Jour J-7 avant Baselworld, second et plus important rendez-vous de l’année horlogère. Si certaines marques gardent secrètes leurs nouveautés, d’autres, telle Zenith, ont déjà levé le voile sur leurs créations, emblématiques souvent de ce fameux ADN qu’elles cultivent avec soin. Symbole de l’histoire horlogère suisse, la manufacture locloise en a épousé tous les aléas. Fondée en 1865 par Georges Favre-Jacot, adepte de l’industrialisation de la fabrication de mouvements, elle connaît un rapide essor (plus de mille employés en 1875), collectionne médailles et récompenses (1565 pour plus de 50 calibres), se choisit un nom et un logo (Zenith et l’étoile en 1911) qui durent encore. Internationalisée dès les années 1920, elle fournit ensuite marines et forces aériennes, d’ici et d’ailleurs. En 1969, elle lance le premier calibre chronographe automatique battant à 36 000 alternances heure (le célèbre El Primero), mais rate le virage du quartz et passe en mains américaines. Elle renaît dans les années 80 pour tomber ensuite dans l’escarcelle d’un grand groupe de luxe (LVMH). Symbole des années bling-bling du début du XXIe, elle renoue désormais, comme tant d’autres, avec plus de classicisme, épurant collections et références. A preuve: son nouveau chronographe El Primero Striking 10th au look vintage, certes, mais doté d’un mouvement entièrement repensé avec, innovation, une seconde centrale dite «foudroyante» au 1/10e, la trotteuse effectuant en effet un tour du cadran en 10 secondes offrant ainsi une facile lecture des dixièmes. A noter encore, les compteurs à 3h et à 6h, la petite seconde à 9h et, autre innovation pour un El Primero, la date à 6h. Avec un prix de vente de 9500 francs (modèle acier), ce performant chronographe sera sans nul doute l’une des attractions de Baselworld et au-delà...
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