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«Le nouveau directeur devra ainsi mettre en place une politique nationale de l’offre», poursuit le président du conseil d’administration de la SSR. Une politique capable de proposer des émissions ou des séries communes à toutes les régions linguistiques du pays. Une manière aussi de réinventer la fameuse «idée suisse» qui vient de disparaître du logo de la grande maison.
Cette direction forte qui pourra s’appuyer sur des pouvoirs administratifs, financiers et organisationnels renforcés (L’Hebdo du 2 juillet 2009) sera également en mesure de s’attaquer aux baronnies que sont les directions alémaniques, romandes et tessinoises de la grande maison. Mais attention, prévient Münch, le nouveau «Walpen» ne pourra pas se permettre le luxe d’être un dictateur, même s’il devra faire face à une situation financière très sérieuse.
Pas touche à la clé! Si rien n’est fait, l’endettement pourrait passer la barre des 800 millions de francs dans dix ans. D’où l’adoption de plans d’austérité et la demande de hausse de la redevance. A elle seule, elle devrait freiner les déficits et permettre de trouver les 54 millions de francs annuels qu’il manque à la SSR pour remplir toutes les exigences de son mandat de prestations. Du moins jusqu’en 2014.
Et si le Conseil fédéral refuse toute augmentation de la redevance? «Nous devrons couper dans les offres. Des suppressions d’emplois sont possibles», répond le président du conseil d’administration de la SSR qui voit aussi la redéfinition de la notion de service public comme futur chantier de la nouvelle direction. Pourraiton imaginer aussi changer la clé de répartition des dépenses entre les régions? Une exigence des Alémaniques qui en ont assez de payer pour les Romands et les Tessinois. «Ce serait suicidaire de s’y attaquer et clairement contraire à notre mandat», répond Jean-Bernard Münch.
Le nouveau directeur général qui sortira du chapeau le 18 mai est prévenu: sa mission est à hauts risques.
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