LES RELAIS SPORTIFS
RICHARD CHASSOT Deux vieilles connaissances du Vélo Club Fribourg. Richard Chassot est devenu directeur du Tour de Romandie cycliste, tandis que Jacques Bourgeois a repris la présidence de la Fondation pour le cyclisme romand, propriétaire du Tour. «Jacques est un fonceur, et un organisateur maîtrisant totalement son agenda.» Il lui attribue une qualité rare. «C’est un homme qui excelle aussi bien dans un législatif que dans un exécutif.»
NORBERT PANNATIER L’ami qui l’a d’abord initié à la peau de phoque au Grand-Saint-Bernard avant de devenir son chef des campagnes politiques. «En sport comme en politique, Jacques respecte toujours ses adversaires. Il se profile sans arrogance», confie-t-il.
JEAN-PIERRE FROSSARD Un Bullois qui a toujours été impressionné par sa conduite des séances: Jacques Bourgeois pose sa montre devant lui et fonce dans l’ordre du jour: «Une bonne séance ne dure pas plus d’une heure et demie.»
LES RELAIS POLITIQUES
ISABELLE CHASSOT Ils sont proches l’un de l’autre. La conseillère d’Etat et présidente de la Conférence des directeurs de l’instruction publique est aussi une passionnée de cyclisme. Elle s’est engagée pour que la Loterie romande devienne un partenaire du Tour de Romandie. Aura-t-elle en Jacques Bourgeois un futur collègue au gouvernement? Comme l’indépendant Pascal Corminboeuf ne se représente pas en 2011, le PLR pourrait rafler le jackpot avec deux élus, Maurice Ropraz et Jacques Bourgeois.
OLIVIER FRANÇAIS Comme le Genevois Hugues Hiltpold, le père du M2 à Lausanne fait partie de la même aile centriste du PLR. «Jacques est un Vaudois d’origine qui a très bien intégré la culture politique fribourgeoise. C’est un relais, un homme très efficace à l’heure d’ébaucher des solutions de compromis.» C’est grâce aux centristes du PLR que le Parlement a approuvé un doublement de la taxe verte sur l’électricité de 0,9 centime par kWh pour promouvoir les énergies renouvelables. «Je me suis fait un peu chahuter au sein de mon groupe», avoue Jacques Bourgeois.
LES RELAIS ÉNERGÉTIQUES
PIERRE-ALAIN URECH Encore une amitié de la sueur! Le CEO de Romande Energie et lui font de la peau de phoque ensemble et habitent tous deux Avry. Ils partagent la même vision en matière de politique énergétique. Assurer l’approvisionnement à travers le remplacement d’une ou deux centrales nucléaires tout en développant les énergies renouvelables. «Il ne faut surtout pas opposer les sources d’énergie les unes aux autres», souligne Jacques Bourgeois.
PHILIPPE VIRDIS Le CEO du Groupe E a une vision à travers la société Belenos créée avec Swatch Group: produire de l’énergie servant aussi bien aux besoins domestiques qu’à la mobilité, cela de manière décentralisée et propre à 100%. «Je crois à cette idée», confie Jacques Bourgeois.
MICHAEL KAUFMANN Le Fribourgeois garde un étroit contact avec le vice-directeur de l’Office fédéral de l’énergie. Le thème chaud du moment est la révision de la loi sur le CO2, qui doit servir de contre-projet indirect à l’initiative pour un «climat sain» réclamant une baisse de 30% des émissions de CO2 en Suisse d’ici à 2020. Faut-il y intégrer des mesures comme une taxe sur les carburants? Jacques Bourgeois s’y oppose, mais il veut maintenir le but d’une réduction de 20% des émissions de CO2, tout en conservant la possibilité d’acheter des certificats à l’étranger.
LES ENNEMIS
HILDEGARD FÄSSLER La députée socialiste saint-galloise ne souscrit pas du tout à l’idée d’une souveraineté alimentaire en Suisse, pour laquelle le directeur de l’USP a déposé une initiative parlementaire. «La souveraineté alimentaire est une “Schnapsidee” (une idée absurde) qui n’a aucun sens dans une Suisse entourée de voisins amis en période de paix. Jacques Bourgeois prône ainsi une politique agricole du XIXe siècle», s’étonne Hildegard Fässler.
PASCAL GENTINETTA Dans le dossier agricole, Jacques Bourgeois avoue ne pas être sur la même longueur d’onde que le directeur de l’association faîtière economiesuisse, s’avouant choqué par le rapport néolibéral de cette dernière dans ce domaine. «L’agriculture n’est pas un bien économique comme un autre. On ne peut pas délocaliser des fermes ni des paysages.»
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