Immobilier. Investir très en amont
Anticipation. Un nouveau véhicule de placement collectif entend capter la plus-value immobilière qui naîtra des futurs droits à bâtir en Suisse romande.
Le groupe MK annonce le lancement de Realitim, une société en commandite de placements collectifs (SCPC) misant sur le marché porteur de la promotion immobilière; en particulier le développement des droits à bâtir. La forte attractivité de l’arc lémanique en termes d’emploi induit des besoins croissants de logements. Ils seront en partie satisfaits par des constructions à venir sur des terrains pour l’heure à l’état de friches industrielles ou situés en zone intermédiaire, selon l’équipe de direction de cette toute nouvelle société récemment présentée en conférence de presse à Lausanne.
Acheter dès à présent ces parcelles permet d’espérer une plus-value substantielle d’ici à quelques années. Encore faut-il pouvoir mener à bien tout le processus de promotion immobilière jusqu’à l’obtention des droits à bâtir, notamment les contacts avec les autorités communales; pour être à même d’insérer au mieux le projet de logements dans les stratégies de construction locales.
C’est ce que se propose de faire cette SCPC, présentée par son administrateur délégué, Anthony Collé, comme «le premier placement collectif dans la promotion immobilière en Suisse romande». Créée par la nouvelle loi sur les placements collectifs de capitaux (LPCC) en 2007, la SCPC est une société en commandite dont l’accès est réservé à des investisseurs qualifiés; soit des institutionnels, telles les caisses de pension, ou de riches particuliers. Ce, en raison des risques pris, comparables à ceux d’un investissement en capital risque. Mais la rentabilité promise est à l’avenant: ce statut juridique offre une fiscalité très avantageuse pour les souscripteurs de la commandi te. Yves Claude Aubert, administrateur de Realitim estime que «le rendement net annualisé après impôt devrait se situer entre 10 et 15%». Plutôt alléchant en cette période de faibles taux d’intérêt...
Accélérer la concrétisation des projets. Nullement impressionnés par les avertissements de la BNS sur la formation d’une bulle immobilière en Suisse, les concepteurs de Realitim s’appuient sur la vaste expérience du groupe MK pour affirmer qu’une équipe dédiée permettra d’accélérer la concrétisation des projets et, dans la foulée, celle de la plus-value. L’objectif affiché est de permettre, à un horizon de cinq à sept ans, la construction de 1500 à 2000 logements, principalement sur l’arc lémanique. Logements essentiellement destinés «au marché d’occupation», souligne Anthony Collé: celui de «la location de masse». Déjà au bénéfice de «promesses de souscriptions pour 8 à 10 millions de francs», Realtim espère atteindre une taille jugée idéale de «75 millions», à raison d’un minimum de 500 000 francs par souscripteur. L’entreprise espérant réaliser 80% de ses objectifs sur une durée de 5 à 6 ans - les souscripteurs devraient alors avoir récupéré leur mise de départ augmentée de l’essentiel des plus-values - sa durée de vie est de 5 ans, avec deux options de prolongation.
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