L’hiver dure et le chroniqueur rêve de printemps, de fleurs. Place donc aux montres pour dames. Si depuis des années, en termes de mouvements, le quartz a souvent été la référence, désormais, les marques sont de plus en plus nombreuses à oser l’automatique, voire le remontage manuel dans leurs créations féminines. Certes, les complications offertes en restent souvent aux phases de lune, seconds fuseaux et autres informations dites «utiles». Mais là aussi, peu à peu, la diversité émerge. Du côté de l’habillage, l’or, les diamants, l’émail, les pierres précieuses ou la nacre sont, depuis longtemps, des incontournables. Les dernières saisons ont cependant vu fleurir de nouveaux jeux des couleurs, estampillés femme, évidemment. Ainsi le rose, du vif au pâle, du fané au tendre, de l’anglais au bonbon, de l’orangé au tauromachique, etc., est-il devenu un passage quasi obligé pour toute marque qui se respecte. Avec un léger temps de retard sur la mode, le violet – beaucoup – et l’orange – un peu – ont également creusé leur sillon. Episcopal, aubergine, améthyste, parme ou lilas, le premier a définitivement marqué l’année 2009. Pour 2010, l’heure est encore aux spéculations. Jaune? Bleu? Aucune couleur ne semble vraiment émerger, comme si, en ces temps économiques troublés, les marques avaient besoin de se rassurer en se recentrant sur des valeurs plus sûres, du blanc à l’argenté, de l’anthracite au noir, enrichis, bien sûr, de diamants et de nacre. Si Swatch, sans surprise, ou Hublot, toujours à l’affût des tendances, osent le tutti frutti, d’autres, à l’instar de Bertolucci ou Hermès, se rabattent une fois encore sur le rose. Fuchsia pour l’une, bougainvillier pour l’autre, en hommage à Louis Antoine de Bougainville qui, en 1769, ramena de son périple l’arbuste qui porte désormais son nom...
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