Fribourg : Les p’tits coins de paradis

Par Sabine Pirolt - Mis en ligne le 03.08.2011 à 14:31

Paradis gourmand

La Mucca à Bulle

Parfum noisette ou meringue, vin cuit ou moutarde de Bénichon, les glaces d'Olivier Sottile ont un sacré goût de reviens-y !

Certains Bullois jurent que les glaces de la Mucca sont les meilleures de Suisse. Chauvinisme ou le lait des vaches gruériennes a-t-il vraiment quelque chose en plus? Voici trois ans qu’Olivier Sottile s’est établi à Bulle, où il fabrique tous les jours des dizaines de litres de glace.

C’est à Bologne qu’Olivier et son frère Paolo, d’origine italienne, ont suivi des cours pour apprendre le métier. Le résultat? Un festival de saveurs: kiwi, melon, framboise, noisette, caramel, chocolat et parfums surprenants, comme meringue ou moutarde de Bénichon.

Les clients défilent dans cette petite échoppe au sol transparent sous lequel pousse une herbe verte parsemée de fleurs, sous l’oeil d’une mucca (vache) fribourgeoise.

Bulle, place du Tilleul 5. Mai-août: 11 h-23 h. Mars, avril, septembre et octobre: 12 h-19 h.


Paradis du pique-niqueur

La Sarine à Hauterive

Fraîcheur à quelques kilomètres de Fribourg.

Est-ce l’influence apaisante de l’abbaye cistercienne toute proche? Pique-niquer au bord de la Sarine, sur la commune d’Hauterive, donne l’impression de pouvoir arrêter le temps.

Quitter la route de Grangeneuve et emprunter le chemin de l’Abbaye pour y accéder. Garer son carrosse sur le parking qui surplombe les champs. Le promeneur passe sous l’imposant portail de l’abbaye d’Hauterive, descend un chemin ombragé, et arrive sur un pont. La vue sur la Sarine y est prometteuse de fraîcheur.

Ne reste qu’à emprunter le chemin et choisir son petit coin de paradis au bord de l’eau.


Paysage grandiose

Vertige au sommet du Moléson

Du haut de la montagne sacrée du tourisme gruérien, une carte géographique se déroule aux pieds du promeneur.

Le visiteur qui arrive pour la première fois au sommet du Moléson, à 2002 mètres d’altitude, se sent d’abord berné. Quoi! C’est donc ça le sommet tant chanté par tous les Fribourgeois? Les travaux pour la construction du nouveau téléphérique sont comme d’immondes cicatrices dans le paysage. Les Fribourgeois ne peuvent pourtant pas s’être trompés à ce point?

Et puis, il comprend. Il faut tourner le dos à cet enchevêtrement de poutres métalliques, et emprunter le sentier escarpé qui mène au point de vue. Et là, le souffle coupé, il découvre un panorama grandiose qui, du sud-ouest, part d’Evian, passe par le Mont-Pèlerin et le Grammont, alors qu’à l’est, la Dent de Broc, celle du Chamois et celle de Brenleire, plus proches, offrent un spectacle plein de verdeur.

Au nord, les lacs de Morat et de Neuchâtel scintillent comme des lames de métal qu’un géant aurait déposées sur une vaste plaine, un tapis de verdure sur lequel les maisons des villages sont autant de minuscules points. Plus proches, les collines en contrebas présentent le ravissant spectacle de leurs rondeurs, tantôt parées d’habits foncés – de vastes forêts d’épineux –, tantôt de tenues plus lumineuses – des clairières et des pâturages ourlés d’étroits chemins.

Pas étonnant que le Moléson ait l’honneur de figurer dans le Larousse, aux côtés des sommets les plus prestigieux comme le Cervin, le Rigi et le Pilate. Voici un peu plus de deux semaines, le téléphérique qui mène au sommet a été fermé pour permettre le renouvellement des installations. Il faut compter une heure trente de marche pour arriver au sommet, depuis la station du funiculaire. Un effort qui rendra le panorama encore plus magnifique…

www.moleson.ch


Paradis des idées

Musée Wassmer à Fribourg

Une kyrielle d'objets hétéroclites et une étonnante collection de machines à coudre.

