LES FAITSLes temps sont durs pour Actimel, Aktifit et autres LC1. Malgré un chiffre d’affaires en hausse, les produits probiotiques – en moyenne 50% plus chers que les autres – voient leur principal argument de vente menacé: l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) exige que les promesses publicitaires soient prouvées scientifiquement. Sur 180 germes testés jusqu’ici, aucun effet n’a été confirmé. L’agence britannique de surveillance de la publicité vient d’interdire un spot TV de Danone pour publicité mensongère. LES COMMENTAIRESDer Spiegel cite une cliente américaine en procès avec Danone, qui n’a pas vu sa digestion s’améliorer après des semaines de yogourts Activia: «Le seul effet a été un goût infâme.» Pour The Times, l’épisode du spot TV met en lumière un problème général: «Il n’y a pas, en l’état, de moyen clair et consistant de surveiller les revendications extravagantes de certains produits en matière de santé.» Le succès des produits probiotiques est un «colosse aux pieds d’argile», estime le Tages-Anzeiger: «Si l’utilité des superyogourts était si énorme que ça, les chercheurs l’auraient prouvé depuis longtemps. Un yogourt bon marché n’est-il pas tout autant sain qu’un cher? Dans leurs études, les producteurs ne les comparent pas.» À SUIVREEn Suisse, l’autorisation d’utiliser des slogans, tels que «Actimel active les défenses immunitaires» échoit au 31 mars 2010. Et ensuite? A moins que le Registre européen des allégations nutritionnelles, que la Suisse veut adopter, n’entre en vigueur, il n’est pas exclu que ce genre de publicités soit interdit dans le pays.
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