques n’ont pas appelé l’Etat au secours – et on croise les doigts en espérant vivement qu’elles ne doivent pas le faire demain. L’UBS s’était fort heureusement recapitalisée déjà en 2007, avant les autres, alors qu’on trouvait encore des fonds sur le marché. Et c’est tant mieux, car la taille de la banque n’est pas en relation avec celle du pays. Situation qui est au demeurant la rançon du succès économique d’un petit pays qui réussit très bien dans la concurrence internationale. On ne va quand même pas s’en plaindre. Aussi, après les mesures prises par l’UBS aux USA, honte aux mesquins qui prétendraient encore que la banque est trop grande. Le fait que nos banques n’aient pas eu recours à l’Etat démontre qu’elles assument leurs responsabilités et ne demandent pas aux contribuables de payer leurs erreurs. Gardons-nous donc aujourd’hui de suivre les sirènes de la gauche qui ne se privent pas de réclamer ce qu’elles ont toujours voulu: brider l’activité des banques (…) Attention aux gesticulations qui risqueraient bien d’aboutir à une sur réglementation. "Fonctionnariser" des entreprises, c’est un pas à ne pas franchir, sous peine de voir décliner notre secteur financier, sans lui éviter des erreurs, bien au contraire. Une analyse plus fine de la crise montre la capacité du système suisse à réagir et à s’adapter. Pour le reste, c’est un gag de prétendre qu’il n’y a pas de réglementation. Les banques américaines, anglaises, allemandes ou belges qui se débattent actuellement face à d’énormes difficultés, travaillaient dans un environnement réglementaire extrêmement strict. Et alors ! La situation est aujourd’hui très délicate pour le secteur financier, inutile de malmener encore plus par des mesures populistes des entreprises essentielles pour l’emploi en Suisse. Le procès de l’auto réglementation, modèle appliqué en Suisse avec rigueur, est non seulement injuste mais dangereux", Chantal Ballet, wikiforum, site du Grand 8, RSR, 08.10.2008.

"Warum soll man Geld hineinpumpen, wenn es nicht nötig ist?" Bundesrat Couchepin, 9.10, Tagesschau, DRS.

"Pour l’instant, il n’y a pas de banques qui crient au secours. Le degré d’urgence ici n’est pas le même que dans d’autres pays. L’Islande, par exemple, est un petit pays qui, par-delà ses banques, a vécu au-dessus de ses moyens. En Allemagne, la faillite d’Hypo Real Estate est due à sa stratégie locale particulière. En Suisse, la nature des banques est très différente: ici, la majorité ne sont pas des banques d’affaires mais d’épargne, très stables", Marc Bürki, Le Matin, 10.10.2008.

"Warum sollte man pumpen, wenn es nicht nötig ist?", Pascal Couchepin, 10.10.08.

"Möglicherweise sind wir etwas besser vorbereitet als andere Länder", Eveline Widmer-Schlumpf, 10.10, Blick.

"Je tiens en outre à préciser que l’appréciation actuelle du franc est un signe de confiance des marchés internationaux dans la stabilité de notre pays et de notre place financière", Jean-Daniel Gerber, secrétaire d’Etat à l’économie, directeur du Seco, Le Temps; 11.10.2008.

"Actuellement, on ne peut que craindre pour l’économie réelle", souligne Damien Cottier, secrétaire politique du PRD, Le temps, 11.10.2008.

"Ich bin überzeugt, dass keine Schweizer Bank zusammenbrechen wird. Es geht dem Schweizer Bankensystem sehr gut" Pierre Mirabaud, Sonntag, 12.10.