Pousser la porte du Musée suisse de la machine à coudre et des objets insolites est une expérience qui vaut la peine. En plein cœur de Fribourg, dans une ancienne maison bourgeoise, Edouard Wassmer expose des milliers d’objets, une collection qu’il a mis plus de trente ans à élaborer.

Ce quincaillier à la retraite voue une grande admiration aux inventeurs. Son musée célèbre ceux qui ont cherché à faciliter la vie des artisans ou des ménagères, et montre comment les gens se débrouillaient, jadis, sans électricité. Il abrite un riche ensemble de machines à coudre: de la plus grande du monde, qui date de 1928 et servait à coudre de vastes sacs en jute, à une minuscule de moins de neuf centimètres.

Dans les caves voûtées, on peut découvrir une Singer industrielle qui a servi à confectionner les uniformes de la guerre de Sécession, des fers à repasser à gaz, à l’alcool à brûler ou à plaque chauffée sur les braises. Plus loin, les premiers «sucepoussière», dont un qui marchait grâce à un système de soufflets.

Au rez-de-chaussée, une salle est consacrée à la lessive, où l’on peut découvrir de très anciennes machines à laver. Non loin, un des premiers lave-vaisselle, actionné avec une manivelle. Reste à visiter la salle des objets insolites: une tasse de moustachu – avec un bord spécial qui évitait de se mouiller les poils –, un masque à gaz pour chevaux datant de la Première Guerre mondiale, un moule à chevrotines, mais également un ballon en vessie de porc ou des boules à riz.

Le rêve d’Edouard Wassmer est d’assurer la pérennité de son musée pour qu’il vive longtemps après lui. On ne peut que l’approuver.

Tél. 026 475 24 33. www.museewassmer.com


Paradis aquatique

L'amour de la pêche

Sur le lac de Morat, un passionné emmène les amateurs taquiner féras, brochets et truites.

L’eau du lac est paisible ce mercredi matin du mois de juillet. La pluie vient de s’arrêter et le soleil réchauffe timidement les berges du lac de Morat. Quelques roseaux frémissent encore, alors que des canards s’ébrouent, sans doute tout joyeux de pouvoir profiter de cette accalmie.

Coque blanche et cabine en bois, le petit bateau de pêche de Jürgen Masché avance paisiblement sur les flots d’un vert profond, une teinte due à l’abondance de plancton. La pêche et lui, c’est une histoire d’amour qui dure depuis soixante-trois ans.

Ce Fribourgeois d’adoption a grandi au nord de l’Allemagne. Ses premières prises, il les a faites à 6 ans, dans la mer du Nord, aux côtés de son grand-père, dont la passion était la pêche.

Aujourd’hui, ce cuisinier à la retraite propose aux amateurs de l’accompagner une demi-journée, de 7 h 30 à 12 h 30, ou une journée entière, de 9 h à 18 h, pour pêcher à la ligne ou à la traîne, soit un fil auquel sont accrochés quatre autres fils pourvus d’hameçons. Les prises possibles? Truites, féras, brochets, perches ou encore silures.

Dans l’étroite cabine, parfaitement aménagée et rangée, des hameçons de toutes les tailles et de toutes les couleurs, dont certains ramenés de ses voyages en Alaska, où il est déjà parti quatre fois capturer le saumon argenté.

A l’arrière du bateau, un détecteur de poissons. Son écran permet de les apercevoir – sous forme de petits dessins – qui nagent sous le bateau. Il indique également la profondeur de l’eau à l’endroit où le bateau s’arrête. Sur l’écran, on devine des silhouettes: «Ce sont des féras, elles sont sur le fond.» Elles tardent à mordre. Pas grave.

