ATHÈNES Un policier frappe une manifestante lors d’un rassemblement contre l’austérité sur la place Syntagma, le 15 juin. Lefteris Pitarakis / Keystone - AP Photo
Europe
Grèce en crise: l’heure du plan B
Mis en ligne le 23.06.2011 à 10:41
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Pour «Der Spiegel», la crise de la dette ne mène qu’à une alternative: l’éclatement de la zone euro, ou une plus grande intégration. Dont l’exemple de la réunification allemande devrait nous dissuader.
Depuis quatorze mois, les politiciens des Etats de l’euro décident d’un plan de sauvetage après l’autre, se rencontrent lors de sommets houleux, se chamaillent sur des compromis paresseux et accumulent des risques dans des proportions gigantesques.
Et depuis autant de temps, ils essaient de couper à un constat décisif: cela ne peut pas continuer comme ça. Le vieil euro, tel qu’il a été pensé, n’existe plus, l’union monétaire européenne ne fonctionne pas. Nous avons besoin d’un plan B.
Fondamentalement, il y a deux possibilités. Une radicale, dans laquelle les gouvernants tirent sur la manette d’arrêt d’urgence et les Etats malades sont livrés à eux-mêmes. Et une pragmatique, dans laquelle ils continuent à bidouiller, mais de façon un peu plus efficace, en espérant une amélioration. Aucune des deux solutions ne sera bon marché.
Solution 1: sortir de l’euro. La cure radicale fonctionne ainsi: déçus des très maigres progrès réalisés, et au vu du peu de perspectives d’amélioration, les pays de l’euro abandonnent la Grèce à son sort, et n’ajoutent pas plus d’argent encore à celui qu’ils ont transféré à Athènes.
En peu de temps, le pays est en défaut de paiement, car il n’obtient plus d’argent sur les marchés. Comme des instituts de crédit grecs portent encore une partie considérable de la dette publique sur leurs épaules, un bon nombre de faillites menacent le secteur bancaire du pays.
Une telle manière d’agir recèle de surcroît un danger de contagion. Si la Grèce glisse dans la faillite incontrôlée, les investisseurs refuseront peut-être aussi leur argent à d’autres Etats malades de la zone euro. Cela entraînerait une réaction en chaîne, qui ferait craindre l’effondrement à d’autres banques encore.
Face à ces conséquences imprévisibles, la décision ultime pointe aussi à l’horizon: la Grèce quitte l’union monétaire et réintroduit la drachme. Il y a quelques semaines, le Gouvernement d’Athènes jouait avec cette pensée; entre-temps, des économistes internationalement reconnus conseillent de franchir le pas. «Une sortie de l’euro serait le moindre mal», estime ainsi Hans-Werner Sinn, chef de l’Institut de recherche économique Ifo de Munich.
Il peut compter sur le soutien de Nouriel Roubini, économiste à la New York University. Le pays ne pourrait renforcer sa compétitivité qu’en dévaluant, ce qui nécessite une monnaie propre, pense le professeur-star, qui avait été l’un des rares à anticiper la crise financière d’il y a trois ans.
Dans chaque crise financière, jusqu’ici, seule une dévaluation a permis de redonner de la vigueur à l’économie du pays en crise, argumente Roubini. Mais les exemples historiques ne se laissent appliquer que de manière limitée aux conditions d’une union monétaire.
Désintégration. Même après le départ de la Grèce, la crise ne serait pas terminée, mais pourrait au contraire s’accentuer. Les engagements du pays resteraient en euro, et deviendraient donc du jour au lendemain des dettes en monnaie étrangère. Leur valeur dans la nouvelle monnaie du pays grimperait de façon fulgurante, avec la dévaluation de la drachme. Les débiteurs grecs pourpourraient alors difficilement honorer leurs obligations.
A nouveau, les banques se retrouveraient sous pression, en Grèce, mais aussi dans le reste de la zone euro. Et à nouveau, des mesures de sauvetage onéreuses seraient tout indiquées pour le secteur bancaire.
A la fin d’un tel développement, l’union monétaire pourrait se désintégrer en un bloc à monnaie forte et un groupe de pays avec leurs propres monnaies faibles. Des critiques de l’euro favorisent une telle solution, comme l’ancien banquier central allemand Wilhelm Nölling.
Dans le passé, il a déposé une plainte contre l’introduction de l’euro devant la Cour constitutionnelle, et il le fait à nouveau aujourd’hui contre le fonds de sauvetage de l’euro. Le jugement de la Cour constitutionnelle fédérale doit encore tomber.
Solution 2: union de transfert. L’alternative à l’éclatement de l’union monétaire est à peine moins dangereuse: elle mène directement à une Transferunion, une union redistributrice. Qui est déjà en bonne voie, une année après le sauvetage de la Grèce. Le fonds de sauvetage permanent dès 2013, MES (Mécanisme européen de stabilité), est un pas supplémentaire dans cette direction délicate.
La fin pourrait ressembler à ceci: les pays en déficit devraient durablement être financés par le Nord, plus stable. Ce qui a été comptabilisé comme des crédits jusqu’ici se transformerait en une subvention, sans intérêts et ne devant pas être remboursée.
L’union monétaire deviendrait une union financière, et le pays endetté un bénéficiaire durable de subventions, qui dépendrait des allocations de ses voisins économiquement plus forts, comme le Mezzogiorno en Italie ou la Wallonie en Belgique.
Pour empêcher cela, c’est du moins ce que conseillent nombre d’hommes politiques spécialisés dans l’économie et la finance, l’union politique de l’Europe devrait être menée à bien très vite, avec un fort gouvernement central. La thèse veut en effet que si les nations de la zone euro se fédèrent plus étroitement, elles pourront mieux coordonner leur système financier et donner ainsi des fondements politiques à la monnaie unique.
De cette façon, les réformes dans les pays emprunteurs pourraient être mieux mises en place, et leur compétitivité renforcée. Il y a peu, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a proposé de créer un ministère européen des finances, doté d’un droit de regard dans les pays membres.
Mauvais exemple allemand. Mais ce n’est pas aussi simple. Plus d’intégration ne veut de loin pas dire que les déséquilibres économiques disparaissent. Personne ne sait mieux cela que les Allemands qui, il y a environ vingt ans, s’y essayèrent avec l’union monétaire allemande.
