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Par Patrick Vallélian - Mis en ligne le 09.03.2011 à 09:14 |
Tiens, tiens, la Suisse a donc payé 1,5 million de francs pour faire sortir Max Göldi de Libye. La championne des droits humains a versé à l’été 2009 cette rançon afin de mettre un terme au calvaire de notre ressortissant retenu en otage après l’arrestation d’Hannibal Kadhafi à Genève en juillet 2008. Et voilà qu’une information révélée il y a quelques mois par L’Hebdo et La Liberté est ressortie des tiroirs ce jeudi 3 mars par la Tribune de Genève. Mais, cette fois, elle est confirmée par le Département fédéral des affaires étrangères. Mieux vaut tard que jamais. Le problème, c’est que cette nouvelle affaire provoque un vrai malaise sous la Coupole. Comment la Suisse peut-elle avoir payé un tel tribut à une clique de dictateurs? Pourquoi le Parlement n’a-t-il pas été mis au courant? Pour beaucoup, Micheline Calmy-Rey a commis une nouvelle bourde, une de plus dans ce dossier libyen. Reste que la présidente de la Confédération n’a pas attendu que la polémique enfle pour allumer un contrefeu. Dimanche, elle s’est demandé si la justice helvétique ne devait pas intenter une action contre Kadhafi pour l’enlèvement des deux Suisses. Des conditionnels que les insurgés libyens apprécieront… |