Au loin, de l’autre côté du lac, les vignes, le Mont-Vully et la chaîne du Jura forment un tableau idyllique. Le contempler aide à patienter…

Tél. 026 670 51 76. www.murtenseeguiding.ch


Lieu de gourmandise

L'irrésistible confiserie de Morat

C'est une confiserie où le soleil brille trois cent soixante-cinq jours par année, et où les yeux se régalent autant que les papilles.

Pousser la porte de la Confiserie Monnier, au cœur de Morat, n’est pas un geste sans conséquences. Le seuil franchi, il est impossible de résister. La volonté capitule et la gourmandise vainc.

Il suffit de quelques coups d’oeil à l’alléchant choix de pâtisseries pour que les glandes salivaires entrent en action: les éclairs à la fraise semblent rivaliser d’onctuosité avec les jolies compositions meringues-raisinets, tout en rondeur, alors que les tartelettes à la pêche sont aussi irrésistibles que celles aux cerises. Quant aux mousses chocolat noir, chocolat blanc, tiramisu ou kiwi-ananas, elles paraissent avoir la légèreté d’un nuage.

Dans le prolongement du magasin, une vaste salle au mobilier Louis XV. Les tables sont en bois de rose et les chaises en cuir jaune. «Grâce à l’éclat de cette teinte, on a l’impression que le soleil brille toute l’année», se réjouit Josef Billes, confiseur et propriétaire des lieux.

Cela fait vingt-trois ans que cet Autrichien, fils de vigneron qui a grandi à Eisenstadt près de Vienne, a racheté la Confiserie Monnier. Une affaire créée en 1912 déjà. Il a gardé la moitié des recettes de son prédécesseur.

Cuisinier de formation – il a travaillé dans de grands hôtels à Saint-Moritz – il s’est converti à la confiserie-pâtisserie par… amour. «Ma femme, que j’ai rencontrée dans les années 80, ne voulait pas quitter Morat. La propriétaire de la confiserie cherchait à vendre, je me suis lancé…»

Il enchaîne alors les stages: chez Fauchon à Paris, chez Eichenberger à Berne. «Je voyage encore beaucoup dans les expositions. Je me rends à la foire de la gastronomie à Lyon ou au Salon du chocolat à Paris à la recherche d’idées originales. Deux ou trois fois par semaine, j’essaie de nouvelles recettes.»

Outre les pâtisseries et de délicieux croissants oblongs fabriqués 100% maison, Josef Billes et son équipe de vingt-cinq employés confectionnent beaucoup de finger food et des minicanapés: petits cakes aux tomates et Philadelphia, verrines avocat-crevettes, ratatouille avec médaillon de poulet, mousse de petits pois et saumon mariné. «Beaucoup de nos produits viennent de la région, notamment les légumes du Seeland. Je ne vais jamais chez Prodega.»

Le confiseur produit également une grande variété de pralinés: caramel à la fleur de sel, au piment ou au vinaigre balsamique. Il est particulièrement fier de ses abricots au chocolat: le fruit est étonnamment tendre sous le chocolat croquant. Comment arrive- t-il à un tel résultat? «C’est un secret…», sourit l’homme dans sa moustache.

Morat. Hauptgasse 25. 026 670 25 42. www.monniermurten.ch


Paradis du bien-être

Bains de la Gruyère

Au coeur des Préalpes fribourgeoises, la plage est verte, l'eau bleu azur.

Comment fait-on rapidement sortir un Fribourgeois de la baignoire? On met de l’eau dedans… Les vilaines langues qui colportent cette plaisanterie n’ont jamais mis les pieds au paradis aquatique des bains de la Gruyère, à Charmey. Le bâtiment se fond dans le paysage environnant, fait de monts et de plaines aux verts lumineux.

L’offre est vaste: bassin extérieur de 400 m2 avec une grande cascade et bassin intérieur de 250 m2, tous deux équipés de jacuzzis, de lits à bulles et de buses de massage. L’espace Orient invite le baigneur dans trois hammams différents alors que l’espace nordique est dédié à trois sortes de saunas. Au premier étage, l’univers des soins offre une riche palette de traitements.