Au 1er juillet 1990, le deutsche mark fut échangé la plupart du temps à un cours de 1:1 contre l’ancien mark de la RDA, et seulement trois mois plus tard, les Länder est-allemands entrèrent dans la République fédérale. C’était le cas modèle d’une union monétaire suivie par une union politique.
Pourtant, qui avait cru que la rapide réunification atténuerait le choc économique de l’union monétaire allemande dut bientôt déchanter. Les déséquilibres économiques dans l’Allemagne réunifiée se renforcèrent. Dans les nouveaux Länder, des milliers d’entreprises fermèrent boutique, car elles ne réussirent pas à élever leur productivité au niveau de l’Ouest.
Les taux de chômage explosèrent, et les transferts financiers entre les deux parties du pays dépassèrent bientôt les mille milliards de marks. Aujourd’hui encore, les Länder est-allemands boitent derrière les régions de l’Ouest en termes de force économique, de productivité et de revenus.
L’unification allemande n’a donc rien changé, elle a juste aidé à amortir financièrement les conséquences négatives de l’union monétaire. Les «nouveaux adhérents» ont été pris en compte à des conditions très favorables dans la péréquation entre les Länder, et les anciens citoyens de l’ex-RDA ont eu accès du jour au lendemain aux bienfaits du système social de la RFA.
En résumé: l’unité allemande n’est pas un bon modèle pour les responsables politiques européens, mais plutôt un exemple dissuasif. Il montre la rapidité à laquelle une union monétaire mal constituée peut mener à une union de transfert permanente.
Un tel modèle ne serait de toute façon pas réconciliable avec les traités européens: de nouveaux traités devraient être négociés et votés dans tous les parlements nationaux, peut-être aussi ratifiés en votations populaires.
Mais, les peuples d’Europe et leurs représentants pourraient décider avant du destin de leur union monétaire. A Athènes ou à Lisbonne, quand les réformes exigées échoueront face à la résistance de la rue. Ou à Berlin, lorsque les milliards prêtés seront vraiment réclamés.
© DER SPIEGEL TRADUCTION ET ADAPTATION MR
Epée de Damoclès

Tags: Grèce, Europe, crise, zone euro,
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| Réaction de Anne-Marie Bergdol - Chexbres le 01.04.2012 à 13:03 | | Merci bien pour vos messages !
Votre récit pour les... Merci bien pour vos messages !
Votre récit pour les 10 ans de l'Euro est vraiment très original et très drôle, et je vous en remercie. Il doit bien correspondre aux fantasmes de beaucoup d'européens du sud ! Je l'envoie à des amis en Grèce, ils ont bien besoin de rire parfois.
Les références historiques que vous envoyez sont très intéressantes j'espère avoir le temps de les lire pendant les vacances de Pâques.
Avec mes meilleures salutations.
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| Réaction de Elio le 31.03.2012 à 05:58 | Pour Anne-Marie
Le 10eme anniversaire de l'euro, coome je l'ai vu... Pour Anne-Marie
Le 10eme anniversaire de l'euro, coome je l'ai vu dans un film de Tintin
Des nouvelles mesures d'austerite s'imposent dans l'eurozone. A Athenes, l'eclairage des rues et immeubles est strictement prohibe apres 19 heures 30. L'Acropolis dans le noir, Corfu et Scorpio au clair de lune. Tintin et Professur Tournesol {Helmut Kohl}, et pour le Dept. de l'Interieur a Berlin, inspectent les rues de la capitale grecque pour temoigner l'observation de cette nouvelle mesure. Ils s'aventurent aujourd'hui sur les trottoirs sans lumiere, la surface negligee par les balayeurs en greve. Des crottes canines, des fientes de pigeons transforment le decor en pistes dangereuses pour toboggans. Nos deux promeneurs nocturnes perdent l'equilibre dans une demonstration involontaire de volte-face sur eux-memes, suivie d'un soubresaut artistique pour continuer la trajectoire , tete premiere, dans les poubelles qui bordent les caniveaux, et d'ou emergent des chats de gouttiere emacies par l'austerite, et a la recherche desesperee d'une fragile proie sur le coup de minuit.
De son cote, Milou, se fait malencontreusement mordre les oreilles en penetrant curieusement dans une allee sombre, etroite et caverneuse, inspirant la presence du comte de Dracula, et maintenent habitee par des colonies de chauves-souris, belligerantes et intempestives dans leur attitude, des vampires miniatures qui incitent une confrontation avec la Luftwaffe.
Pour les malheureux, qui on deja mordu la poussiere,sans emploi, sans abri, destitues, les bras en croix et le ventre creux, L'Armee du Salut distribue des rations militaires, de la victuaille perimee de la Bundeswehr, qui a passe deja plusieurs printemps sur les etageres d'un silo de la capitale allemande. Milou, ses oreilles couvertes de bandages, porte une legere sacoche attachee sur son dos avec l'embleme de la Croix Rouge et les mots: aspirines, paracetamol,penicilline....SERVICE AUSTERE POUR UN PEUPLE EN MISERE.
En repetant ce meme tableau en Espagne et au Portugal, une guerre civile eclate en Europe, et dans des proportions qui font maintenant fremir les banquiers sans visage, qui jouent encore a cache-cache dans une affaire aussi tire-bouchon. Des milliers de Grecs, Portugais et Espagnols penetrent la capitale allemande. Les Grecs Montent un siege a la Kurfurstendam, saccagent les magasins, detruisent les voitures en chantant des hymnes en l'honneur d'Attila the Hun, Spartacus, le legendaire liberateur des esclaves. L'artere est hermetiquement bloquee par les insurgents en colere, brandissant des bannieres "Sarko au poteau", Angela a la guillotine, "Fin a l'esclavage " Nana Nouskouri for President!
Tintin, pour ouvrir un passage dans cette furieuse melee, prend la commande d'un Panzer du 3eme Reich, stationne dans le musee militaire de Berlin. Professeur Tournesol, perche sur la tourelle du tank, jette des bombes puantes dans la foule pendant que Milou fait sa sieste, allonge sur le canon.
Sarko, dans un ensemble vestimentaire de cowboy et juche sur un cheval blanc, protege l'entourage de son ambassde a Berlin. Capitaine Silvio, le playboy en vogue et dans la septantaine, ses imperfections faciales nivelees au Botox, so crane "exquisitely" gazonne dans les dernieres prouesses de la chirurgie esthetique, l'infatigable bunga bunga "partouseur" extraordinaire, enivre dans une extreme dose d'amour-propre et rayonnant dans son large sourire, ne pouvait echapper a l'oeil vigilant du President qui, a son approche, lui jette le lasso. Ce dernier sort de la trajectoire pour tragiquement decapiter un innocent pigeaon en plein vol. Merde, s'ecrie Sarko, j'ai encore manque la cible.
