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Le stratège en chef Christoph Blocher n’avait pas de plan B, aucun scénario pour ce cas de figure. Tous les deux jours, on change de stratégie à Herrliberg. Dernier revirement: l’UDC était d’abord contre toute imposition des bonus. Désormais, elle se déclare prête à examiner la question, pour autant que cela ne concerne pas les actionnaires avides. L’irritation est montée de jour en jour parmi les conseillers nationaux et les conseillers aux Etats UDC. Et pas seulement chez le trublion valaisan Oskar Freysinger.
Mardi 8 juin, l’UDC a contribué à faire échouer l’accord avec les USA par l’introduction d’une clause prévoyant le référendum facultatif. Quelle sera la suite: ce jeudi 17 juin, la conférence de conciliation du Conseil national et du Conseil des Etats fera sauter le référendum facultatif. Puis le Conseil national, avec les voix de l’UDC, se pliera à ce verdict. C’est en tout cas ce que l’on peut supposer.
Quelle que soit la variante, l’UDC ne peut pas mettre en route le grand spectacle. Le pire serait pour elle un refus de l’accord, avec toutes les conséquences pénales que cela implique pour ses vieux amis d’UBS.
Pour une fois, ce ne sont que deux questions que je souhaite poser conjointement aux présidents de partis Christophe Darbellay et Fulvio Pelli: avez-vous remercié le PS, qui a neutralisé l’UDC pour vous? Et si oui, sous quelle forme?
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