|
55 Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la francophonie. |
|
L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) regroupe 55 Etats membres (dont l’Egypte, la Bulgarie, l’Albanie, la Macédoine ou la Grèce), ainsi que 13 observateurs (dont l’Arménie, la Géorgie et le Mozambique). Ses buts, très divers, sont la promotion du français; la promotion de la paix et les droits de l’homme; l’appui à l’éducation et à la recherche; la coopération au service du développement durable et de la solidarité. Le monde compterait 200 millions de locuteurs francophones. Que représente la francophonie aujourd’hui dans le monde? C’est une bonne question car elle est à double sens. La francophonie est à la fois une communauté de personnes et une institution. Elle représente d’abord, je l’espère, une vision du monde, une force de proposition, une alternative en termes de solidarité et d’espaces linguistique, géoculturel et géopolitique.
La langue française est-elle en péril? Elle est en concurrence avec d’autres langues portées par une volonté d’expansion, le chinois ou le russe, dans un monde toujours plus globalisé. Il faut être conscient que les pays où le français est enseigné en langue principale, voire en 2e ou 3e langue, sont minoritaires. Le monde qui se divisait entre espace francophone et anglophone n’existe plus et la francophonie doit s’interroger sur ses avenir et positionnement. Donc sur sa collaboration avec d’autres espaces, hispanophone ou lusophone, par exemple.
Mais tout de même, nombre de ses membres, comme le Mozambique, n’ont rien de «francophone»… Il faut distinguer les choses. A Québec, où se tiendra le prochain sommet de la francophonie, nul ne peut contester que l’on est en terre francophone. De même, en Afrique subsaharienne, son appartenance au monde francophone pour un Burkinabé, un Malien ou un Ivoirien ne fait pas de doute. Le Ghana, en revanche, bien qu’anglophone, est membre de la francophonie, car intégré dans un espace de langue française. Il en va de même pour le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.
Toute la question est de savoir comment faire du français une langue partagée dans un ensemble si riche en termes de diversité et d’offrir des passerelles vers d’autres mondes. La francophonie ne doit pas être vécue comme un enfermement. Elle s’occupe aussi de choses très concrètes, comme de la liberté de la presse.
L’élargissement de la francophonie à l’Est, consacré au sommet de Bucarest en 2006, n’a-t-il pas mis à mal les liens privilégiés avec l’Afrique? Dans un premier temps, oui, il y a eu des questionnements. Comme tout changement dans un club, l’adhésion de nouveaux membres a été source de questions et peut-être de mise à l’épreuve de la cohésion de la communauté francophone. Mais très rapidement, preuve a été faite que l’apport de ces nouveaux membres est positif. Car c’est plus de diversité, mais aussi plus d’échanges, plus d’opportunités et plus de budget pour l’organisation, donc davantage de moyens.
| Dossier 'Canton de Genève' | | |
| Dossier 'Genève internationale' | | |
Tags: Francophonie, Québec, Sandra Coulibaly-Leroy, OIF, ONU,
|