Les Espagnols se ruent sur le Tiergarten {Zoo} Ils immobilisent les employes, ouvrent toutes les cages, jettent des petards pour affoler les betes qui se dispersent dans les rues de Berlin. Dans le quartier de Kreuzberg, 5 "orang-outans" rentrent dans un hotel. Les hotes paniquent, se pressent sur les balcons en criant "Au secours! Hilfe! Help! Une jeune femme, a peine vetue, sa bsassiere dans la main, se jette dans un taxi: "Hilfe! diese Affen sind so schrecklich" (Au secours, ces primates sont si horribles) Plus loin, dans la meme direction, un "chimpanzee" se faufile dans une eglise. Completement desoriente, il s'abrite dans le confessionnal. Le celebrant, qui justement donnait l'absolution a son penitent, s'ejecte de sa "cabine". "Das ist kaum moeglich, der Yeti hat sich in der Eurozone verloren" (C'est a peine possible, le Yeti s'est perdu dans l'eurozone)
La situation degenere rapidement; elle devient maintenant chaotique, intolerable. Les Portugais attaquent la police avec des cocktails Molotov, Matthew's Rose (appellation controlee). Des boites de sardines "Santamaria" fusent dans toutes les directions, comme des etoiles filantes et publicitaires. La police allemande se pare a l'aide de boucliers et de visieres en fibres de verre. C'est presque un match de hockey en haute voltige ou un volcan en pleine eruption. Si c'etait a Londres, on croirait a la ceremonie d'ouverture des Olynpiades....
Dans ce tumulte general et sur les ordres du Bundestag, Angela Merkel se deguise pour evader et confondre les elements subvertisseurs qui posent un risque a sa personne Elle porte maintenant des bottes qui lui couvrent les genoux, une cuirasse de Napoleon empruntee au Louvre, un masque a l'effigie de Marcel Marceau, surmonte d'un sombrero garni de plumes blanches. D'une certaine distance, on dirait un nid de cigognes sur une cheminee. Son cou maintenant affaisse par le poids de ces garnitures, prend la forme d'un ressort de matelas fatigue, compresse par l'usage et le temps.
(entr'acte)
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| Réaction de Elio le 06.03.2012 à 20:59 | | To Anne-Marie
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| Réaction de Elio le 23.01.2012 à 04:15 | The 10th anniversary of the euro
The 10th anniversary of the... The 10th anniversary of the euro
The 10th anniversary of the euro passed uncelebrated, without fanfare or jubilant crowds. No champagne flowing from every street corner, the traditional symbol of success, of glory, of victory. No fireworks, no "Cirque du soleil" acrobats performing impressive stunts of grandiose splendor, embracing the 10th anniversary of the euro as the ultimate saviour of Europe, the recipe for progress and prosperity. No red carpet rolling down LES CHAMPS-ELYSEES, with the President Sarko, a Napoleonesque figure riding a white horse while firing the 21-gun salute.
Rien de tout ca , mes freres! Just people perambulating with disgruntled allure, mourning their dreams and promises in a mass grave of economic carcasses. Pour son 10eme anniversaire, l'euro est devenu le bouc emissaire of massive unemployment, large scale poverty, huge indebtedness, misery and suicide. 16 million people in the euro zone are unemployed today. Figures published in THE LANCET show the British suicide rate increased 8% between 2007-2009. Greek Parliament reported its national suicide rate is up 25% in 2010. In Greece, people on restricted budget and insulin dependent[diabetics} cannot get insulin. Those affected by cancer are missing out on drugs. Paracetamol, as basic as aspirin, is in short supply.
In Britain, pressure is mounting on PM David Cameron to leave the union, with half of the nation's voters and several of his MP's wanting out. They're now Eurosceptics parties in Finland, France and Holland, with still a substantial probability that the euro could start disintegrating this year.
Last year, 2500 Greeks migrated to Australia. About 40000 are on the waiting list. Property values in Dublin have fallen by 50%. A home bought for 400000 euros in 2007 is only worth 200 000.- today, if you're lucky enough to secure a buyer with a job. France, Austria, lost their AAA rating early this year, and with an election coming for Sarko, The French President looks more now like a docile and timid pussycat than a leader with panache. The position of Angela Merkel is becoming fragile and precarious as well as the Germans are furious at bankrolling endless bailouts for their "Club-Med friends" And talks of fiscal integration going under water with Hungary and the Czech Republic warning they will join NO NEW DEAL that means losing control of their tax policies.
The middle class in Europe is declining as fast as it does in the US. The globalization of the markets his shifting the wealth to the East, impoverishing the West. Every job lost in the eurozone, or in the US, is a new job created in Shanghai, Bangkok, Jakarta.... Even dentistry, cosmetic enhancement or surgery, breast implants, sex change, face-lifts.....are performed in Bangkok these days for between 150-200 000 Europeans and Australians flocking to the Thai capital for these services and at a fraction of the prices charged in Paris, Berlin or Amsterdam. Those hoping that the problems facing the euro zone at the moment are just a passing nuisance should abandon their dreams and face reality.
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| Réaction de Anne-Marie Bergdol - Chexbres le 15.01.2012 à 17:20 | | Voici un article qui m'a semblé intéressant. Il a paru... Voici un article qui m'a semblé intéressant. Il a paru dans Die Zeit, a été repris par la revue Presseurop. Bonne lecture !
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1383681-pas-d-austerite-pour-l-armee | |
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| Réaction de Anne-Marie Bergdol - Chexbres le 08.01.2012 à 20:29 | Pour Elio:
Merci pour votre humour et la fantaisie avec... Pour Elio:
Merci pour votre humour et la fantaisie avec laquelle vous formulez des questions graves. J'ai bien aimé le couple Merkozy de votre rêve ! Mais le réveil risque d'être glaçant, d'accord avec vous. Mais quand même : Bonne année ! | | |
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| Réaction de Elio le 29.12.2011 à 01:37 | | Pour sauver l'euro, un reve a Kuwait City risquerait de... Pour sauver l'euro, un reve a Kuwait City risquerait de se transformer en realite.
