INTERVIEWS
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD


Pierre-Yves Massot / Arkive.ch

HOME > INTERVIEWS >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Interview : Dominique Andrey, chef des Forces terrestres
"La Suisse n’a pas de stratégie claire pour sa sécurité"

Par Patrick Vallélian - Mis en ligne le 06.10.2010 à 15:34

Trop, c’est trop. Alors que le Conseil fédéral vient d’adopter le rapport sur l’armée, le commandant de corps Dominique Andrey sort de l’ombre. Pour la première fois, le patron des Forces terrestres s’exprime sur l’état de santé de plus en plus critique de l’institution: «Ça me fait mal au ventre.»

C’est l’un des officiers généraux les plus expérimentés de Suisse, le commandant de corps qui dirige le plus d’hommes (121 000) et, surtout, un des derniers hauts gradés titulaires d’un doctorat.

«JE SUIS PLUTÔT FAVORABLE À LA CRÉATION D’UN DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DE LA SÉCURITÉ.» Dominique Andrey, chef des Forces terrestres

Alors, quand Dominique Andrey, le chef des Forces terrestres, sort de l’ombre et s’exprime sur l’état de l’institution militaire, il est écouté.

Et son message, qu’il livre en exclusivité à L’Hebdo, est clair. Cela ne peut plus continuer ainsi. «Je demande que des décisions politiques soient prises afin de clarifier ce qu’on attend de nous», tonne-t-il alors que le Conseil fédéral a accepté vendredi 1er octobre le nouveau rapport sur l’armée.

Une réforme qui vise à réduire le nombre de militaires à 80 000 et à plafonner le budget annuel à 4,4 milliards de francs. «Avec une armée plus petite, on prendra un risque», prévient Dominique Andrey. «Elle ne pourra plus être partout et tout le temps.»

Monsieur le commandant de corps Dominique Andrey, comment va l’armée suisse?

Elle va mieux qu’on ne le dit, mais beaucoup moins bien qu’elle ne le devrait. Sur le terrain, le travail se fait correctement. Nous arrivons à assurer tant bien que mal nos missions, notamment celle de défendre notre pays.

Néanmoins, la situation est de plus en plus critique. Nous manquons de matériel, d’hommes, d’argent. La logistique n’arrive pas à suivre. Il est temps d’agir.

D’où vient le problème?

Le peuple suisse a accepté en 2003 un modèle très complet d’organisation et de fonctionnement de l’armée, l’Armée XXI. Toutefois, cette réforme n’a jamais pu être appliquée dans son intégralité. On ne lui a pas donné les ressources nécessaires, notamment financières.

Qui est ce «on»?

L’ensemble de l’appareil politique, tant gouvernemental que parlementaire, tant la gauche que la droite. Au fil des années, nous avons accumulé des déficits structurels, financiers et en matériel. Aujourd’hui, nous nous trouvons à un moment où ce cumul devient un trou béant. Nous ne pouvons plus continuer ainsi.

Que demandez-vous concrètement?

Ma liste pourrait être longue, tant les besoins sont importants pour compléter les capacités des Forces terrestres. Mais ce n’est pas mon rôle de la détailler ici.

Je peux simplement constater que, tout compris, nos retards d’investissements dans les matériels et les immobiliers se montent à plusieurs milliards de francs, plus de dix milliards avec la question du renouvellement de l’avion de combat.

Vous réclamez des moyens?

Non, ou plutôt pas seulement, car les retards accumulés ne peuvent plus être comblés grâce à des moyens financiers. Ce que j’attends, ce n’est finalement pas grand-chose. Je demande que des décisions politiques soient prises afin de clarifier ce qu’on attend de l’armée et qu’on rétablisse un équilibre entre tâches et ressources.

Nous nous trouvons dans un état d’incertitude qui crée l’instabilité dans les rangs. Si nous savons que nous devons évoluer, nous ne savons pas dans quelle direction. L’armée se trouve dans un flou qui m’inquiète. On joue un jeu dangereux avec l’institution.

Est-ce que les politiques se moquent des militaires?

(Long silence.) Indirectement, oui. L’armée est devenue un simple pion sur l’échiquier des départements fédéraux et des partis politiques. Et, logiquement, elle en fait les frais alors qu’on ne doit jamais se permettre de jouer avec la sécurité qui est une valeur indispensable pour notre pays.

C’est un dossier trop sérieux pour qu’il soit traité par-dessus la jambe. Et il ne faut pas croire que la Suisse est un îlot de sécurité et qu’il ne peut rien nous arriver.

Le conseiller fédéral Ueli Maurer, qui dirige tant bien que mal le Département fédéral de la défense et dont le Rapport politique sur la sécurité (Rapolsec) a été recalé à plusieurs reprises par le Conseil fédéral, avant d’être accepté de justesse ce printemps, n’est donc pas le seul responsable du pourrissement de la situation?

