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Par Elisabeth Gordon - Mis en ligne le 03.03.2010 à 14:32 |
La Health Valley est bien armée pour faire face aux défis de la médecine de demain qui sera, nous prometon, plus prédictive, personnalisée et préventive. Ses principaux acteurs en sont persuadés et ils affichent une belle confiance dans la poursuite de sa croissance. Ce qui ne les empêche pas de pointer du doigt quelques freins qui, selon eux, nuisent à la santé du secteur. Si les créateurs de start-up soulignent leur difficulté à trouver des financements, les investisseurs renvoient la balle dans le camp de la réglementation. Patrick Scherrer, CEO de Widmann Associates, déplore ainsi «la complexité» de la réglementation mise en place par les autorités sanitaires qui conduit, entre autres facteurs, à un «taux d’échecs industriels très important». Il reconnaît que la situation est semblable aux Etats-Unis et dans l’Union européenne mais, dit-il, «la Suisse n’est pas obligée de suivre le même chemin», s’adressant implicitement à Swissmedic. Elmar Schnee, président de Merck Serono, évoque lui aussi l’agence chargée de l’homologation des produits thérapeutiques en Suisse, mais c’est pour déplorer la lenteur de ses procédures. L’agence a «mis en place un groupe de travail sur cette question», précise Elmar Schnee, qui espère que les discussions avanceront rapidement. Se pose également pour lui le problème de la fiscalité qui est «plus défavorable dans les cantons de Vaud et de Genève que dans le reste de la Suisse». Un sujet dont s’empare Olivier Tavel, associé gérant de Vinci Capital, pour critiquer la taxation des stock-options. «Un chef de cuisine qui a préparé un nouveau gâteau (donc qui a créé de la valeur) devrait pouvoir en manger une petite tranche sans se faire taper sur les doigts», estime-t-il. Nos interlocuteurs égrènent d’autres griefs, comme la difficulté d’obtenir des visas pour les employés étrangers ou d’agrandir leurs locaux. Tous cependant en conviennent: la Suisse, en grande partie grâce à sa Health Valley, a en main tous les atouts qui lui permettront d’être un acteur majeur dans la révolution médicale. Elle doit en être fière et faire preuve d’une plus grande ambition. «LA RÉGLEMENTATION CONDUIT À UN TAUX D’ÉCHECS INDUSTRIELS TRÈS IMPORTANT.»
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