Contre-temps
Jeu de billes... en céramique
Après les billes en céramique servant à entraîner la masse oscillante et utilisées notamment par Jaeger-LeCoultre, Breguet ou François-Paul Journe, Eterna s’est penchée sur leur utilisation dans le système de barillet. Pour rappel: le barillet est un élément clé d’un mécanisme horloger, à la fois sa source et son réservoir d’énergie via un système d’arbre central pivotant sur lui-même afin de tendre un ressort (emmagasiner l’énergie). Le barillet se met ensuite à pivoter autour de cet arbre pour retransmettre l’énergie à tout le mouvement. Simple, double, triple, voire quadruple, leur nombre dépend de la quête des marques pour allonger la fameuse réserve de marche de leurs montres, 40 à 72 heures pour la majorité, 8 et 10 jours pour les plus performantes. Problèmes: les barillets sont soumis à de très fortes pressions et frictions, ils s’usent vite et exigent une parfaite et régulière lubrification. En lançant le système Spherodrive, quarante ans après sa célèbre Eterna Matic (masse oscillante à roulement à billes, 1948), la manufacture de Granges innove à nouveau. Après quatre ans de recherche, elle dote en effet cette fois son calibre 3505 à remontage manuel d’un barillet monté sur un double roulement à billes. Pour faire simple, les ingénieurs et horlogers de la manufacture ont d’abord séparé les opérations remontage et déroulement, les dotant ensuite chacune de roulements à billes en céramique d’à peine 0,3 millimètre de diamètre. Avantages: moins de friction, aucune lubrification et une durée de vie allongée de 4 à 6 fois par rapport à un barillet classique, mais aussi, une manipulation simplifiée à la fois lors du montage ou lors des «services» ou d’une réparation de la montre. Et Eterna d’annoncer que tous ses futurs mouvements seront équipés de cette technologie.
Tags: Horlogerie, Contre-temps,
|