"UBS und CS stehen heute nicht im Auge des Zyklons. Die UBS hat sich nach Problemen sofort rekapitalisiert. Damals gabs noch Investoren, heute wäre eine solche Rekapitalisierung viel schwieriger. Zwei englische Banken haben es nicht geschafft. Und die CS war von Beginn an weniger stark von der Krise betroffen" (…) Was wollen Sie von mir hören? Natürlich kann alles Mögliche passieren. Aber vergleichen Sie einmal die Eigenkapitalquote einer Schweizer Grossbank mit derjenigen einer englischen oder amerikanischen Bank: Die ist bei der UBS heute doppelt so hoch wie bei der grössten englischen Bank. Und von Island gar nicht zu sprechen. Nochmals: Ich bin überzeugt, dass keine Schweizer Bank zusammenbrechen wird" (…) "Als Präsident der Bankiervereinigung weiss ich das nicht. Aber ich bin sehr zuversichtlich, dass auch hier solche Pläne existieren. Unsere Nationalbank macht eine fantastische Arbeit. Sie hat die Krise sehr früh erkannt – früher als die Bankenkommission. Wir haben sehr kompetente Leute, die sich mit der Finanzkrise befassen. Das beruhigt mich. Bis anhin bekam keine Schweizer Bank staatliches Geld – ich bin überzeugt, dass das auch nicht nötig sein wird", Pierre Mirabaud: , Sonntag / MLZ, 12.10.2008.

"De grandes mesures sont annoncées qui provoquent le contraire de l’effet espéré. Elles inquiètent plutôt que ne rassurent (…) Nous n’avons pas eu de marché de "subprime" ni de bulle immobilière. Enfin, le refinancement des banques suisses est plus diversifié (…) Il ne s’agit pas de rendre malade des instituts aujourd’hui sains [avec un relèvement des garanties bancaires] (…) j’observe que les capitaux ne se sont pas réfugiés en Allemagne, malgré la garantie de l’épargne par l’Etat", Urs Roth (ASB), NZZ am Sonnatg, 12.10.2008.

"Il faudrait être naïf pour affirmer que la Suisse ne peut être atteinte par le phénomène des nationalisations (…) UBS, affectée de plein fouet par la première vague d’assaut, semble bénéficier d’avoir été en première ligne (…) elle a pu se recapitaliser à temps", François Savary, directeur des investissements de Reyl et Compagnie, Le Matin, 12.10.2008.

"Da werden kaum Fakten recherchiert, sondern es wird skandalisiert", Moritz Leuenberger sur le rôle des médias durant la crise financière, blog ML, 13.10.

"A l’avenir, face à une nouvelle situation difficile, les banques doivent être prêtes à absorber un tel choc financier. Pour ce qui est des banques suisses, leur situation est relativement confortable. Leur taux de capitalisation est supérieur à celui des autres pays" Jean-Pierre Roth, Le Temps; 13.10.2008.

"Notre système est stable, même pour les banques sans garantie étatique" garantit Urs Roth, directeur de l’ASB. Et aussi: "L’heure la plus noire de la nuit est toujours celle qui précède l’aurore", estime pour sa part, poète, Jean-Daniel Gerber, le chef du Secrétariat d’Etat à l’économie (seco), jugeant que les marchés vont repartir à la hausse. Tribune de Genève, 13.10.2008.

"Notre système bancaire est stable, même pour les banques sans garantie étatique", Urs Roth, FAZ, 14.10.2008.

"Wir sind momentan in einer ziemlich komfortablen Lage in der Schweiz", Hildegard Fässler, PS/SG, président Com Eco, 14.10.08.

"On a fort heureusement toujours eu accès à toutes les personnes qui décidaient et, depuis un certain nombre de mois, fort est d’admettre que la Suisse s’en tire mieux que d’autres", Dominique de Buman, vice-président PDC, 19:30, TSR, 14.10.08.

"Nous ne sommes pas inactifs. Nous avons un système bancaire totalement différent des autres pays, c’est pourquoi nous ne sommes pas dans une situation comparable", Doris Leuthard, 19:30, TSR, 14.10.08.

