La liste des clients d’UBS sous le coup d’une procédure judiciaire aux Etats-Unis vient de s’allonger. A la mi-février, la justice américaine a inculpé E.G. pour fraude fiscale, portant le nombre de ces cas à 24.
Citoyen de l’Ohio, E.G. présente la particularité de résider en Suisse. Il dirige un hedge fund bardé de distinctions basé à Genève et aux îles Caïmans. Le fonds gère 230 millions de dollars (214 millions de francs).
La justice américaine reproche à E.G. d’avoir dissimulé un compte au fisc de 2004 à 2008, alors qu’il résidait aux USA. Sous le nom de Demko, société écran sise aux Bahamas, l’homme d’affaires gérait des avoirs atteignant 947 000 dollars.
Afin de ne pas se faire repérer, il faisait parvenir ses ordres à la banque par fax, d’un terminal extérieur à son domicile et à son bureau, estampillé du nom de code Vanda. UBS demandait alors à Demko de l’autoriser à procéder à la transaction, afin de simuler un mouvement dicté par la société écran.
Les volumes en jeu font d’E.G. un relativement petit poisson par rapport aux autres fraudeurs pris dans les filets de la justice (voir L’Hebdo du 11 novembre 2010). L’homme risque toutefois trois ans de prison et une amende de 250 000 dollars.
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