Clairement, non, même si on sent qu’il doit composer entre son analyse objective de la réalité et les visions de son propre parti. La situation actuelle est la conséquence de choix du Conseil fédéral et du Parlement qui n’assurent pas une adéquation correcte entre les missions confiées et les moyens attribués.

Avec une armée de professionnels, on pourrait dire: «Vous êtes payés, taisez-vous.» Or, nous avons une armée de milice, qui implique une part certaine de volontariat et d’engagement individuels.

Tôt au tard, les citoyens-contribuable-ssoldats en auront assez de ces divergences et ils s’annonceront partants. La crédibilité de l’armée est en jeu. Franchement, à ce rythme, le Groupe pour une Suisse sans armée n’aura pas besoin de déposer son initiative pour l’abolition de l’obligation de servir…

Et vous, comment le vivez-vous en tant que professionnel?

Ça me fait mal au ventre. Je demande à mes hommes de venir s’entraîner chaque année pour assurer une défense crédible de notre pays. Ils le font avec beaucoup d’engagement personnel et d’efficacité.

Mais je dois leur dire que durant leur cours de répétition, ils devront faire avec 20% de munitions et de carburant en moins. Et que les matériels qu’ils ont commandés n’arriveront pas les premiers jours du cours, mais durant la deuxième semaine. Et qu’ils n’auront pas vingt véhicules, mais seulement la moitié, parce que nous n’arrivons pas à les réparer à temps.

Ce n’est pas honnête. Les Suisses doivent servir, cela fait partie de la Constitution. L’Etat doit leur donner les moyens de le faire au mieux. Ce n’est pas seulement une affaire de sécurité du pays, c’est aussi une question de sécurité élémentaire pour nos hommes.

Les accidents vont-ils se multiplier?

Avec des matériels anciens et insuffisamment entretenus, on joue avec la sécurité de nos troupes. Et pour moi, ce n’est pas normal. Chaque fois qu’il y a un accident, je m’en sens partiellement responsable.

Vous arrive-t-il de mal dormir?

Oui. Je dois avouer que j’ai actuellement mauvaise conscience vis-à-vis de mes troupes. Je ne suis pas en mesure de leur donner les conditions nécessaires pour l’entraînement, alors que je leur demande beaucoup.

Ça vous fatigue?

Oui, ça use. Ça me fait surtout très mal pour le pays et pour la troupe. On ne peut pas se moquer des citoyens-soldats: les obliger à faire du service militaire d’une part et, de l’autre, ne pas leur donner les moyens de leur mission. Ça ne tient pas. On peut le comprendre dans une phase transitoire. Mais celle-ci ne peut pas durer.

Je le répète: il faut que les autorités fédérales prennent des décisions claires. Qu’attendon vraiment de l’armée? Cet outil de notre politique de sécurité n’a jamais été une fin en soi et ne le sera jamais. Dès lors, si le monde politique estime que la Suisse n’a plus besoin d’armée, eh bien, soit.

Cela dit, aucun pays n’a jamais été capable de trouver un autre modèle pour assurer sa défense. Et surtout, dans notre système fédéral, la troupe est la seule réserve stratégique dont nous disposons à l’échelon de la Confédération. En cas de pépin dans les cantons, c’est rapidement à l’armée qu’on fait appel.

Une stratégie sécuritaire que devrait définir le Rapolsec?

Il le devrait, effectivement.

Alors?

Je dois avouer que c’est un document assez exhaustif que le Conseil fédéral a transmis à l’Assemblée fédérale. Il s’agit là d’un bon inventaire des menaces et des dangers qui guettent la Suisse, d’une bonne présentation de ce que peuvent réaliser les différents outils sécuritaires, comme la politique étrangère, l’armée, la police ou la protection de la population, par exemple. Mais on n’indique pas clairement comment on veut les utiliser. Au final, la Suisse n’a pas une vraie stratégie globale pour sa sécurité.

Est-ce que le rapport sur l’armée répond à vos attentes, lui qui s’est aussi fait attendre? Selon nos sources, la version présentée vendredi 1er octobre serait sa 16e mouture...

Sa gestation a effectivement été très longue. Mais, en l’état, il tient la rampe en ce qui concerne l’armée. Sur le papier, il précise les prestations qui sont attendues, une forme de «contrat opérationnel».

Le Conseil fédéral peut ainsi attribuer des tâches très précises, exiger que nous soyons capables de déployer tant d’hommes pour tel ou tel type de missions, de maintenir un savoir-faire en matière de défense, de défendre notre espace aérien.

Ce rapport décide également des ressources allouées pour remplir ces tâches, d’un budget qui nous permette de savoir où nous allons, des prestations que nous pouvons encore nous permettre, de celles qu’il faut laisser tomber, du nombre d’hommes que nous pouvons équiper…

Mais… Espérons que l’on pourra enfin combler l’écart entre tâches et moyens qui nous a amenés à la situation critique actuelle. Et que l’on n’ait pas seulement agi sur le paramètre financier…

L’argent, toujours l’argent… C’est le nerf de la guerre!

