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Par Dominique Rosset - Mis en ligne le 10.07.2008 à 00:00 |
La rumeur a couru, propagée comme il se doit avec un mélange de curiosité et d’inquiétude: le divorce serait imminent entre le géant des sous et celui des sons, l’UBS s’apprêterait à lâcher le Festival de Verbier auquel elle est intimement associée depuis ses débuts, en 1994. Impératifs d’image. Les nouvelles structures de l’orchestre de Verbier seront dévoilées dans le courant de l’été. Quant à l’UBS, elle n’a pas supprimé le poste «orchestre et soutien aux jeunes talents» de son budget sponsoring: elle va sans doute le transplanter – à Lucerne peut-être – parce que, décidément, la musique classique n’a rien de ringard ou de dépassé aux yeux des sponsors argentés. Elle permet en effet, dans une atmosphère intense et feutrée, de concilier des impératifs d’image et de notoriété tout en offrant du plaisir, des émotions et du rêve à la clientèle aussi bien qu’aux collaborateurs. Contrat de confiance. Christoph Müller, 32 ans à l’époque, venait d’être nommé à la direction artistique. Il confirme l’importance qu’a revêtue pour lui ce contrat de confiance: «Cela m’a permis d’atteindre rapidement mes objectifs artistiques et de donner au festival sa visibilité et sa personnalité propre», ce qui s’est traduit par une hausse spectaculaire de la fréquentation. Sans oublier un partenariat longue durée avec le London Symphony Orchestra dans lequel le directeur de la banque s’est impliqué en personne.
Le recours à des sponsors influence évidemment l’offre et l’affiche. Nouvellement installé aux commandes du Septembre musical (ex-Festival de Montreux Vevey laissé exsangue par son précédent directeur) et bien décidé à lui redonner pep et prestige, Tobias Richter base sa stratégie de renaissance sur l’attrait touristique de la Riviera – tant pour le public que pour les artistes – la diversité des salles de concert à disposition et les synergies à établir entre les interprètes et orchestres suisses réputés – il réunit ainsi, lors d’un même concert, l’Orchestre de la Tonhalle et l’OSR et, autre coup d’éclat, invite le chef Charles Dutoit. Et, bien sûr, il opte pour des programmes grand public: «On pourrait effectivement être plus audacieux dans le choix des compositeurs, mais j’ai voulu d’abord fidéliser les gens, leur redonner envie et confiance pour, en parallèle, reconstruire le réseau de nos partenaires.» La démarche entreprise il y a trois ans porte déjà ses fruits mais elle n’est pas aisée et rien n’est jamais gagné: les festivals sont des organismes vivants qui peuvent rapidement tomber malades... Découvrez l'entier de l'article dans L'Hebdo.
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