Fonds immobiliers, encore solides en 2009?
Loyers, valeur refuge. Peu endettés, et surtout investis en immeubles d’habitation loués, les fonds immobiliers séduisent.
Avec une performance annuelle moyenne de 5% ces cinq dernières années et même un solide rendement de quelque 6% – gains de distribution et plus-values cumulés – par an sur une période de trente ans, selon des données publiées par la Swiss Funds Association, les fonds immobiliers suisses ont de quoi séduire. Notamment les investisseurs désireux de percevoir un revenu régulier combiné à une appréciation du capital sur longue durée. Et de fait, ils séduisent de plus en plus: quelque 24 milliards de francs étaient placés sur des fonds immobiliers de droit suisse à la fin de septembre 2008, contre 18 milliards trois ans plus tôt. Majoritairement détenteurs d’immeubles d’habitation loués, les fonds de placement immobiliers sont moins sujets aux variations de valeurs que les titres des sociétés anonymes immobilières cotées, plus souvent investies dans des locaux commerciaux.
Rassurants loyers. De plus, ces dernières peuvent pratiquer un fort effet de levier, n’étant pas contraintes de respecter un ratio maximal d’endettement. Au contraire des fonds immobiliers qui ne peuvent pas afficher une dette supérieure à la moitié de leur fortune. La plupart s’en tenant d’ailleurs à un taux d’endettement plus prudent de 10 à 30%. Autant d’éléments constitutifs de sécurité du revenu – en sus du fait que les rendements sont décorrélés de l’évolution des autres marchés financiers – qui pourraient transformer les fonds immobiliers en valeurs refuges de l’épargne de long terme, en ces temps de vives turbulences à la Bourse. Ce serait oublier un peu vite qu’un fort ralentissement économique ne serait pas sans effet sur le montant des loyers perçus. La pierre papier a sa place dans un portefeuille diversifié, sans se transformer pour autant en pierre philosophale des plus-values assurées.
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