Dans mon reve, je me voyais etendu sur une chaise longue, posee sur la terrasse d'un restaurant, qui elegamment bordait le carrefour d'une intersection principale, pres de la plage Marina a Kuwait City.
Une scene mondaine et active se deroulait devant mes yeux, juste le temps de me distancer des preoccupations journalieres pour offrir a l'esptit une variete de distractions nouvelles.
Sur ma gauche, et a l'impromptu, un petit homme, son nez prominent sur son visage emacie, un turban enfonce sur sa tete, poussait une charrette. Des banieres fluorescentes entouraient les ridelles, d'ou je pouvais lire :" Euro, boom or bust! L'heure de la verite approche"
Il etait accompagne d'une femme au physique agreable, lourde sur les hanches, mais d'un aspect generalement esthetique bien que grassouillette sur les bords. Des larges lunettes de soleil masquaient discretement les legeres rides qui ornaient le cercle de ses yeux. Et elle portait une tirelire en bandouliere avec les mots ARMEE DU SALUT "emblazoned" sur la poche de fermeture. Ceci me faisait penser a un couple de nomades, de gitans peut-etre, et a la recherche d'une terre promise.
A brule-pourpoint, et juste a quelques metres de mon "abri", l'homme s'empare de son porte-voix, qui provisoirement attache a sa ceinture, oscillait comme un pendule et a la cadence de ses pas. Il s'arrete, pause une minute ou deux avant de s'adresser a l'entourage. " Chers Kuwaitis, nous avons epargne votre peuple de la guerre, des atrocites de Sadam Hussein, d'une imminente et eternelle servitude. Et tout ceci, parce que vous etes nos amis, nos freres et soeurs, nos bien-aimes. Aujourd'hui, je viens chercher votre lumiere, votre assistance, votre sens de commiseration pour nous sortir de la "merdouille" dans laquelle nous nous sommes imprudemment enfonces en Europe. L'eurozone est a votre merci mes freres. Dans une humilite profonde et particulierement embarrassante, nous cherchons votre aide par l'intermediare du "European Financial Stability Facility" Soyez genereux, mes freres, donnez a bon coeur, nos banques sont vides et nous mangeons qu'un jour sur deux!
A son tour, la femme prend le porte-voix et s'exprime dans la langue de son pays: "Ich bin in der DDR {Deutshe Demokratische Republik} geboren und habe es schwierig gehabt, mit Honecker am Helm. Leben war kein Spass dann, nur eine traurige Erfahrung. Aber jetzt, bin ich wieder in einer groesseren Scheisse. Pech wieder, unsere Waehrung wird bald zusammenfallen, wir habe gerade noch 500 Milliarden davon gedruckt. Der Spass kann ueberhaupt nicht laenger dauern. Silvio ist ein fertiges Schwein; er hat die ganze Eurozone ruiniert, so grosszuegig war er, mit seinen Hurenmaedchen, bunga-bunga Orgien usw.
Die Griechen "fressen" nur einmal am Tag und bald werden die Italiener dieselbe Strafe erleben. Ich bin here, um die Eurozone zu retten, das ist "Mein Kampf". Ich bin das Licht, die Stimme, der vernueftige Geist.
A ce moment-la, je me reveillais, j'ecartais les rideaux pour apercevoir comme une lueur d'espoir apparaitre a l'horizon. L'eurozone s'etait eclipsee, et maintenant transformee dans le "Club des economies d'Europe unies a l'Allemagne"
Langue officielle: deutsch Haupstadt {capitale}: Berlin Banque Centrale: Frankfurt {Francfort. pas de changement ici. Et Bruxelles? Un chapitre pour les aventures de Tintin avec capitaine Silvio et professeur Tournesol {Helmut Kohl} Herge etait bien Belge apres tout. Rendons a Cesar..... | |  |
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| Réaction de Elio le 28.09.2011 à 08:53 | A Anne-Marie,
La Grece n'avait aucune obligation de joindre la zone... A Anne-Marie,
La Grece n'avait aucune obligation de joindre la zone euro. Ce mariage d'economies aussi diverses, et dans des langues et cultures aussi variees, SANS POUVOIR CENTRAL, un mirage aux dimensions folkloriques, qui ne pouvait que conduire aux scenes chaotiques que vous pouvez temoigner aujourd'hui.
Les grandes theories, ces idees superbes, riches en rhetorique, depourvues de realite....L'UNION FAIT LA FORCE! La force de quoi, Anne-Marie? La force de detruire un continent dans une montagne de dettes? Ce n'est plus le moment de bercer l'imagination dans ces reveries desordonnees, les cartes sont maintenant tombees sur la table, et il n'y a plus rien a denier. Toute cette histoire d'euro, d'Europe unie, la grande decouverte depuis la decouverte de la roue...et sur les bases actuelles, ne restera qu'une fantaisie humaine.
Bingo pour l'euro!...Bravo pour Silvio et Papa Andre (who?) Sans oublier amigo Castro qui attend une invitation de Berlin pour joindre le cortege. On ne peut pas echouer avec des cigares et bananes! | | |  |
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| Réaction de Anne-Marie Bergdol - Chexbres le 25.09.2011 à 22:26 | | Pour "Elio" et "Grèce Nouvelle": un intéressant article trouvé sur... Pour "Elio" et "Grèce Nouvelle": un intéressant article trouvé sur le site "Presseurop Newsletter".
On va droit au “génocide financier” Ainsi les Grecs “refusent d’économiser” ? Un juriste de Vienne, qui a un pied-à-terre à Athènes, les a observés au quotidien. Sa conclusion : ils économisent à en crever.
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/977471-va-droit-au-genocide-financier
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| Réaction de Elio le 18.09.2011 à 03:30 | Il est particulierement troublant dans la zone euro, de decrire... Il est particulierement troublant dans la zone euro, de decrire la nerveuse navette Sarko-Merkel, a l'instar des pompiers en alerte pour eteindre la menace incendiaire de l'euro, mais sans une seule goutte d'eau dans les tuyaux.