Charmey. Gros-Plan 30. 026 927 67 67. www.bainsdelagruyere.ch


Paradis romantique

Dormir ailleurs

C'est tout nouveau : une tente canadienne installée à l'orée d'un bois.

A la sortie de Maules, la route serpente le long des champs. Il faut avoir l’oeil perçant pour apercevoir un petit point blanc à l’orée de la forêt. Pour s’en approcher, descendre un chemin de terre qui part de la route principale. Des champs de maïs à gauche et à droite forment une haie.

Encore quelques dizaines de mètres et l’on arrive devant une tente et son perron en bois. Un grand lit, une chaise, une petite bibliothèque, une kitchenette et un parquet composent ce logis. Frédéric et Pauline Pasquier viennent d’imaginer ce lieu pour les amoureux de la nature. Au menu du soir, apporté par les hôtes, panier paysan ou chili con carne y fajitas à réchauffer sur le poêle à bois.

www.dormirailleurs.ch


Paradis des enfants

Pongo Plaza

Se prendre pour un ouistiti ou un orang-outan, sous l'oeil goguenard d'un cochon laineaux.

Ce n’est pas tous les jours que les enfants ont le droit de se comporter comme des… singes. Ils sont même encouragés à le faire sur la toute nouvelle place de jeu du Papiliorama à Kerzers. L’endroit est baptisé Pongo Plaza. La seule règle à respecter: ne pas poser le pied sur le sol en franchissant une vingtaine d’obstacles du style «parcours aventure».

Vingt panneaux didactiques permettent d’en savoir plus sur des singes de la planète entière, du plus petit du monde – le ouistiti – au plus grand – l’orang-outan. Pendant que les enfants s’amusent, les parents peuvent se reposer à l’ombre sur de grands bancs en bois ou faire connaissance avec les deux cochons laineux qui veillent sur l’endroit.

Dans le village de Kerzers, le restaurant Märlipinte est une halte idéale pour les familles. Le décor est kitsch, mais l’accueil chaleureux et de multiples surprises attendent filles et garçons.

www.papiliorama.ch, www.maerlipinte.ch


Paradis du goût

Le four de l'Adde

A Cerniat, un passionné vend des pains au levain cuits au feu de bois

C'est un petit chalet hors du temps, à la sortie du village de Cerniat. Tous les vendredis, André Isenegger prépare et cuit au feu de bois une dizaine de sortes de pains au levain, tous préparés avec des farines biologiques et de l’eau de source. Ils côtoient de délicieuses meringues au citron vert et à la framboise, des chips au pain d’épice et divers gâteaux.

Son épouse Sophie et lui accueillent ceux qui désirent partager un moment de convivialité autour d’une tasse de thé, sur la terrasse, à l’ombre de grands parasols.

Route de la Valsainte 53, Cerniat. Ve 16 h à 20 h. Va. du 1er au 22 août. 026 927 16 22. www.vacancesetfourdeladde.com


La balade romantique

Cadre bucolique pour hôtel de charme

Les mariés viennent de toute la Suisse à l'Hôtel de l'Ours de Sugiez pour leur repas de noces. Au bord du canal de la Broye, même les chats vont par deux.

Une ancienne maison vigneronne qui date de 1843, rénovée avec goût. Un vaste jardin au bord d’un étang, à l’ombre des platanes, et d’innombrables fleurs qui embellissent terrasses et escaliers. Bienvenue à L’Ours, labellisé hôtel romantique.

Les mariés ne se trompent pas: de Pâques à la mi-octobre, tous les week-ends, des couples et leurs invités y organisent leur repas de noces dans une des salles au premier étage. Décor sobre et ouverture sur une vaste terrasse donnant sur le jardin: l’endroit est idéal pour passer la plus belle des soirées. La cuisine est délicieuse et la cave compte sept cents vins différents, dont ceux des seize vignerons du Vully fribourgeois.

