LES FAITS
Douche froide pour les Palestiniens. Le 31 octobre, Hillary Clinton, en visite au Proche-Orient, demande à Mahmoud Abbas de reprendre les négociations de paix avec Israël sans attendre le gel des colonies comme précondition, puis félicite Benyamin Nétanyahou pour son intention de «ralentir» la construction de certaines d’entre elles. «Nous sommes déçus et inquiets pour l’avenir», s’indigne un porte-parole de l’Autorité palestinienne. Deux jours plus tard, Mme Clinton nuance ses déclarations: les progrès israéliens sont bienvenus mais «loin d’être satisfaisants».
LES COMMENTAIRES
Haaretz est déçu par l’administration Obama et ses promesses de changement par rapport aux précédents présidents américains, qui «traitaient les colonies comme la météo: un sujet de conversation intéressant, mais impossible à changer.» Pour le Financial Times, c’est un coup dur pour Mahmoud Abbas, «de plus en plus isolé», tant sur le plan international que dans ses pourparlers à l’interne avec le Hamas. A contrario, le contentement est palpable à Tel-Aviv: le ministre de la Défense Ehud Barak s’est félicité des déclarations américaines, rapporte The Jerusalem Post. «Assez de mensonges, Hillary Clinton!» s’insurge le journal palestinien Al-Hayat Al-Jadida: «Qui vous a achetée? Combien les pro-Israéliens vous ont-ils offert?»
À SUIVRE
La médiatrice américaine s’est-elle tiré une balle dans le pied? La visite de Benyamin Nétanyahou à Washington la semaine prochaine en dira plus sur un possible changement de politique de l’administration Obama, qui veut pourtant relancer les négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne avant la fin de l’année.
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