Il est tres probable que la Grece tombe de son perchoir dans un proche avenir. Les pays de l'Afrique du Nord peuvent la remplacer???? et peut-etre aussi Cuba pour assurer la continuation de ce film, avec les cigares et bananes a l'emporter... | | |
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| Réaction de Elio le 05.09.2011 à 22:44 | | A Anne-Marie
In my comments below, I missed a word in... A Anne-Marie
In my comments below, I missed a word in the following sentence:.....one in every seven {7} US citizens......instead of one in every US citizens. Sorry for this omission! Mea culpa! | |
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| Réaction de Elio le 01.09.2011 à 04:56 | A Anne-Marie
The monetary union created by the luminaries of... A Anne-Marie The monetary union created by the luminaries of Brussels over a decade now, was the then trumpeted gate to the Terre Promise d'Europe. You could rival the USA, as the saying flourished, control your destiny, impress your neighbours, intimidate the weak and underprivileged. To put it simply to you Anne-Marie, a vision of grandeur with unlimited potential. The sky, the limit. If you were a doubter then, a cynic, you were not human. The whole facade was painted pink, the orchestra playing VENI VIDI VICI, the champagne flowing, waiters wearing tuxedos, waitresses stilettos, the audience rapt in admiration and frenetically applauding. The euro zone was rolling,an era of endless prosperity was coming, the gate of the New Europe was open. Or was it? Nobody in Brussels had the faintest idea that miles away from this ostentatious parade of hysteric delusion, a massive, enormous industrialization process was taking place in another continent, in China, an economic ascent of gigantic proportions, unstoppable, challenging not only Europe but the USA and the rest of the world as well. In Europe and the USA, the manufacturing sector has now been severely impacted, creating queues of chronic and socially corrosive unemployed ranks, relying on government food coupons in order to survive. One out of every US citizens is confronting this sad and disturbing reality. In the UK {England, Ireland} the picture is hardly more comforting To make it worse in the euro zone and while sensing an illusory economic nirvana, the banks embarked on an irresponsible orgy of financial dealings with their euro member states, confounding critics, losing their minds and sense of reality. The euro zone as a whole is INSOLVENT today, a nightmarish prospect for generations to come Anne-Marie, the dire consequences you're now experiencing in Greece and Europe these days are directly resulting from the scenario described above. Impoverishment on a large scale, and a fast passing fantasy. Economies on the model of Switzerland or Singapore are still doing okay. Highly skilled, highly educated, avant-garde, invested in science, technology, medical research, precision engineering etc. that's a solid base for a prosperous future. You have only a few in the EU with the calibre to respond to that sophisticated demand and challenge, Germany included. But Spain, Portugal, Greece, they were holidays destinations prior to the monetary union. Now heavily indebted, on the verge on defaulting on their obligations, there's no room to move nor capital available for economic restructuring. For a geographic and strategic purpose, Greece has its raison d'etre in the euro zone, but in pure economic term,its presence is more a liability than an economic asset for the other member states, and more now than ever before. Like Portugal and Spain, the Mediterranean trio should have been left dealing with their own currencies- escudo, peseta, drachma- the pain and misery they endure now wouldn't be that severe, I presume.
Anns-Marie, farming has its merits with a looming food shortage on a global scale. But you still required the appropriate climatic or geographical features in order to prosper. You cannot produce rice from the soil of Corfu....mais peut-tre des roses blanches? | | |  |
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| Réaction de Anne-Marie Bergdol - Chexbres le 28.08.2011 à 16:27 | | Voici encore une réponse à Elio :
Avec du retard, je... Voici encore une réponse à Elio :
Avec du retard, je reviens sur un des points de vos interventions. Vous écrivez que la Grèce n'exporte que des figues et du fromage de chèvre : c'est une vision très folklorique, la réalité est plus compliquée.
La Grèce a eu des industries prospères, qui exportaient au Proche-Orient et en Europe. Voici une liste bien sûr pas exhaustive : une industrie textile qui employait environ 6000 personnes ; -une grande fabrique de papier en Thrace ; -une production d'appareils électro-ménagers, principalement de frigos : Isola, Pitsos (qui exportait même en Allemagne !) ; -Chropi : produits chimiques et principalement peintures pour navires (un point de vente a existé à Lausanne ) ; -fabrication d'engrais.
Ces entreprises ont disparu les unes après les autres, (Isola, industrie textile, etc). En Grèce certains pensent que le gouvernement grec a négligé au moment de l'entrée dans le marché européen, de renforcer ces entreprises, de manière qu'elles puissent résister à la compétition dans le marché unique. Certaines entreprises : Pitsos (matériel électro-ménager) Chropi (peintures) entre autres ont continué à exister jusqu'au début des années 2000. Ces entreprises ont été peu remplacées par de nouvelles, et la Grèce n'a plus que peu d'industrie (p.ex. production de médicaments, vélos), et se retrouve avec l' « industrie » pratiquement unique du tourisme, qui comme on le sait, est très dépendant de la situation économique dans les pays d'origine des touristes.
Le chantier naval de Skaramanga près d'Athènes qui existe depuis 1939, a été un des plus importants de la Méditerrannée. Des navires commerciaux, mais aussi des navires militaires de différents types pour l'armée grecque y ont été construits, dont 3 sous-marins, ainsi que de grandes structures métalliques pour la construction de tankers. Skaramanga avait une clientèle internationale pour la réparation et la révision des navires. Au début des années 2000, il a été racheté par le chantier naval de Kiel, puis par le groupe Thyssen (chantier naval de Hambourg). Depuis ce moment, son activité a complètement décliné. En Grèce, on pense que ce déclin est dû au fait que ce chantier naval représentait une concurrence pour les chantiers navals allemands.
La Grèce avait une agriculture importante ; il y a une trentaine d'années la balance commerciale dans ce domaine montrait un excédent ; actuellement elle montre un déficit de 3milliards d'euros par an. Beaucoup d'agriculteurs se sont regroupées en sociétés coopératives pour mieux commercialiser leur produits. Mais même ainsi ils ne peuvent souvent plus tenir tête à la concurrence de grands groupes. C'est le cas par exemple pour la production d'huile d'olive, des producteurs grecs ont dû accepter les conditions d'un groupe italien, qui commercialise de l'huile de « Kalamata » en y ajoutant plus de la moitié d'huiles d'autres provenances. Les gains des producteurs grecs eux-mêmes ont diminué, de sorte qu'ils ne peuvent souvent plus en vivre. La Grèce doit importer toutes sortes de produits agricoles, produits à plus bas prix qu'en Grèce. Étant donné la chute brutale du pouvoir d'achat en Grèce, beaucoup de Grecs ne peuvent plus se payer des produits de leur pays et doivent se rabattre sur les supermarchés de la chaîne allemande Lidl qui proposent des produits très bas de gamme et sont très présents partout en Grèce !
