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Littérature: dix éditeurs romands, dix coups de cœur du printemps

Mis en ligne le 16.04.2015 à 05:57

Isabelle Falconnier

Actualité littéraire. «L’Hebdo» a demandé à dix éditeurs romands de choisir un    seul auteur parmi leur actualité du printemps. Dix plumes nouvelles ou à découvrir,    dix rencontres à faire au prochain   Salon du livre de Genève.

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Le choix de Jean-Philippe Ayer, Editions de l’Hèbe, Charmey
«Coffret», de Jacques Tornay 


«Il s’appelle Jacques Tornay, il est Valaisan, il est né le même jour que James Joyce, il a l’âme d’un poète et un humour décalé à souhait. Pour fêter ses quarante ans d’écriture (et ses 65 printemps!), les Editions de l’Hèbe ont recueilli en trois volumes ses productions courtes les plus récentes. C’était comme Elvis, L’apprentissage de la rondeur parfaite et L’ombre du chat sur la pelouse vous emmèneront dans un univers pour le moins étonnant.»










Le choix d’Andonia Dimitrijevic, Editions L’Age d’Homme, Lausanne
«La petite galère», de Sacha Després 


«La petite maison dans la prairie se réveille au «royaume du béton» et suffoque. Caroline disparaît, Charles s’efface. Les rôles familiaux et sociaux sont bouleversés, l’identité de Laura et Marie est en crise. Elles se construisent à travers leur sexualité, entre innocence et perversion, adoptant les multiples visages de la féminité pour survivre. La violence de cette tragédie n’a d’égale que la beauté de son style incisif qui dépeint avec une poésie crue l’éveil du désir et un besoin d’amour qui, dans cet environnement, nous condamne. Une échappatoire? Votre imagination.»



Le choix de Stéphane Bovon, Editions Hélice Hélas, Vevey
«Ohrtodhoxes», de Casimir M. Admonk


«L’auteur n’a rien fait. Rien. Il arrive nu, debout sur une pirogue. Il serre discrètement un petit ouvrage: Ohrtodhoxes. L’argument, c’est le titre, sa propre objection. Ohrtodhoxes aime rire, réfute, tord, déjoue, viole. Il cherche la poésie là où elle s’endort, dans le lien commun, là-haut sur la montagne, la femme qui crie, on s’en fout de la femme, c’est juste qu’elle crie. La syntaxe est un puits. Ohrtodhoxes ne finit pas ses phrases, il ne les commence pas non plus, entre deux il efface les traces. La sémantique est linéaire, elle est diffuse et s’imprime comme une grammaire impressionniste, expressionniste, relativiste.»








Le choix de Laurence Gudin, Editions de la Baconnière, Genève
«Les cartes du boyard Kraïenski», d’André Ourednik


«André Ourednik est entré dans le monde littéraire par la poésie et l’essai. Il publie aujourd’hui son premier roman. Son bagage intellectuel est original: il est philosophe et géographe. On entre donc confiant dans un roman qui envoie un jeune chercheur tracer les limites exactes de l’Europe pour obtenir une carte irréprochable. Rapidement, le talent de conteur d’Ourednik prend le dessus et on est malmené, surpris, enchanté.»



















Le choix de Bernard Campiche, Bernard Campiche Editeur, Orbe
«Un lieu sans raison», d’Anne-Claire Decorvet


«Cet ouvrage, fondé sur des rapports d’archives, m’a marqué par son approche de l’histoire de la psychiatrie au XXe siècle et la trajectoire incroyable de Marguerite Sirvins (1890-1957), dont la fameuse robe de mariée est exposée à la Collection de l’art brut. Une étude passionnante des rapports étranges entre l’art et la folie. C’est le troisième livre d’Anne-Claire Decorvet, Prix Georges-Nicole 2010 pour En habit de folie. Une auteure remarquable.»
 

 

 

 

 

 

 


Le choix de Michel Moret, Editions de l’Aire, Vevey
«Les angles morts», de David Amherdt


«L’éditeur allemand Fischer disait qu’un bon éditeur est celui qui édite des livres que les autres ne veulent pas. Cela voudrait dire que le cœur d’un éditeur bat à un rythme différent. Il s’enthousiasme pour des auteurs inconnus. Ce fut mon cas récemment pour le premier livre de ce jeune professeur de philologie, remarquable par sa concision et sa limpidité. Il décline le thème de la mort. Sur tous les tons, alliant gravité et humour, et ce dans une qualité d’écriture de haute tenue, nous rappelant que la morale est d’abord une question d’esthétisme.»








Le choix d’Alexandre Regad, Editions Encre fraîche, Genève
«L’enfant de Mers el-Kébir», de Sophie Colliex


«Lire ce roman, c’est se plonger dans des pages oubliées de l’histoire de l’Algérie française. Avec ce premier roman lumineux, l’auteure fait revivre de manière convaincante la construction du grand port et les épreuves de la guerre.

L’histoire de Michel et de son entourage, écrite avec une grande humanité, se développe dans ce contexte intense. Un mystère plane autour de l’enfant, tandis que ses yeux s’ouvrent sur un monde à la fois dangereux et passionnant.»


Le choix de Caroline Couteau, Editions Zoé, Carouge
«Les neiges de Damas», d’Aude Seigne


«Damas m’a changée», explique Alice. Six ans après un hiver passé dans les sous-sols du Musée national de Damas à répertorier des tablettes sumériennes, elle revient sur cet «hivernage» qui marque son passage à l’âge adulte. J’aime chez Aude Seigne sa douceur et sa précision, sa hardiesse aussi. Elle signe un voyage intérieur qui est une réflexion sur le désir, le doute et sa génération, celle de l’après-mur de Berlin. Grâce à Aude, je comprends comment les 20-30 ans voient le monde. Leur agilité à s’en emparer est réjouissante.»














 Le choix d’Ivan Slatkine,Editions Slatkine, Genève
«Au-delà des cerfs-volants. Chroniques d’une étrangère en Chine», d’Emmanuelle Werner Gillioz


«En 2010, l’auteure s’installe à Pékin, où son mari est engagé à l’ambassade de Suisse. La Genevoise retrace dans ce premier livre, d’une plume fine et avec un style concis, cette aventure qui durera trois ans: la rencontre avec la Chine, le quotidien d’une famille d’expatriés, les différences culturelles. Sous forme de chroniques, ponctuées de photographies, elle livre le regard d’une étrangère sur la Chine contemporaine. Celui d’une femme, d’une mère, au-delà des préjugés.»











 Le choix d’Ivan Slatkine,Editions Slatkine, Genève
«Au-delà des cerfs-volants. Chroniques d’une étrangère en Chine», d’Emmanuelle Werner Gillioz


«En 2010, l’auteure s’installe à Pékin, où son mari est engagé à l’ambassade de Suisse. La Genevoise retrace dans ce premier livre, d’une plume fine et avec un style concis, cette aventure qui durera trois ans: la rencontre avec la Chine, le quotidien d’une famille d’expatriés, les différences culturelles. Sous forme de chroniques, ponctuées de photographies, elle livre le regard d’une étrangère sur la Chine contemporaine. Celui d’une femme, d’une mère, au-delà des préjugés.»














 

Paulo de Jesus / dr / Yvonne Böhler / Sophie Monari / PHILIPPE PACHE / DR / L’Age d’homme / edition slatkine


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