Depuis six ans à la tête de la CCIG (la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Genève), Jacques Jeannerat défend les entrepreneurs, tout en poursuivant une carrière politique en parallèle comme chef du groupe radical au Grand Conseil genevois.
Il commence son cursus dès 1986 lorsqu’il s’implique dans la vie associative comme secrétaire général de l’Association du scoutisme genevois, avant de devenir secrétaire du Parti radical genevois.
Repéré par Marian Stepczynski, il entre au Journal de Genève où il effectue sa formation de journaliste. Après trois ans, il amorce un virage et est engagé par Chantal Balet auprès de la Société pour le développement de l’économie suisse (SDES), devenue ensuite Economiesuisse, comme collaborateur scientifique pour préparer notamment la campagne des votations fédérales sur les accords bilatéraux.
En décembre 2000, il entre à la CCIG dont il prend les commandes quatre ans plus tard. En six ans, il donne une impulsion à ce club d’affaires. Il augmente de 50% le nombre de membres et lui donne un plus grand impact sur l’échiquier politique où il poursuit sa carrière de politicien «parce qu’il aime cette discipline et parce qu’elle est indissociable de son mandat à la Chambre».
Ses refuges
Sa famille
Remarié il y a deux ans, il partage sa vie avec Mylène, une cheffe d’entreprise qui a mis sur pied un atelier d’arts créatifs ambulant. Il est le père de deux adolescents, une fille de 17 ans et un garçon de 15 ans, issus d’un précédent mariage. «Ma famille m’apaise et m’apporte un équilibre entre l’homme, l’élu et le responsable économique», relève Jacques Jeannerat.
Le marathon
De la course de l’Escalade à Morat-Fribourg, en passant par les marathons de Rotterdam, Prague ou encore Stockholm, il se passionne pour la course à pied depuis quarante ans. Une discipline qui lui apprend l’endurance, la persévérance et une manière personnelle de se ressourcer. D’ailleurs, la santé occupe une place importante pour ce passionné des questions alimentaires, adepte depuis toujours des petits-déjeuners de la doctoresse Kousmine.
Le monde du vin
Membre du jury des Médailles d’or des vins de Genève, il se plaît à découvrir les vignerons-encaveurs du terroir. Il cumule les fonctions dans le monde viticole puisqu’il est aussi Ecuyer d’honneur et grand argentier de l’Académie du cep de Genève. Il est fier de posséder une cave bien fournie – plus de 500 bouteilles – et avoue une certaine préférence pour les pinots gris de Genève et le gamay en cépage genevois «quand il est très bien vinifié».
Ses inspirations
Jean-Pascal Delamuraz
«Je l’ai admiré dès notre première rencontre», se souvient Jacques Jeannerat à propos de l’ancien conseiller fédéral. Il le rencontre pour la première fois lorsqu’il est secrétaire du Parti radical, à l’occasion de la campagne de votation fédérale sur l’EEE (Espace économique européen).
John Dupraz
Le conseiller national, aussi président de l’OPAGE (Office de promotion des produits agricoles de Genève), lui permet de faire son entrée en lice lorsqu’il le choisit comme secrétaire du Parti radical en 1993. Il salue tant «l’ascension, des scouts à la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Genève, que son art de convaincre les autres».
Chantal Balet
C’est la proposition de l’ancienne directrice d’Economiesuisse qui lui donne l’occasion de se mettre au service de son pays. Et aussi de relever un premier défi avec la campagne des accords bilatéraux.
John Fitzgerald Kennedy
Aussi bien l’homme que le président l’ont marqué . Avec son côté humaniste, JFK représente à l’époque un renouveau dans la manière de diriger un Etat.
Ses compagnons de route
Gabriel Barrillier
Ils se rencontrent lorsque Jacques Jeannerat l’interroge pour réaliser son portrait pour le Journal de Genève. Au cours de son mandat, l’ancien secrétaire de la Fédération des métiers du bâtiment (FMB), aussi député radical au Grand Conseil genevois, a travaillé régulièrement aux côtés du directeur de la CCIG.
Elus en même temps au Grand Conseil en 2001, ils ont œuvré ensemble sur de nombreux dossiers dont ils partagent souvent la même vision. «Jacques est un homme qui s’est façonné par lui-même. Il donne beaucoup et va toujours jusqu’au fond des choses qu’il entreprend», observe Gabriel Barrillier à propos de celui qu’il considère comme son frère d’armes.
Pierre Weiss
Le directeur en charge de la formation professionnelle et continue auprès de la Fédération des entreprises romandes (FER), aussi député libéral au Grand Conseil genevois, travaille de concert avec Jacques Jeannerat depuis une vingtaine d’années. «Nous partageons les mêmes idées et aimons aller de l’avant.
Jacques est un impulseur, car il donne des idées sans cesse et de manière infatigable», confie Pierre Weiss qui partage aussi la passion des vins, surtout ceux issus du terroir genevois dont il aime assurer la promotion au sein de l’Académie du cep.
Ses relais économiques
Pascale Roch-Gigandet
«Elle est mon bras droit, car elle ne laisse rien au hasard et pense à tous les détails. Je sais que quand elle prend les choses en main, je n’ai rien besoin de vérifier.»
Depuis quatre ans, la responsable de la communication de la CCIG collabore étroitement avec son directeur pour la rédaction des éditos et des textes, ainsi que pour les publications de la Chambre. Elle salue «son sens de l’écoute, sa disponibilité et son ouverture d’esprit qui en font un patron apprécié».
Philippe Moeschinger
Il a beaucoup d’admiration pour «le travail remarquable» du directeur de la Fondation pour les terrains industriels de Genève (FTI). «Il a su, depuis quinze ans, faire de la FTI une institution dynamique au service des industriels. Il a beaucoup de rigueur dans la gestion des dossiers, avec un sens de l’écoute particulièrement développé, tout en étant capable de dire non, mais avec le sourire.»
François Longchamp
Le conseiller d’Etat genevois en charge du Département de la solidarité et de l’emploi (DES) correspond au style du directeur de la CCIG: efficace et à l’écoute. «Pour moi, c’est celui qui consulte le plus un dossier. Je lui ai présenté les personnes qui ont créé Maison Hestia, une société privée qui s’occupe du placement des chômeurs de longue durée. Un contrat en a résulté et l’expérience perdure», explique le directeur de la CCIG.
Ses adversaires
Roger Deneys
Le député socialiste se retrouve souvent en opposition lorsqu’il s’agit de discuter des gros dossiers, notamment ceux touchant aux infrastructures routières. «Au cours de nos joutes, il prend systématiquement le contre-pied. Pour moi, il est trop dogmatique, surtout lorsqu’il prône la fin de la voiture», lance Jacques Jeannerat.
Joël Varone
Le secrétaire syndical d’Unia Genève s’est opposé au projet du député lorsqu’il a demandé une modification de la loi sur les heures de fermeture des magasins. Le syndicaliste prend, selon Jacques Jeannerat, trop doctrinairement la défense des vendeuses et des vendeurs et se bat pour le maintien de la CCT-cadre et des horaires d’ouverture en place. Le projet a été refusé en votation en novembre 2010 et les heures de fermeture sont demeurées inchangées.
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