LES FAITS
Fini le temps d’un examen de conscience pour les Suisses qui ne veulent pas effectuer leur service militaire. Depuis avril 2009, il leur suffit de faire la demande - sans motivation - et ils ont droit à leur service civil. Résultat: plus de 7000 jeunes Helvètes se sont mis sur les rangs l’an passé, soit près de trois fois plus qu’escompté.
LES COMMENTAIRES
Qui sont ces nouveaux civilistes? Etonnamment, plus de la moitié des demandes de service civil émanent de personnes qui ont déjà effectué l’école de recrues et, pour bon nombre d’entre eux, des cours de répétition, constate Samuel Werenfels, chef du service civil, sur les ondes de la radio DRS. Et seuls 1300 candidats sont des recrues. La raison de ce désamour de l’armée? Devenir père, par exemple, peut changer la vision d’un homme face à la vie et à l’armée, indique Samuel Werenfels. Pour le Département fédéral de la défense, cette ruée vers le service civil est surtout due à «l’enthousiasme des débuts». Interrogé dans la NZZ am Sonntag, Andreas Stettbacher, médecin en chef de l’armée, pense que l’affaire devrait se calmer ces prochaines années, le service civil durant une fois et demie plus longtemps que le service militaire. En revanche, le médecin en chef pronostique à moyen terme une hausse des inaptes au service, actuellement de l’ordre de 35 % à 40% des jeunes Suisses.
À SUIVRE
Problème: les places de travail communautaire pour les civilistes manquent. Les entreprises ne veulent pas les prendre, réduction de budget et crise obligent.
Tags: Service civil, service militaire,
|