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Ils ont dessiné «L’Hebdo»

Mis en ligne le 03.02.2017 à 05:59

Antoine Duplan

Hommage. Indispensable condiment du texte, le dessin est consubstantiel à l’aventure de «L’Hebdo». Une quinzaine d’artistes tirent leur chapeau au magazine qu’ils ont accompagné.

A l’aube des années 70, le dessin de presse était une denrée rare sur les bords du Léman. Barrigue et Burki dessinaient encore dans les marges de leurs cahiers. La référence suprême en matière de dessin de presse était André Paul, qui a fourni quelques belles caricatures à L’Hebdo. Dans la presse de gauche, Leiter peignait en noir le visage de la Suisse et, s’il a placé quelques dessins dans le magazine, il n’a pas plus convaincu que Poussin: l’un était trop noir, l’autre trop coloré.

La rédaction préférait le réalisme de Füeg le pointilliste, de Bernard Melon, de Cecilia Bozzoli ou de Sylli, le roi de l’aérographe. Le dessin d’humour a lentement fait son trou, avec Devrient (Phoenix & Co) ou Cocchi (Ga-Ma la fourmi) – ainsi qu’avec Le Baron noir de Got et Pétillon.

Lentement, des illustrateurs, des créateurs de bandes dessinées, des artistes ont essaimé leurs couleurs dans les pages encore grises du magazine. Sculpteur et peintre féru de pataphysique, Henry Meyer amène un grain de folie. Ab’aigre, Reuman, Exem, Cosey s’en mêlent. En 1988, Mix & Remix, sur des scénarios de Pierre-Jean Crittin, commence la publication des «Histoires mécaniques».

Zep déploie une imagination prodigieuse pour animer une chronique de brèves économiques. En août 1996, de retour de vacances, le rédacteur en chef frôle l’attaque quand il découvre Titeuf en une du journal… Les cris de joie de ses enfants calment son angoisse.

Chappatte, Noyau, Haydé, Albertine, Anne Wilsdorf, Denis Kormann, Buche et maints autres illustrateurs font les belles pages du journal. Entre 2008 et 2010, dans le cadre de BD-Fil, L’Hebdo sort trois éditions tout en dessins sous des couvertures de Dupuy-Berberian, Frederik Peeters et Zep. Lors de la première de ces opérations, la rédaction de L’Hebdo opère sa jonction avec celle de Fluide Glacial, ce qui n’engendre pas la morosité…

En 2013, coup de tonnerre: Mix & Remix largue les amarres. Pour remplacer l’irremplaçable, L’Hebdo imagine une Académie du dessin de presse. Une vingtaine de dessinateurs sont contactés, une dizaine collaborent, tous se lassent des parutions parcimonieuses qu’implique le tournus. Tous sauf un, Nicolas Demy, dit Nic, dont Le Petit Bonhomme fait un dernier tour de piste (voir  Réactions).


Pour se souvenir des beaux jours, une quinzaine de dessinateurs ont évoqué, chacun à sa manière, la triste fin du magazine qui les a aimés et qu’ils ont illuminé. 


Hebdo » Culture


NIC Petit correctif, mon nom c'est Nicolas DENIS... pas Nicolas DEMY... 03.02.2017 - 20:41

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