LES FAITS
Le 30 juin 2010, Peter Siegenthaler, actuel directeur de l’Administration fédérale des finances (AFF), prendra sa retraite à 62 ans. Ce socialiste a, entre autres, orchestré le sauvetage de Swissair, introduit le frein à l’endettement pour les dépenses fédérales et œuvré de près au sauvetage d’UBS en octobre 2009. Son départ donne l’occasion à son ministre de tutelle, Hans-Rudolf Merz, de réorganiser le département des Finances et d’y créer un secrétariat d’Etat dédié aux affaires internationales, fiscalité en tête.
LES COMMENTAIRES
La presse romande reste muette, sauf Le Temps: «Le Département des finances perd un rouage essentiel (...) Il fait partie de ces socialistes qui ont su faire passer leurs convictions politiques au second plan.» Hommage lui est aussi rendu dans le Tages-Anzeiger: «Avec lui, la Confédération perd un de ses meilleurs fonctionnaires.» Surtout Hans-Rudolf Merz avec la réorganisation de son département qui s’annonce. «Merz perd la tête», ironise le Sonntagsblick auquel le démissionnaire confie que des raisons de santé l’ont poussé à partir. «Avec la crise, la charge de travail a été énorme.» Enfin, la radicale Neue Zürcher Zeitung regrette le départ «de cette personnalité parmi les plus influentes du pays».
À SUIVRE
Philipp Hildebrand, futur président de la Banque nationale suisse, a dit de Peter Siegenthaler qu’il est l’homme «le plus puissant de l’administration fédérale». Un avis que partage Daniel Züberbühler, l’ex-directeur de la Commission fédérale des banques. Est-ce la raison pour laquelle le président d’economiesuisse, Gerold Bührer, désire voir le socialiste diriger les finances d’un groupe suisse? Peter Siegenthaler jure ne pas être intéressé.
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