Des productions traditionnelles de la Grèce – coton, sucre, tabac - se sont effondrées entre 2006 et maintenant, des usines de traitement de ces produits ont été fermées. | |  |
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| Réaction de Elio le 06.08.2011 à 08:41 | The industrialization of western Europe started in the early 50's... The industrialization of western Europe started in the early 50's and gradually came to a standstill with the closure of the 20th century. The additional mileage we enjoyed since, has been artificially achieved with the help of an orgy of undusciplined government practices, irrational behaviour, irresponsible and utterly insane banking activities. Welcome to the New Europe, the paradigm of progress, the image of solidarity and endless economic nirvana. An ambitious spectacle of outstanding stupidity and blatant laisser-faire attitude taking place in a region of Europe bereft of any natural source of energy, raw materials or commodities, except for a trickle of oil from the North Sea. All that while China and India were simultaneously embarking on a gargantuan industrialization program that is now reshaping the face of the world, challenging old players in a new game. They have the cash reserves to achieve it and they account for over 30% of the population of this planet The class of nouveaux-riches is fast growing in the East, while diminishing in the West. We"ve more billionaires (milliardaires) in Moscow than you can count in New York. The italian auto makers, Ferrari, Lamborghini, Maserati sold more of their prestigious units to China in the last 12 months than they did in Europe and the USA combined. UBS AG is closing branches in the USA and Europe, opening new ones in Singapore and Hong Kong. Nestle is pushing aggressively into the Chinese food market, that's where the action is at the moment. If Germany was not a member state of the the EU, the euro would have now plummeted to the level of the peso, the peso of Brussels. I don't criticize the creation of the euro zone as the comments below suggest, I ridicule the implementation of the system. It has been "launched" a la bonne franquette, with rules and regulations conceived to maintain strict financial discipline with no official body created or nominated to monitor or supervise on a regular basis the financial position of its member states, ensuring strict adherence and conformity to the desired objectives. A laisser-faire attitude became the order of the day and the treaty in total irony stipulated that in the event of a menber state failing in its obligations, the responsability would be solely limited to the roque participant. Oh yeah.....look at the carnage these days, a supernova exploding in debris.... Ireland, the Celtic tiger is the new Celtic pauper, sharing its misery with the Mediterranean cousins, burdened with massive indebtedness, negative economic growth, double digit unemployement rate...et j'en passe! Going for years with no relief in sight, a rendez-vous with destiny. Any newborn in the UK {England} today is inheriting a government legacy in the vicinity of 70000 pounds. And I can go on for the rest of the day.... To the author below, perhaps still wondering why the swiss franc is daily riding new heights while the euro, US$ and british pound are being trashed with obvious disdain? Assuming the euro zone is the paradisical venue you claimed it's, the present trend must be then a market aberration in your views and the swiss franc should be dumped in a rubbish bin. Oh dear....give me a rest, please! Lucky still, The New Europe has a symbolic entertainer in the italian capital city. Draped bby Georgio Armani, sporting a facelift and hair transplant, Silvio Berluconi's rants and frolic conduct, amusing alleged romps with juvenile belly dancers, projecting an image of youthful bonhomie and unrestrained indulgence, if you still can afford it. I love the guy, he's so cool! And while Rom is buried in debts and the euro reduced to ashes. | | |  |
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| Réaction de grècenouvelle le 31.07.2011 à 17:35 | | J'ai bien compris qu'Elio n'était pas favorable à l'euro, ce... J'ai bien compris qu'Elio n'était pas favorable à l'euro, ce qui ces jours-ci n'est pas très original. Cela traduit par contre une totale absence de vision pour l'Europe et une méprise sur le rôle de la finance. Sur la vision: dans le G8 de demain, l'Europe est condamnée à agir et parler d'une même voix si elle ne veut pas - et vous avec elle- disparaître dans les oubliettes de l'histoire. Au niveau monétaire, cette voix est matérialisée par l'euro. Sur le rôle de la finance: les financiers ne sont élus par personne. Ils sont donc au service d'une politique, d'une stratégie ou d'une vision et pas l'inverse! L'euro est donc une question existentielle pour l'Europe de demain et aucun Européen avisé, à moins d'être suicidaire ou de mauvaise foi,ne souhaite la disparition de l'euro. Mais ce dernier a des exigences que les gouvernements doivent expliquer à leurs citoyens. L'enjeu est le suivant: si vous souhaitez continuer à l'avenir à jouer un rôle au niveau planétaire et profiter d'un niveau de vie somme toute enviable, vous devez notamment renforcer la gouvernance économique de l'UE, améliorer la productivité de certains pays et gérer correctement les finances publiques.Les gouvernements doivent rassurer leurs citoyens et chasser les populistes sur leur terrain: celui des peurs liées aux changements. C'est aux politiques de défendre et de s'entendre sur leur vision de l'Europe et pas aux financiers! Tout retour à des monnaies nationales et tout recours au nationalisme et au protectionnisme signeraient le déclin des citoyens européens. Il est tout de même temps de retenir les leçons de l'histoire du siècle passé!
