Grandes banques: la méfiance des Suisses reste encore importante
Par ats - Mis en ligne le 12.03.2010 à 11:35
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| La polémique internationale entourant le secret bancaire n'entame que peu la foi des Suisses dans la nécessité de son maintien. Ils sont 73% à appeler à la préservation de l'institution, alors qu'il y a un an la proportion atteignait 78%, selon un sondage de l'ASB.
Globalement, les Suisses admettent à 89% le bien-fondé de l'idée de protéger les données financières des clients des banques vis-à-vis de tiers. Pour eux, pas question de céder aux pressions des autorités fiscales de l'Union européenne en vue de l'instauration d'un échange automatique d'informations. Ils disent non ici à 70%.
Toujours dans la logique du maintien du secret bancaire, les 1004 personnes sondées en janvier, dont 304 en Suisse romande, jugent plutôt sévèrement l'attitude des politiques, accusés à 40% de ne pas en faire suffisamment dans sa défense. A l'inverse, ils sont 11% à penser que certains se démènent trop en faveur des banques.
Ils sont cependant une majorité à partir du principe que dans cinq ans le "secret professionnel du banquier" aura passablement évolué, signale l'Association suisse des banquiers (ASB) dans son commentaire du sondage.
Le sondage annuel de l'ASB se penche aussi sur la relation des Suisses avec leur banque principale. Là aussi, les avis n'évoluent que peu dans le temps. Ils sont ainsi 73% (contre 66% il y a un an) à maintenir leur confiance envers elle. Les banques cantonales (27% des citations) et Raiffeisen (21%) sont les plus appréciées.
La méfiance à l'égard des grandes banques, en fait l'UBS et le Credit Suisse, s'est quelque peu atténuée entre début 2009 et début 2010. Ainsi, la part des personnes émettant une opinion "très favorable" à leur encontre à doublé pour s'établir, encore modestement certes, à 22%.
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