L’une des quintessences de la haute horlogerie est, dit-on, de réussir à miniaturiser dans une montre le maximum de complications. Dire et faire entendre le temps, bien sûr (réel, solaire, chronométré, d’ici, d’ailleurs...), mais aussi celui de la lune, de l’agenda (jour, date, mois, année), etc. Et, si possible, avec lisibilité mais audace dans les affichages.
Chaque année, grandes maisons et maîtres horlogers rivalisent de créativité pour atteindre ce Graal horloger, et battre un record dans le nombre affiché de complications ou dans la manière de les architecturer.
Lors du récent Baselworld 2011, Patek Philippe a ainsi levé le voile sur ce qu’elle désigne comme «sa seconde montre-bracelet la plus compliquée jamais réalisée» avec sa nouvelle 5208P automatique, soit un chronographe monopoussoir à répétition minute et quantième perpétuel à sauts instantanés réalisé en platine avec cornes évidées pour un total de 701 composants et 5 dépôts de brevets.
Dans les allées du salon, on murmurait également beaucoup, même si peu l’avaient «vu de leurs yeux vus» sur la future Hommage à Nicolas G. Hayek de Breguet, la «montre la plus compliquée du monde» avec, promettait-on, «entre 45 et 46 complications».
Il fut aussi beaucoup question de la toute récente création de Dominique Loiseau, l’un des grands maîtres horlogers des décennies 1980-90 et qui, après six ans de travail, revenait dans la lumière avec sa nouvelle 1f4, du nom d’une célèbre ouverture aux échecs signée Henry Edward Birds.
Soit, pour 32 complications et 831 composants, un chronographe automatique à quantième perpétuel, tourbillon volant, GMT, équation du temps, répétition minute, petite et grande sonneries, etc. ainsi que - last but not least et brevet à la clé – un subtil, ingénieux et discret mécanisme de cadrans réversibles...
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