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| Réaction de Elio le 15.07.2011 à 08:50 | Reading your valuable comments, there's an additional reason tu support... Reading your valuable comments, there's an additional reason tu support what I previously said: Let the Germans pay the bill! Going back to the creation of the euro zone over a decade now, it was then obvious to any competent analysts, that Greece didn't have the mantel to compete with the northern european states. I mean exporting goat cheese and figs only get you so far on the scale. Even assuming now that the whole greek liabiliy package would be "pardoned" , the slate wiped clean by the EU Central Bank {a very unlikely event} Greece would need a 30% devaluation in order to remain competitive in the euro zone. Spain and Portugal, more or less in the same range. As you cannot devalue the euro for some EU members, the whole concept of monetary union was flawed from day one. The treaty was signed and endorsed over a weekend in Brussels, with a handshake and a smile of victory for Europe. All these "fishy" details were discarded, risks brushed under the table, a new currency and a new era for the good of Europe. Ladies and gentlemen, like me, you witnessed the bullshit that went on with Chancellor Helmut Kohl, he was the man who wanted the European Union with the Club-Med countries right there, at the core of it. As I said previously, Anne-Marie, let the Germans pay the bill. | | |  |
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| Réaction de Anne-Marie Bergdol - Chexbres le 14.07.2011 à 22:09 | | A Elio : Seulement maintenant je réponds à votre question... A Elio : Seulement maintenant je réponds à votre question : « qui doit payer la facture de la crise grecque ? » Sorry ! Certainement plusieurs scénarios sont possibles – et ne s’excluent pas ; ils sont abondamment discutés dans les médias par des personnes plus qualifiées que moi. Mais de mon côté je vous signalerai une piste. Lors de la dernière guerre mondiale, l’armée allemande a provoqué en Grèce des dégâts énormes, la perte de près de 10% de la population ; mais elle a volé aussi tout l’or des banques grecques, tous les biens qui pouvaient être transportés, jusqu’aux rails de chemins de fer, laissant la Grèce meurtrie, mais aussi dans une pauvreté profonde. Par la suite l’Allemagne n’a pas payé à la Grèce de réparations pour les pertes subies, mais n’a non plus rien rendu des biens volés. Ces biens et les intérêts additionnés représenteraient semble-t-il autant que la dette grecque actuelle. Mais un article écrit par un historien allemand A. Ritschl, publié par le « Spiegel » et repris par le « Courrier International », vous donnera plus de renseignements. En voici quelques extraits. Vous pouvez aussi lire l’article dans le No 1078 du « Courrier International ». ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Article complet sur : http://www.courrierinternational.com/files/pp/Hebdo/H1078/index.htm#/19 « Au XXe Siècle, Berlin a été le roi de la dette » Au cours du siècle dernier, l’Allemagne s’est trouvée trois fois en faillite. Si elle a pu se relever, c’est entre autres au détriment de la Grèce, explique l’historien de l’économie Albrecht Ritschl. Elle ferait bien de s’en souvenir. Der Spiegel (extraits) Hambourg L’Allemagne joue les donneuses de leçons sur la question de savoir s’il convient d’accorder de nouvelles aides à la Grèce. Le gouvernement se montre inflexible sur le mode : « Vous n’aurez de l’argent que si vous faites ce que nous vous demandons. « Cette attitude est-elle justifiée ? ALBERT RITSCHL Non, absolument pas. Dans toute l’histoire récente, c’est l’Allemagne qui a connu les pires faillites d’Etat, au XXè siècle. Sa stabilité financière et son statut de bon élève de l’Europe, la République fédérale les doit uniquement aux Etats-Unis, qui, aussi bien après la Première Guerre mondiale qu’après la Seconde, ont renoncé à des sommes considérables. Malheureusement, on a un peu trop tendance à l’oublier. (…) … Et après la Seconde Guerre mondiale. .. Les Etats-Unis ont veillé à ce que l’on n’exige plus de l’Allemagne des réparations aussi exorbitantes. A quelques exceptions près, toutes les demandes ont été renvoyées à une future réunification des deux Allemagnes. C’est véritablement ce qui a sauvé l’Allemagne, cela a été le fondement du miracle économique qui a commencé dans les années 1950. Mais les victimes de l’occupation allemande ont dû renoncer aux réparations, y compris les Grecs. La République fédérale passe pour être un modèle de stabilité. Combien de fois l’Allemagne a-t-elle fait faillite, au total ? Cela dépend du mode de calcul. Rien qu’au cours du siècle dernier, au moins trois fois. Après les premiers défauts de paiement, dans les années 1930, les Etats-Unis ont consenti une remise de dette considérable à la République fédérale, en 1953. A partir de là , l’Allemagne s’est portée comme un charme pendant que le reste de l’Europe se saignait aux quatre veines pour panser les plaies laissées par la guerre et l’occupation allemande. Même en 1990, le pays s’est retrouvé en situation de non-paiement. Pardon ? Un défaut ? Oui, le chancelier d’alors, Helmut Kohl, a refusé d’appliquer l’Accord de Londres de 1953 sur les dettes extérieures de l’Allemagne, qui disposait que les réparations destinées à rembourser les dégâts causées pendant la Seconde Guerre mondiale devaient être versées en cas de réunification. Quelques acomptes ont été versés. Mais il s’agissait de sommes minimes. L’Allemagne n’a pas réglé ses réparations après 1990 – à l’exception des indemnités versées aux travailleurs forcés. Les crédits prélevés de force dans les pays occupés pendant la Seconde Guerre mondiale et les frais liés à l’occupation n’ont pas non plus été remboursés. A la Grèce non plus. (…) Et le premier des payeurs devrait être l’Allemagne… En résumé, oui. Nous avons été très inconséquents – et nos industries exportatrices s’en sont bien trouvées. Personne en Grèce n’a oublié que la République fédérale devait sa bonne forme économique aux faveurs consenties par d’autres nations. Les Grecs sont parfaitement au courant des articles hostiles à leur égard parus dans les médias allemands. Si le vent tourne dans le pays, de vieilles revendications liées aux réparations de guerre pourraient refaire surface, y compris dans d’autres pays européens. Et si l’Allemagne se trouve contrainte de les honorer, nous y laisserons notre chemise. En comparaison, le renflouement de la Grèce est plutôt une bonne nouvelle. Si nous écoutons les boniments dont on nous abreuve et nous continuons à jouer les grippe-sous, le cigare aux lèvres, nous sommes condamnés tôt ou tard à voir resurgir de vieilles ardoises. Quelle solution serait actuellement préférable pour la Grèce – et l’Allemagne ? Les faillites qu’a essuyées l’Allemagne au siècle dernier nous enseignent que le plus raisonnable serait de consentir une remise de dette généreuse. Ceux qui ont prêté de l’argent à la Grèce seraient alors contraints de renoncer à une bonne part de leurs créances. Certaines banques n’y survivraient pas, et il faudrait alors mettre sur pied de nouveaux programmes d’aide. Cela pourrait revenir cher à l’Allemagne, mais, d’une manière ou d’une autre, il nous faudra mettre la main à la poche. Et puis la Grèce se verrait ainsi donner une chance de prendre un nouveau départ. Propos recueillis pas Yasmin El-Sharif