A l’écoute des clients, Catherine Mao et Martin Angst Mao veillent à ce que tout se passe bien. Ils ont repris l’hôtel au début de 2003. Tous deux ont travaillé au Vieux Manoir de Morat: lui comme maître d’hôtel, elle comme gouvernante. C’est là qu’ils se sont connus.

Bretonne, elle a grandi à Quimper avant de faire l’Ecole hôtelière de Lausanne. Zurichois, fils de restaurateur, il a fait l’Ecole hôtelière de Lucerne. Elle adore les fleurs et cela se voit: deux immenses bouquets décorent la salle à manger style art déco. Des bouquets de fleurs locales, renouvelés chaque semaine, une attraction pour les villageois qui viennent les découvrir chaque mercredi. Les chambres aux poutres ou aux boiseries apparentes ont le charme de la sobriété.

A quelques pas de l’hôtel, le canal de la Broye invite à la promenade. Le chemin longe les berges de la rivière. A droite l’eau, à gauche de jolies maisons qui cèdent bien vite la place aux champs de maïs, de betteraves ou de trèfles. Quelques saules pleureurs protègent les marcheurs.

Les lieudits qui se succèdent le long du canal portent des noms qui font référence au passé, comme le rappelle Christian Raemy, guide de randonnée: la Monnaie, Chaumont ou le Tonkin. Le premier indique qu’il fallait ouvrir sa bourse pour traverser le cours d’eau. Le deuxième évoque un hameau disparu lors d’un éboulement sur le Mont-Vully, alors que le troisième rappelle que certains ouvriers, qui travaillaient à la correction des eaux du Jura, pestaient contre l’abondance de moustiques dans la région, comme en Indochine où ils avaient combattu.

Ce n’est plus le cas et la promenade est idyllique. Avec un peu de chance, on peut observer un héron qui prend son envol. En une demi-heure, on arrive au pont Rotary construit pour l’Expo.02. On peut le traverser pour explorer l’autre rive ou revenir sur ses pas.

Route de l’Ancien Pont 5. Tél 026 673 93 93. www.hotel-ours.ch


Paradis sprituel

Chapelle des Clés

Surgie de nulle part, elle plonge les visiteurs dans une atmosphère de sérénité.

«Le paradis sur terre, il existe, grâce à des endroits comme celui-ci.» Voilà les mots laissés par un certain Jean-Michel, le 11 janvier 2006, dans un des livres d’or de la chapelle des Clés qui doit son nom au lieudit le plus proche, les Clés.

Posée au milieu des pâturages, avec des génisses et des sapins pour seuls gardiens, elle est un hymne à la sérénité, dans un écrin de verdure d’une beauté irréelle. De son parvis, la vue porte loin, sur les monts escarpés. A l’intérieur, quatre bancs de bois, le Christ sur la croix entouré par trois angelots, une statue de la Vierge Marie et une autre représentant Notre Dame des Clés, en bois.

Construite en 1956, elle doit son existence à trois membres du Club alpin de la Gruyère. Il n’est pas difficile d’imaginer les raisons qui ont poussé ces trois amoureux de la montagne à vouloir ériger un tel édifice sur les pâturages de la Chenaudaz, propriété d’un armailli qui a fait don du terrain.

Aujourd’hui, le petit-fils du généreux paysan apporte les hosties aux prêtres qui, la belle saison venue, y célèbrent des messes. Guy Oberson est l’un d’eux. Il y vient depuis trente ans. Le jour de grande affluence, quelque deux cents personnes suivent son sermon. «Là-haut, la rencontre est marquée par l’ambiance de la montagne qui donne aux relations humaines une chaleur plus grande.»


Paradis festif

Elvis et moi

Soirées à thèmes, ambiance cosy et décor abracadabrant, c'est le repaire de Valentine, amoureuse de rock.

