Baselworld ferme ses portes. Organisateurs et exposants ont le sourire, la conclusion optimiste – lyrique quelquefois. Mais derrière les sourires, les autocongratulations et les chiffres sur l’affluence et les commandes passées, le monde horloger est encore un peu dans l’ère de la méthode Coué. Certes, comparé à 2009, l’espoir était de retour. Dans les esprits, les regards et les envies. Et même si toute la planète horlogère a fait le déplacement sur les rives du Rhin, reste désormais à voir si l’engouement affiché n’était que de façade ou réel, si les commandes se confirmeront et si le toujours crucial et emblématique marché américain a définitivement tourné la page de la crise. Restera aussi à vérifier dans les semaines et mois à venir si le monde horloger aura retenu les leçons de la crise, si les carnets de commandes des fournisseurs vont enfin se remplir ou si, la reprise que tout le monde clame et proclame n’est qu’un soubresaut de circonstance après une année de déstockage, et surtout, comment et à quels volumes distributeurs et détaillants vont achalander leurs magasins. Une chose est sûre, en revanche, les clients finaux, eux, auront droit à une horlogerie 2010 empreinte de classicisme, de références rétro et vintage. Pressentie lors du SIHH de Genève, la tendance s’est pleinement confirmée. Plus que jamais, et dans tous les segments de prix, l’heure est en effet à la revisite et la réinterprétation du passé, au lancement de lignes ou de produits sobres, élégants et classiques. Exemple parmi d’autres: TAG Heuer. Dotée d’un tout nouveau mouvement automatique chronographe à pignon oscillant et roue à colonnes (calibre 1887) développé après le rachat de brevets d’un mouvement Seiko, sa nouvelle Carrera affiche ainsi un look épuré et hyperclassique, emblématique de la tendance 2010.
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