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Prix des lecteurs de L’Hebdo 2016: c'est parti!

Mis en ligne le 30.06.2016 à 06:00

Livres. L’édition 2016 du Prix des lecteurs de L’Hebdo est lancée. Dix lecteurs ont été sélectionnés pour composer le jury de la catégorie romans, présidé par Anne Bisang. Dix autres lecteurs composent le jury de la catégorie essais, présidé par Pascal Couchepin. La rédaction de «L’Hebdo» et Payot Libraire ont sélectionné dix romans et dix essais. Les lauréats seront désignés en octobre. Présentation du jury

L'interview vidéo de Pascal Couchepin, président du jury, catégorie essais

 

 


Propos recueillis par Isabelle Falconnier

Anne Bisang
Directrice du Théâtre populaire romand, présidente du Prix des lecteurs de L’Hebdo catégorie romans.

Quelle lectrice êtes-vous?

Je suis une lectrice contrariée. J’ai toujours l’impression que je devrais lire autre chose que ce que je suis en train de lire. J’ai mauvaise conscience en songeant à tous les livres intéressants et importants que je ne lis pas… Du coup, je lis plusieurs livres à la fois! Mon travail à la tête du Théâtre populaire romand ainsi qu’au comité de lecture du Théâtre de Poche me fait lire beaucoup de théâtre et de littérature de documentation autour des projets en cours. Je redécouvre de manière récente le plaisir de lire des romans, et c’est un vrai plaisir!

Qu’attendez-vous d’un bon roman?

J’en attends qu’il me fasse me poser des questions nouvelles, qu’il décale mon point de vue, ma vision des choses. Et qu’il cerne des personnages, des comportements, des psychologies de manière originale, inédite, intense. J’aime dans un texte, qu’il soit de théâtre ou de fiction narrative, qu’il laisse de l’espace pour les non-dits.

Quels auteurs vous interpellent?

Christine Angot m’interroge et capte mon attention, tout comme Doris Lessing, que je découvre tardivement mais avec passion.

Pourquoi avoir accepté de présider un jury de lecteurs?

Je me réjouis beaucoup de l’échange avec les jurés lecteurs. Je fais un parallèle avec le public des théâtres que je dirige depuis des années. La délibération autour des dix romans sélectionnés sera une occasion unique de partager des impressions intimes, d’entendre des choses qui se disent peu, émotionnelles, que souvent on ne partage pas, parce que la lecture est une chose a priori solitaire et privée. Et de savoir que nous serons rassemblés autour de notre passion commune de la lecture, que, au-delà de nos différences de parcours, d’activités professionnelles, de générations, nous nous retrouverons à égalité devant le pouvoir de l’imaginaire, cela me réjouit et me stimule beaucoup.

Lire également De Goldorak à la Sibérie, une sélection «romans» dense et gourmande pour découvrir la sélection 2016 des romans de langue française.


Propos recueillis par Julien Burri

Pascal Couchepin
Ancien président de la Confédération, président du Prix des lecteurs de L’Hebdo catégorie essais.

Lisez-vous des essais?

Oui, parmi les derniers livres qui m’ont marqué, je citerai Situation de la France de Pierre Manent (Editions Desclée de Brouwer, 2015). Ce philosophe discute des compromis qui doivent être faits dans la notion dure de laïcité pour pouvoir intégrer les musulmans de France. C’est le point de vue d’un esprit libéral sur la question de l’affirmation de la religion dans tous les domaines de la société. Je lis beaucoup de revues également, notamment Commentaires, fondée par le philosophe Raymond Aron. Je m’intéresse aux ouvrages qui éclairent les changements de mentalités et j’apprécie la vulgarisation scientifique. A ce propos, L’univers à portée de main de Christophe Galfard (Flammarion, 2015) a retenu toute mon attention.

Quels ont été les auteurs qui ont marqué votre pensée politique?

Je pense notamment au philosophe américain plutôt conservateur Thomas Molnar pour son ouvrage L’utopie, éternelle hérésie (traduit en français en 1973 aux Editions Beauchesne). J’avais environ 25 ans lorsque je l’ai découvert. Il combattait l’idée selon laquelle l’utopie est fertile au niveau politique. Au contraire, il la voit comme destructrice, parce qu’elle donne l’illusion que l’on peut, d’un coup de reins, sauter dans une autre dimension et réaliser le Grand Soir. Je m’étais intéressé à l’époque aux grandes utopies, en étudiant notamment le célèbre Utopia de Thomas More (publié en 1516).

Qu’est-ce qui vous a donné envie de présider le prix essais de «L’Hebdo»?

Simplement de partager avec d’autres le goût et la curiosité de l’essai. Je me réjouis de découvrir comment les membres du jury choisissent les ouvrages qu’ils lisent et en tirent profit. De débattre avec eux et de partager nos conclusions avec vos lecteurs.

Qu’attendez-vous d’un bon essai?

Qu’il soit efficace et m’aide à mieux me situer dans le monde, que ce soit celui des idées ou le monde tout court. Qu’il ne soit pas trop éloigné de mes préoccupations, pour me permettre de les prolonger. 

Lire également Dix essais pour aller voir derrière les apparences et comprendre le monde contemporain pour découvrir la sélection 2016 des essais en langue française.


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