La Commission d’experts chargée par le Conseil fédéral d’examiner la question des établissements trop grands pour faire faillite – les fameuses entreprises too big to fail – vient de piler sur les freins. Ses conclusions, attendues pour la fin de ce mois, seront finalement présentées à fin septembre. Sage décision de ces sages d’alerter le Conseil fédéral.
SE PRÉPARER AU PIRE EST NÉCESSAIRE.
Il est urgent d’attendre. Attendre les recommandations du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. De la définition des fonds propres de catégorie 1 et 2 retenue par cette instance internationale dépendra l’ampleur du swiss finish – ou son absence – destiné aux géants bancaires helvétiques.
Ces deux grandes banques, dont chacun des bilans pèse plus lourd que la création de valeur de tout le pays en une année. Un poids plus qu’imposant: il rend inimaginables aussi bien une faillite qu’un sauvetage massif. Mais l’inimaginable ayant manifesté une fâcheuse tendance à devenir réalité pendant cette crise, le questionnement sur des alternatives à ces scénarios catastrophiques ne peut plus être éludé.
Il est urgent d’attendre de connaître les futures règles du nouveau jeu mondial de la finance pour fixer celles applicables aux banques installées en Suisse. Et tout aussi urgent de prendre conscience – comme l’ont déjà fait experts et responsables politiques – que le courage de prévoir le pire est nécessaire. Pour s’y préparer. Et pour espérer pouvoir sauver l’essentiel en cas de tempête.
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