"Je dirais que le travail qui est fait est fait à la Suisse, c’est-à-dire sans esbroufe mais véritablement en prenant le fond des problèmes et en sortant des solutions quand il le faut. Et la situation qui nous a été décrite en Suisse, notamment par rapport à la situation de nos banques est rassurante", Charles Favre, PRD, 14.10.08, TSR, 19:30.

"Keine wichtige Bank befindet sich heute in Schieflage", Roland Meier, porte-parole du DFF, 15.10.08, Handelszeitung.

"On a des banquiers privés qui font leur métier. Il manque aujourd’hui des vraies banques commerciales à disposition de l’économie et qu’on arrête, celui qui veut aller boursicoter qu’il aille sur les sites en ligne, mais qu’on donne une vraie épargne. Parce que l’on a fait rêver les gens avec des gains boursiers qui n’avait plus aucun rapport avec l’économie. Et c’est cela que l’on a perdu et il faut défendre ce métier aujourd’hui tout entrepreneur doit faire confiance à sa banque parce qu’on peut avoir confiance dans les banques suisses parce qu’elles sont saines et je suis fier de la Suisse: c’est le seul Etat qui n’a pas eu besoin de venir au secours de ses banques et c’est peut-être un grand capital pour le futur", Olivier Ferrari, administrateur délégué de Coninco SA, spécialisée dans les fonds de pensions, Le grand 8, RSR, 15.10.2008.

"Gerade der Umstand, dass es dank geschicktem Agieren gelungen ist, Konkurse und staatliche Rettungsaktionen zu verhindern, wird das Image der Schweiz, stärken", Gerold Bührer, PRD, président economiesuisse, 16.10.08.

"It’s a question of mentality in this country. People don’t generally overreact to situations. From that point of view, Switzerland has always been sort of a stable island", Nino Giuralarocca, senior partner Ambition HR Consulting, IHT, 16.10.2008.

"The fear has switched away from Swiss banks and into banks with big lending books, and the Swiss banks just don’t have big loan books", Simon Maughan, MF Global Securities, London, IHT, 16.10.2008.

"UBS et Crédit Suisse ont été les premiers à améliorer leur capitalisation à des conditions très favorables. Ils ont aussi renforcé leurs positions de liquidité durant le troisième trimestre. Voilà pourquoi nous n’entendez pas de mauvaise nouvelles dans la tourmente actuelle", Beat Bernet, directeur du Swiss Institute for Banks and Finance, Université de Saint-Gall, International Herald Tribune, 16.10.2008.

"On devrait aussi mener une propagande éhontée pour le système bancaire suisse, qui a été capable de se restructurer seul, sans l’Etat. Voilà un avantage qui va nous amener beaucoup d’argent, sans avoir à se prévaloir du secret bancaire. La Suisse a gagné incroyablement en stature par cette non-intervention. Je ne comprends pas les politiciens qui critiquent cela. Pourquoi appeler les pompiers lorsqu’il n’y a pas d’incendie? Ils sont fous!", Beat Kappeler, Le Temps, 16.10.2008.

"La Suisse a passé le cap sans intervention de l’Etat, mais le boulet n’est pas passé loin. Ce n’est pas parce que le problème ne s’est pas posé qu’il ne faut pas y réfléchir", Cédric Tille, professeur à HEID, ancien économiste à la Réserve fédérale de New York, Le Temps, 16.10.2008.

"Ah, c’est une mauvaise surprise. Jusque-là, c’est vrai, on pouvait être fier qu’UBS ait pu se passer d’argent public. Et il ne s’agissait pas d’aveuglement idéologique", Beat Kappeler, Le Temps, 17.10.2008.

"Je me tais. Ou presque. Car écrire sur la crise financière et sur cette aide soudaine tombée du ciel fédéral est futile. Les nouvelles se succèdent à un rythme effréné. Ce qui était vrai hier est une supercherie aujourd’hui. Un journal vieux d’un jour est plus déconnecté de la réalité qu’un récit des campagnes de Napoléon", Beat Kappeler, Le Temps, 18.10.2008.




Tags: bourse, économie, crise économique,

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