Comme chaque année, la nécessité, au sortir des premiers salons horlogers, de choisir les nouveautés qui marqueront 2010. Partial et subjectif, l’exercice est attendu. Je citerai donc ici la cohérence de Cartier avec deux nouvelles collections, Captive pour Elle, Calibre de Cartier pour Lui, un nom fort peu poétique pourtant, complétées par de très beaux modèles de haute horlogerie (Chrono Central, Heures Sautantes, Astro-Tourbillon ou Folium Seconde de Dürer). Saluerai ensuite les pérennes et élégantes approches de Vacheron Constantin et Piaget avec pour chacune d’intemporels modèles extra-plats. Retiendrai ensuite pour Panerai le nouveau boîtier en aluminium oxydé aux tons chocolat ainsi que le rafraîchissant lifting du cadran de la Luminor Marina 1950. Mentionnerai aussi la toujours très manufacturière approche de Jaeger-LeCoultre avec, notamment pour 2010, le retour en collection de son calibre réveil et le lancement d’un innovant Duomètre à quantième lunaire; sans oublier, enfin, les classiques collections 1966 de Girard-Perregaux et Portugaise de IWC. La première s’enrichit d’un élégant chronographe à roue à colonne, la seconde, elle, subit un lifting en profondeur, moult nouvelles références à la clé. Hors le SIHH, ai aimé la cohérence de Corum et les nouveautés de ses collections Admiral’s Cup et Golden Bridge, souris face à la débridée approche d’Artya avec ses boîtiers «foudroyés» par des centaines de milliers de volts et ses cadrans uniques signés d’une artiste. Retenu enfin le concept Amadeo de Bovet Fleurier (ou comment facilement transformer sa montre poignet en gousset et pendulette de table) ainsi que les toujours très raffinés Tourbillons Volants de Jean Dunand et leur cadran en pierre rare, laque de Chine, émail ou peinture miniature.
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