Chères lectrices, chers lecteurs,

Nous vous informons que le dernier numéro de L'Hebdo paraîtra exceptionnellement le vendredi 3 février 2017.

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A l'image de L'Hebdo

Mis en ligne le 03.02.2017 à 06:00

Luc Debraine

«Métier: journaliste»: cette couverture de L’Hebdo, au printemps 1987, a changé ma vie. A l’époque, j’étais un vague licencié en lettres de l’Université de Lausanne qui cherchait sa voie. Je m’apprêtais à partir à l’institut d’histoire de l’art Longhi, à Florence, où j’avais obtenu une bourse. Et voilà cette une, ainsi que le dossier qui faisait l’éloge d’une profession connue, car j’avais un père qui travaillait dans ce domaine si particulier.

Jacques Pilet, dans son édito, écrivait: «Beaucoup rêvent de ce métier, mais les jeunes qui s’y lancent avec la passion et l’élan nécessaires sont encore trop peu nombreux. D’autant que les entreprises de presse ont toutes des projets d’extension.» J’ai retrouvé ce numéro d’il y a trente ans l’autre jour. Je le garde comme un talisman.

La formation au loin ou le journalisme ici: j’hésitais. Voilà que cette couverture orientait d’un coup mon choix. Avec l’envie de me frotter au monde, d’écrire, de chercher des scoops, de vaincre ma fichue timidité. «Va vers ton risque», conseille le poète. C’est ainsi que je me suis retrouvé stagiaire à L’Est vaudois, à Montreux.

Avec la permission, toutefois, d’envoyer des articles à d’autres journaux ou magazines. J’avais L’Hebdo en ligne de mire, où j’ai placé des histoires de société et de culture, de photographie surtout. Chance: à cette époque lointaine, autant Jacques Pilet que son successeur, Jean-Claude Péclet, étaient des passionnés de photo.

Dès ses débuts, le magazine portait une attention particulière au photojournalisme, au reportage, à l’expression visuelle personnelle. Bien davantage, il permettait à des professionnels d’être des auteurs, de vrais créateurs. La double page «Galerie», dans les années 80, était la leur. Elle offrait un bel espace à des photographes confirmés et à des débutants prometteurs. Le noir et blanc était roi.

J’ai ensuite participé à l’aventure du Nouveau Quotidien, puis à celle du Temps, jusqu’à fin 2010. Vingt années ponctuées chaque jeudi par la parution de L’Hebdo, avec à chaque fois cette attente de découvrir la une, les différents sujets, les éditos, les chroniques. Encore davantage le choix des illustrations, la carte blanche laissée à tel ou tel photographe, le dialogue entre le texte et l’image dans un récit au long cours, une histoire rédigée avec la seule écriture lumineuse.

J’ai vu apparaître, au long fil de ces pages, de nouveaux types de portraits ou de mises en scène, des photographes qui cherchaient d’autres voies visuelles, à qui L’Hebdo lâchait la bride.
Puis j’ai rejoint cette rédaction, heureux de pouvoir écrire, encore et encore, sur la photographie. Ce n’était qu’une partie de mon travail. Elle me tenait à cœur.

En guise d’adieu, nous avons demandé à quelques photographes, tous anciens collaborateurs du magazine, de nous faire parvenir des images qui avaient particulièrement compté pour eux. Les voici.

Merci!
 


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