L’endroit est à l’image de sa tenancière, aussi accueillant qu’excentrique. Le décor, tout d’abord, imaginé, comme tout le reste, par Valentine Jaquier: un univers entre Pierre et Gilles et Tim Burton. Les zèbres se dressent sur les pianos, les cerfs font de l’oeil aux nains de jardin, alors que les squelettes se dorent la pilule sous les boules disco. L’endroit attire un public d’habitués, les 30 ans et plus, du costard-cravate au tatoué. L’ambiance y est détendue et calme.

Tous les vendredis et samedis, jusqu’à 3 heures du matin, place aux soirées spéciales: «blind test» – il s’agit de deviner qui chante –, voyance – avec un et une voyante –, spécial disco des années 80, ou des concerts de chanson française, de la musique des Balkans ou des groupes suisses. On le devine à son univers et à son style, Valentine Jaquier adore «les trucs des années 50 à 80», Elvis, le rock’n’roll, Abba et les Cure.

En vacances jusqu’au 30 août. 026 322 07 55. www.elvis-et-moi.ch


P'tit coin de parapluie

Maison Cailler

Un brin d'histoire, des portes qui s'ouvrent sur des univers surprenants, des explications efficaces et de délicieuses surprises.

Consacrer tout un après-midi au chocolat, quel délice. Se plonger dans son histoire, de son utilisation par les Incas à sa découverte par le conquistador Cortès qui le ramena en Europe, en passant par sa condamnation par les Dominicains qui considéraient cette boisson comme diabolique, c’est ce que propose la maison Cailler à Broc.

Le parcours dure une vingtaine de minutes et plonge les groupes de visiteurs dans des atmosphères surprenantes. Les portes s’ouvrent et se referment automatiquement sur des univers différents. Une voix donne des explications. Une halle remplie de gros sacs de fèves, de noix, de noisettes et autres ingrédients, permet de toucher les produits qui entrent dans la composition du chocolat.

Le visiteur peut encore voir des machines à fabriquer et à emballer des branches en pleine action, alors que d’immenses panneaux expliquent la torréfaction, le concassage, le broyage ou le conchage. La visite se termine de la meilleure des façons: par une dégustation.

Sur inscription, des ateliers permettent à ceux qui le désirent de fabriquer leur propre chocolat. www.cailler.ch. 021 921 59 60


Ex-coin de paradis

Mont-Vully

Les soldats de la Première Guerre mondiale y construisirent des casemates pour défendre le territoire suisse.

«Le Mont-Vully est pour moi un centre vital. On y voit, on y sent et l’on y respire l’Histoire vivante.» Cette phrase est de Joseph Deiss, ancien conseiller fédéral et président de l’Assemblée générale des Nations unies. Outre les traces des Celtes, des Helvètes et des Romains, le promeneur peut y découvrir des points d’appui d’infanterie, des positions d’artillerie, des casemates, des entrées de galerie et autres postes d’observation qui datent de la Première Guerre mondiale et qui ont été construits, pour la plupart, en trois ou quatre mois, dès 1914.

Des centaines de soldats suisses y avaient été postés pour défendre la région du lac de Morat d’un passage éventuel des troupes de la triple entente ou de celles des empires centraux. Le combat par le feu à partir des points d’appui se menait jusqu’à 1500 mètres.

Aujourd’hui, un parcours balisé emmène le promeneur de Plan Châtel à la Lamberta. La végétation a envahi les vestiges militaires, leur donnant même une certaine poésie…

Office du tourisme, visites guidées. 026 673 18 72. www.levully.ch

-->

Mix & Remix

Voir plus »
UMP: Vainqueur, Copé propose la vice-présidence à Fillon.

UMP: Vainqueur, Copé propose la vice-présidence à Fillon.

Genève promet une police décomplexée pour les fêtes de fin d'année.

Genève promet une police décomplexée pour les fêtes de fin d'année.

Gaza: L'armée israélienne a repoussé son offensive terrestre.

Gaza: L'armée israélienne a repoussé son offensive terrestre.

Moody's dégrade la note de la France.

Moody's dégrade la note de la France.

Cia: le général Petraeus au coeur du scandale

Cia: le général Petraeus au coeur du scandale