L'Hebdo;
1999-10-21 la parole aux lecteurs
A la suite de la parution dans «L'Hebdo» N°41 du texte intitulé «Pour qui sont ces Francisss...» dans la rubrique Les gens, le directeur des finances de la ville de Lausanne Francis Thévoz tenait à la publication intégrale de sa missive adressée aux membres de la société de Belles-Lettres.
Bellelettrien,
Ta blafarde existence tout entière occupée à la satisfaction de besoins métaboliques et à la digestion culturelle des bas morceaux pipilottiens va changer. Franci est mort, Francisse arrive avec Hayek: tout est dans la taille de la barbe.
Le parti pris des Radicaux c'est Internet: dès la naissance et pour l'Internité (groupe.rad@radical-vd.ch).
Un marchand de cigares ou de bicyclettes à la pompe à phynances et un abatteur de résineux amenant l'électricité de Tchernobyl à Bleuson-Dixence, quel programme!
Nous mangerons le boeuf argentin (Pom Pom Pom Pom... Tara raraaa ra...! Pom Pom Pom Pom...) dans son androgénicité novartienne accompagné d'un maïs sans tare héréditaire et d'un fin chablis de Californie. Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères, protéiques comme celles des camps d'internement pour Kosovars.
Bellelettrien: ne laisse pas passer ta chance (la seule, la dernière du siècle... etc.) d'influencer la politique suisse dans la pax americana. Il faut planter un sapin vert dans la fosse de l'ours cruel et détesté. Nous danserons des carmagnoles sur l'arrogante place Fédérale, malgré l'obésité sénile, l'arthrose et le conseil avisé de nos femmes.
Il te faut donc aller voter Thévoz, deux fois, le 23 octobre, après avoir relu Léon Savary. Et si la liste des Radicaux créatifs, imaginatifs, sociaux et patronaux ne te convient pas, tu en choisis une autre, mais pas celle de Zisyadis qui tacherait ton stylo. Si un doute subsiste dans ta conscience claire, consulte G.-A. Chevallaz ou P. Vallotton dont le conseil avisé sera, cette fois, gratuit.
Dans l'attente des graves événements qui se préparent, reçois l'assurance de ma profonde (et désintéressée) amitié.
Francis Thévoz, Lausanne
Texte au kilomètre
«Traduire: l'ordinateur à la peine» L'Hebdo N° 38
Nous avons pris connais- sance de votre article relatif à notre logiciel de traduction «Reverso».
Il est vrai que les logiciels de traduction ne peuvent pas fournir, au premier jet, un texte à publier tel quel. Mais nous précisons bien dans notre manuel d'utilisation que des fautes d'orthographe ou de ponctuation dans le texte d'origine peuvent abîmer la traduction. Dans le cas des exemples que vous avez cités, en particulier pour la première traduction, je vous propose de tester à nouveau les mêmes phrases en tapant le texte au kilomètre dans Reverso (en supprimant les retours chariot et en faisant attention à la ponctuation). Vous pourrez ainsi constater que la traduction est totalement différente. Permettez-moi d'ajouter que notre objectif n'est pas de se mettre en concurrence avec des traducteurs humains mais plutôt des les aider à gagner du temps.
Reverso s'adresse à tous les utilisateurs de PC:
- ceux qui maîtrisent l'anglais: pour accélérer leurs traductions (gain de productivité important),
- ceux qui ne maîtrisent pas l'anglais: pour leur permettre de comprendre et de se faire comprendre (courriers, e-mails, sites web...).
De plus, nous sortons dans quinze jours une version Français-Anglais de Reverso qui comportera encore des améliorations et nous ne manquerons pas de vous la faire parvenir.
Théo Hoffenberg, Paris
Recommandation combattue
«Ecole vaudoise: Les directeurs contre les enfants» - L'Hebdo N° 41
(...) La mesure consistant à retarder d'un mois l'entrée en école enfantine n'est pas due à «l'imagination débridée» des directeurs, comme vous l'affirmez, mais est sortie en tant que recommandation des discussions du groupe thématique Formation, Culture et Loisirs de la Table ronde (cf. liste des décisions de la Table ronde du 28 mai 1999 de ce groupe, accessible en quelques secondes sur le site Internet de l'Etat de Vaud). De plus, l'ADESOV n'a finalement pas soutenu la recommandation en question, qui a été par ailleurs combattue par des membres du parti auquel appartient Mme Jeanprêtre, chef du Département formation et jeunesse.
Pour sa part, l'ADESOV a proposé deux pistes pour obtenir un montant d'économies comparable à celui prévu par la mesure de suppression des postes de directeurs, à savoir l'introduction anticipée de la gestion des établissements primaires et secondaires inférieurs par le biais de l'enveloppe pédagogique et le réexamen de l'utilité de certains postes de directeur au fur et à mesure des départs à la retraite. A signaler que cette manière de faire est acceptée sans problèmes pour les voyers de l'Etat, selon la décision du groupe thématique Economie, Infrastructures et Environnement de la Table ronde (cf. liste Internet de l'Etat de Vaud). Toutes ces données sont facilement accessibles et je suis choqué de constater que vous n'avez pas pris la peine de mener votre travail de professionnel de l'information, mais que vous avez finalement préféré une démarche simpliste et sensationnaliste en faisant croire à vos lecteurs que «les directeurs sont contre les enfants» pour citer le titre démagogique de votre article. (...) Clive Loertscher,
Directeur du Gymnase de Burier
2001: l'Odyssée de l'Expo
Que les extraterrestres se hâtent de donner une impulsion discrète à nos décideurs! Quant aux vrais artisans de l'Expo, j'espère que, comme les rameurs d'Ulysse, on leur bouchera temporairement les oreilles à la cire pour que le chant des sirènes cesse de les troubler et les laisse... ramer. Quant à savoir qui il faut lier au mât, libre à chacun de faire des suppositions. Moi je la désire cette Expo, et beaucoup d'autres aussi. Il est tout de même affligeant d'apprendre que notre Suisse n'aurait plus, comme en 64, le dynamisme nécessaire pour la faire. S'il vous plaît, Monsieur Couchepin, faites comme si cela devait se passer en Valais.
On manque d'argent en Suisse! Pourquoi compter exclusivement sur les grosses entreprises qui n'y ont guère d'intérêt direct? Il y a la Chaîne du bonheur, on pourrait aussi tout bêtement communiquer le numéro de compte postal de l'Expo pour que les petits sponsors privés se manifestent. (...)
Charles Détraz, Renens
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