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Javier Solana: «La Suisse peut intervenir là où les autres Etats ont trop d’intérêts»

Par Julie Zaugg - Mis en ligne le 24.03.2010 à 16:12

Visage de l’UE auprès de ses partenaires étrangers, l’Espagnol a eu le temps de se bâtir un solide carnet d’adresses et une belle expérience de la résolution de conflits. Il va désormais en faire profiter une ONG genevoise, spécialiste de la médiation.

Après dix ans passés à Bruxelles en tant que haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les relations extérieures, Javier Solana devient le nouveau président honoraire du Centre pour le dialogue humanitaire (CDH), une organisation basée à Genève. Il évoque sa nouvelle tâche, juste avant de prendre ses fonctions, fin avril.

Pourquoi avoir choisi le CDH pour poursuivre votre carrière?

Je connais le centre depuis de nombreuses années. J’ai travaillé avec lui lorsque j’étais haut représentant de l’UE pour la politique étrangère. Le plus souvent dans le plus grand secret. Nous avons par exemple collaboré sur le règlement du conflit d’Aceh, en Indonésie. J’ai toujours trouvé qu’il s’agissait d’une institution complète, professionnelle et discrète, des caractéristiques indispensables pour mener à bien une médiation.

Quelle sera votre contribution à cette organisation?

Je peux lui apporter mon expérience: j’ai œuvré comme ministre des Affaires étrangères de mon pays, l’Espagne, puis à l’OTAN et enfin comme responsable des affaires extérieures de l’UE. Dans ce dernier poste, j’ai eu de nombreuses crises à gérer. Enfin, j’ai une vraie passion pour la résolution de conflits.

Avez-vous l’impression que les conflits ont changé ces dernières années?

La nature des conflits n’a que peu évolué. Cela reste une opposition entre deux parties qui ne parviennent pas à se mettre d’accord. Mais la manière dont les conflits naissent, se déroulent et se résolvent a changé. Aujourd’hui, leurs causes sont plus souvent politiques que militaires, même s’ils débouchent souvent sur une prise d’armes. Cela signifie que leur résolution doit également se dérouler sur le plan politique, par le biais de la négociation.



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Tags: Javier Solana, Centre pour le dialogue humanitaire,

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