Un regard aussi vif que bienveillant habite le secrétaire général du Groupement des banquiers privés genevois. Un trait de caractère qui l’aide à exercer sa fonction de représentant de ce secteur de l’économie, pointé du doigt depuis le marasme financier de 2008. «Mon rôle consiste à mieux faire comprendre notre univers, explique Edouard Cuendet. Il ne faut pas mettre tous les banquiers dans le même panier, car l’activité banquière genevoise est tout à fait respectable et n’est pas tombée dans les folies de la finance liées à la crise des subprimes.» Ce rôle d’ange gardien s’est encore renforcé, en janvier dernier, par sa nomination au conseil de la Fondation Genève Place financière, l’organe faîtier de la place financière du bout du lac. Ces fonctions, il les allie parfaitement avec son mandat au Grand Conseil, en tant que député libéral-radical. Entré au Parlement en 2004, il met ses compétences et son réseau au service des Commissions des finances et de l’économie. Après la récente élection de Pierre Maudet au Conseil d’Etat, les cantonales de 2013 constituent un défi de taille, puisqu’elles seront les premières qu’affronteront les libéraux-radicaux fusionnés à Genève. Sa formule pour redonner des couleurs à son groupe est claire. Il souhaite apporter des solutions plus simples et plus accessibles au citoyen pour recevoir du soutien dans les urnes. Le tout, sans tomber dans le jeu des partis populistes.
SES REFUGESSA FAMILLE Si la semaine est consacrée au travail, son week-end l’est à sa famille. «Je n’ai pas d’horaire, j’ai besoin de moments privilégiés avec elle.» Il aime ainsi retrouver sa femme Yasmine, qu’il a rencontrée au collège, ainsi que ses deux fils, Louis, 9 ans, et Pierre, 7 ans. ZERMATT Chaque année, le représentant des banquiers privés genevois a besoin de s’y évader. «C’est magique. La montagne me relaxe, rien ne remplace une semaine de marche», s’extasie-t-il. Une image du Cervin constitue d’ailleurs le fond d’écran de son ordinateur.
SES PROCHESYVES MIRABAUD Le neveu du charismatique Pierre Mirabaud et Edouard Cuendet se connaissent depuis l’âge de 12 ans. «Nous avons gardé cette tradition avec six amis de déjeuner ensemble régulièrement», racontet- il, sourire aux lèvres. SABINE VON DER WEID Il admire celle que l’on surnomme «la patronne des patrons», la secrétaire permanente de l’Union des associations patronales genevoises (UAPG). «Elle connaît ses dossiers sur le bout des doigts, se bat contre vents et marées en faveur du partenariat social et ne perd jamais son sens de l’humour. Je la connais depuis plus de dix ans et j’ai eu le privilège de mener de nombreuses campagnes de votation avec elle.» NATHALIE SCHNEIDER DEPPIERRAZ Le Genevois respecte au plus haut point cette entrepreneuse à la tête de la société Schneider. «C’est une cheffe d’entreprise qui a réussi dans le milieu macho des installations sanitaires.» Leur amitié dure depuis qu’ils ont fréquenté ensemble le Collège Calvin.
SES RELAIS AU PLRCHRISTIAN LÜSCHER Il a été «une locomotive lors des dernières élections fédérales». Au compliment d’Edouard Cuendet, le conseiller national libéralradical dit de son camarade de parti que «c’est un homme minutieux, qui connaît ses dossiers sur le bout des doigts, et un défenseur flamboyant de la place financière genevoise». RENAUD GAUTIER L’ancien président du Grand Conseil siège avec lui à la Commission des finances. «Edouard Cuendet a un côté timide, mais il possède un sens de l’humour très fin. C’est un agréable compagnon de route», apprécie Renaud Gautier. BLAISE MATTHEY Pour le directeur général de la Fédération des entreprises romandes, ancien député libéral, «Edouard Cuendet incarne l’économie genevoise. Et cherche à allier les intérêts commerciaux des entreprises et leur responsabilité sociale.»
SES INSPIRATEURSLES GRANDS BANQUIERS PRIVÉS GENEVOIS Edouard Cuendet n’est pas seulement ébloui par «ces hommes qui font Genève», mais il porte aussi un profond respect pour leur investissement personnel dans la Cité de Calvin. Il cite volontiers Guy Demole, Pierre Darier, Ivan Pictet et Patrick Odier. «Ce ne sont pas des banquiers d’affaires uniquement motivés par le profit à court terme, mais de vrais banquiers responsables et engagés, issus de la tradition genevoise.» MICHEL HALPÉRIN Le dynamisme de l’ancien président du Parti libéral, qui a mené son groupe à travers une période turbulente, l’a marqué. «Ses idées sont fortes et il les défend avec talent.»
SES CONNEXIONS SUISSESPASCAL GENTINETTA «Il a le contact facile, ses capacités de vulgarisation de sujets complexes sont extraordinaires. Et malgré son succès, il reste modeste. Fascinant», dit-il du directeur général d’Economiesuisse. LES ZOFINGIENS Lorsqu’il était étudiant à Berne, Edouard Cuendet a tissé des liens étroits avec ses amis de la société d’étudiants Zofingue. Parmi ceux-ci: Christoph Schelling, ambassadeur et bras droit de Michael Ambühl, Michael Lauber, procureur général de la Confédération, ou encore Jan Atteslander, membre de la direction d’Economiesuisse. Edouard Cuendet est d’ailleurs parrain de l’un de ses enfants.
SES RELAIS ECONOMIQUESCHRISTOPHE AUMEUNIER Une excellente relation unit Edouard Cuendet au secrétaire général de la Chambre genevoise immobilière (CGI). «Comme ce dernier, je m’élève contre la séparation artificielle entre économie réelle et virtuelle. Et je soutiens avant tout le combat qu’il mène pour la construction de logements», relèvet- il. «Il a toujours une vision à long terme, et il est très chaleureux», raconte Christophe Aumeunier. PATRICK ODIER Edouard Cuendet collabore régulièrement avec le président de l’Association suisse des banquiers. «Il est charismatique et s’engage avec conviction pour la cité.» Patrick Odier est aussi président de la Fondation Dr Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti, qui se consacre depuis plus de quarante ans à la recherche sur la leucémie et autres maladies du sang. Yasmine, la femme d’Edouard Cuendet, est également très active dans le comité de cette institution.
SES ADVERSAIRESLA DÉCLARATION DE BERNE Le libéral-radical ne porte pas dans son cœur cette association qui «met tous les banquiers dans le même panier. Ils ne seront pas satisfaits tant qu’il y aura des banques en Suisse. Ils ne reconnaissent pas leur compétence. Pourtant, plusieurs dizaines de milliers de personnes en Suisse travaillent avec conscience dans ce secteur économique.» LES ADEPTES DE LA DÉCROISSANCE Leurs idées suscitent l’ire du représentant des banquiers privés: «Ils ont une attitude d’enfants gâtés car ils vivent dans un pays riche qui peut encore se permettre de phosphorer sur ces théories alors que certains Etats du monde se battent pour obtenir quelques points de croissance dont dépendent des milliers d’emplois.» |