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| Réaction de Elio le 29.06.2011 à 09:12 | The previous comments below, aired the various benefits of Greece... The previous comments below, aired the various benefits of Greece as an importer from the other EU members, Germany standing out as a real winner. Granted! Great! Fabulous! WHo's paying the bill now? | | |
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| Réaction de Anne-Marie Bergdol - Chexbres le 29.06.2011 à 00:47 | | L’intervention de « Grècenouvelle » est très intéressante et ses... L’intervention de « Grècenouvelle » est très intéressante et ses remarques ouvrent des perspectives importantes. C’est certainement à très juste titre que ce correspondant écrit que « les créanciers doivent effacer une partie de la dette car ils ont déjà suffisamment encaissé d’intérêts, et surtout ils doivent montrer au moins autant de patience à se faire rembourser qu’ils en ont mis à endetter la Grèce ». J’aimerais cependant faire une remarque quant à la phrase suivante : « les Grecs … (qui ont) dilapidé l’argent … menti sur leur situation et vécu … au-dessus de leurs moyens ». « Les » Grecs, ce qui signifie logiquement, « les Grecs dans leur ensemble » : est-ce vraiment une réalité ? On lit et on entend couramment ces généralisations dans nos médias (mais pas dans l’Hebdo !). «Les » Grecs qui ont menti sur la situation du pays sont les différents gouvernements, et pas les citoyens, bien sûr. « Les » Grecs qui n’ont pas payé d’impôts, sont une partie des indépendants et de grandes entreprises (grâce à leurs liens avec le pouvoir politique ?) ; les salariés ont toujours été obligés de les payer, étant en grande partie imposés à la source. « Les » Grecs qui ont vécu au-dessus de leurs moyens sont restés une minorité, les autres ayant des salaires et des retraites trop bas pour pouvoir faire des emprunts d’une quelconque importance. Le grand problème, c’est que les Grecs qui doivent maintenant payer les pots cassés sont principalement ceux qui n’en ont pas les moyens, et qui justement n’ont pas eu la possibilité de frauder le fisc ou de vivre au-dessus de leurs moyens. Déjà en 2009, avant l’éclatement de la crise, les retraites et les salaires étaient bas, ces derniers tournant en majorité autour de 1000€ ; de nombreuses personnes étaient obligées d’avoir un deuxième poste de travail. La première vague d’austérité a amené une diminution des salaires, dans les domaines public et privé, diminution évaluée à 10-30%, selon le type d’emploi ; les retraites également ont diminué. Les nouvelles mesures d’austérité (augmentation d’impôts divers, de la TVA) feront perdre dans beaucoup de cas l’équivalent de deux mois de salaire par année. De nouvelles réductions de salaires auront lieu. Le salaire mensuel moyen est actuellement de 870€ environ, alors que l’alimentation n’est pas moins chère qu’ici p.ex. Il semble maintenant clair, même en dehors de la Grèce, que cet effondrement du pouvoir d’achat affaiblit beaucoup l’économie intérieure de la Grèce et fait augmenter le chômage, la pauvreté et la récession.
Dans son intervention, « Elio » parle de la « stupidité des Allemands » ; mais je pense qu’ils n’ont jamais été stupides dans leurs relations avec la Grèce : ce pays a été un marché fructueux pour l’Allemagne, qui y a écoulé 13% de ses exportations ; grâce à la corruption, des entreprises allemandes ont pu vendre de très grandes quantités de produits et d’équipements à l’Etat grec à des prix en partie exorbitants. J.-Cl. Juncker, président de l’Eurogroupe, a déclaré publiquement en octobre 2010, qu’il savait que « la France et l’Allemagne gagnaient d’énormes montants d’argent par leurs exportations vers la Grèce ». Actuellement, les pays qui prêtent à la Grèce, dont l’Allemagne, prélèvent de bons intérêts à leur propre avantage sur leur « aide » à la Grèce, fait qui est confirmé par J.-Cl. Juncker également.
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| Réaction de elio le 24.06.2011 à 04:24 | The introduction of the euro, the single currency for Europe... The introduction of the euro, the single currency for Europe over a decade now, was strongly endorsed by the then Chancellor of Germany, Helmut Kohl All members of the euro zone were well aware of the risks involved with the proposed monetary union, especially with the Club-Med participants, Greece, Spain, Portugal, showing little economic ability, poor capacity to match the northern economies of Europe. Let face it: Greece is exporting figs, Germany BMW and that much more. Anyone with half a brain still working could envisage the problems facing the euro members now. Spain and Portugal are or were cheap holidays destinations then, so was Greece. They're not industrialized in any sense of the world, looking at these economies, I think Phuket, Bali...or some other holidays resorts. Nothing calibrated for the task ahead of them. Yet, Helmut Kohl, strongly brushed away all these concerns and loudly endorsed their membership in the euro zone. Let the Germans pay for their stupidity! | | |  |
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| Réaction de grècenouvelle le 23.06.2011 à 16:23 | | Il n'y a qu'un plan qui vaille: celui de placer... Il n'y a qu'un plan qui vaille: celui de placer devant leurs responsabilités tous les acteurs de cette tragédie y compris ceux qui travaillent dans l'ombre à chauffer les esprits. A savoir: - les débiteurs de cette montagne de dettes, c-à-d les Grecs eux-mêmes, pour avoir dilapidé l'argent,repoussé la modernisation du pays, menti sur leur situation et vécu ostensiblement au-dessus de leurs moyens; - les créanciers de cette montagne de dettes, soit les milieux financiers qui ont prêté des milliards d'€ les yeux fermés en se contentant d'en engranger les bénéfices; - les agences de notation, toutes américaines et bras droits des intérêts anglo-saxons, qui agissent telles des pompiers qui éteindraient les feux avec du kérosène! - l'UE dont on attend en vain un coup de gueule à l'encontre des milieux anglo-saxons qui feraient mieux de se préoccuper du dollar ($ 1500 mia de déficit annuel) et de la £ que des € 350 mia de dette cumulée de la Grèce. Les Grecs doivent rembourser ce qu'ils ont su dépenser. Les créanciers doivent effacer une partie de la dette car ils ont déjà suffisamment encaissé d'intérêts et surtout ils doivent montrer au moins autant de patience à se faire rembourser qu'ils en ont mis à endetter la Grèce. Quant aux milieux anglo-saxons, il est temps de se mettre au chevêt du dollar et de cesser de s'en prendre à l'€.Sinon, l'UE pourrait thématiser la banqueroute de la Californie, ce qui est nettement plus conséquent pour les USA que celle de la Grèce pour l'Europe. Ainsi naitra une Grèce nouvelle et compétitive et on pourra en remercier l'euro. | |  |
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