En sortant des salons horlogers genevois, le chroniqueur est soumis aux sempiternelles mêmes deux questions. L’une concerne les pièces incontournables, l’autre, les tendances de l’année. C’est à la seconde que cette subjective chronique va tenter de répondre. Avec d’abord le travail sur les formes: celles que l’on redessine et galbe d’un peu plus de sensualité (Malte de Vacheron Constantin, Panerai); celles qu’on affine et surtout qu’on squelettise – un peu, beaucoup, passionnément (AP, Cartier, De Bethune, Hublot, Montblanc, Panerai et Piaget); celles aussi qu’on relooke entièrement (Pilot’s Watch d’IWC, Formula One de TAG Heuer) ou qu’on décline dans de nouvelles tailles, matériaux (acier et céramique) et finitions avec, ci et là, des couleurs franches et affirmées, le bleu en tête.
Symboles ensuite: comprendre ces montres identitaires dont toute marque se doit de célébrer l’un ou l’autre des anniversaires, tels cette année les 40 ans de la Royal Oak d’Audemars Piguet ou les 50 du bracelet en fil d’or de la Tradition de Piaget. A moins que, en les proposant pour la première fois, on ne rêve d’en faire les icônes de demain, à l’instar des nouvelles Tank Anglaise de Cartier, Grace Kelly de Montblanc, Pulsion et Velvet de Roger Dubuis, Pilote et Cosmopolitan de Zenith ou encore Gouverneur de Piaget. Quant aux complications, on notera la constante et absolue prééminence du tourbillon (Antoine Martin, Bovet, Franck Muller, Jaeger-LeCoultre, Richard Mille, RJ watch, Roger Dubuis, Vacheron Constantin), ainsi que quelques répétitions minutes (Cartier, Girard-Perregaux, Van Cleef & Arpels) et montres à fuseaux et heures du monde. On ne saurait enfin conclure sans relever que dans les très en vogue métiers d’art, l’heure désormais est à en additionner les genres au cadran des montres.
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