LES FAITS
Silvio Berlusconi refuse de démissionner, affirmant être le seul qualifié pour gouverner la Péninsule. Il serait aussi le plus grand chef de gouvernement de l’Histoire, a-t-il déclaré dans une conférence de presse le 9 octobre, deux jours après que 11 des 15 juges de la Cour constitutionnelle eurent invalidé la loi d’immunité judiciaire, qu’il avait fait voter en 2008 à son retour au pouvoir.
LES COMMENTAIRES
Si un sondage dans la Stampa affirme que «69% des Italiens ont encore confiance dans sa capacité à gouverner», L’Unita, quotidien de gauche, écrit en première page ce que pense la majorité des Italiens: «La loi est la même pour tous.» Le quotidien indépendant, Il Fatto quotidiano, note, lui, que «la Cour constitutionnelle a donné une leçon de démocratie en ne se laissant pas intimider». Il Cavaliere parle de complot médiatique, mais les nombreux médias qu’il contrôle marchent au pas comme Il Giornale dont le directeur relaie un anticommunisme daté: «Nous en avons la preuve à présent, la Cour constitutionnelle est un organe de gauche», mais «heureusement qu’il y a Berlusconi». Outre-Atlantique, la nouvelle fait réagir le New York Times qui note que Berlusconi a dépensé plus d’énergie à se défendre sur sa vie privée qu’à résoudre les problèmes de l’Italie et que «l’ère Berlusconi n’a que trop duré». De l’autre côté de la Méditerranée, le quotidien Al Watan titre: «Fin de cavale pour El (sic) Cavaliere».
À SUIVRE
Fin de cavale? Trop tôt pour le dire, car l’Ubu a prouvé qu’il a de la ressource. Mais, si le peuple lui fait majoritairement confiance, 59% des Italiens approuvent aussi l’arrêt de la Cour constitutionnelle et 72% pensent que le président Giorgio Napolitano, issu du Parti communiste, s’est montré impartial dans cette affaire.
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