En effet, au propre comme au figuré dans le cas de l’armée! Tout le monde est d’accord pour demander à l’armée d’aider une région inondée ou d’appuyer une police cantonale, mais personne ne veut régler la question de l’enveloppe budgétaire.

Or, aujourd’hui, il nous manque les moyens nécessaires pour assurer les tâches qui nous sont confiées. La solution est simple: soit on nous demande d’en faire moins avec les effectifs actuels, soit on donne plus de moyens. Ou alors on redéfinit le rôle de l’armée et on la redimensionne, mais nous aurons aussi moins d’hommes à disposition. Mais il faut choisir.

Si, dans son rapport, le Conseil fédéral a opté pour la seconde variante, il faudra attendre le feu vert du Parlement. De nouveau, j’espère qu’elle suffira à remplir les objectifs militaires de notre politique de sécurité…

Lors de son entrée en fonctions en janvier 2009, Ueli Maurer s’est donné comme mission de «faire de l’armée suisse la meilleure du monde». Visiblement, il a encore du pain sur la planche. Et vous, quelle est votre armée idéale?

Il n’y a pas d’armée idéale. Il n’y a que des moyens qui permettent de remplir les tâches confiées pour la sécurité de notre pays. Or, celles-ci évoluent, donc l’armée doit évoluer.

Et l’armée actuelle, et d’un proche futur, doit être capable à la fois d’intervenir pour la défense du territoire ainsi que de protéger la population et, aussi, les infrastructures vitales. Ce dernier point est devenu primordial. Le fonctionnement de notre pays en dépend. Vous pouvez tenir avec succès sur une frontière, si les infrastructures tombent, tout s’effondre.

Ainsi les effectifs de l’armée doivent nous permettre d’assurer une défense crédible, notamment des nœuds stratégiques en Suisse, les nœuds de transports, de télématique et d’énergie. C’est un enjeu essentiel, et qui demande beaucoup de moyens.

Avec quel budget?

Le chef du Département fédéral de la défense s’est clairement exprimé pour un budget de l’ordre de 5 milliards de francs pour 100 000 hommes. En revanche, il faut nous assurer cette enveloppe à long terme. Sans cela, nous repartirons dans les travers actuels.

«UELI MAURER DOIT COMPOSER ENTRE SON ANALYSE OBJECTIVE DE LA RÉALITÉ ET LES VISIONS DE SON PROPRE PARTI.» Dominique Andrey, chef des Forces terrestres

Et si vous ne recevez pas cette enveloppe budgétaire à long terme?

L’armée sera plus petite, et c’est l’option qui semble avoir été choisie avec 80 000 hommes. Reste qu’il faut savoir qu’on prendra un risque.

Dans ce cas, l’armée ne pourra plus être présente partout et tout le temps. Imaginez qu’il se passe quelque chose de grave dans plusieurs cantons à la fois, nous ne pourrons pas répondre à toutes les demandes. Il faudra donc une vraie conduite nationale entre les différents outils de sécurité.

Les défis sécuritaires de l’avenir lancent un défi au système fédéraliste. Ensuite, si vous diminuez encore plus la taille de l’armée, vous n’avez plus besoin d’autant de recrues. Et il se posera donc le problème de l’obligation générale de servir.

Pourquoi?

Sur quels critères va-t-on choisir ceux qui font leur service militaire et les autres? Ce serait un autogoal aussi, dans la mesure où l’obligation de servir a été réaffirmée par le Conseil fédéral dans le Rapolsec.

Et si l’on maintient l’obligation de servir pour tous les citoyens déclarés aptes, vous augmentez les effectifs de l’armée et nécessitez des ressources supplémentaires; c’est le serpent qui se mord la queue…

Quand vous entendez des conseillers d’Etat dire qu’il suffit de transférer des moyens donnés à l’armée pour renforcer leur police, que leur répondez-vous?

Il faut d’abord savoir si l’on entend transférer des forces militaires ou de l’argent. Car les policiers sont des professionnels dans leur domaine, et ne peuvent pas simplement être renforcés. Mais ils ne pourront par contre jamais remplir des missions de combat.

C’est le cœur de compétence de l’armée, c’est son monopole, c’est sa mission de service public. On ne peut pas jouer les outils de politique de sécurité les uns contre les autres; c’est un tout, qui doit être mis en réseau. C’est une tâche de l’Etat. Il doit l’assumer.

Une armée professionnelle?

Je n’y crois pas. C’est une option qui est d’ailleurs clairement balayée par le Conseil fédéral dans son rapport sur l’armée.

Mais la solution ne serait-elle pas meilleur marché?

Au minimum, il faudrait 25 000 à 30 000 hommes en voulant garder environ le même profil des prestations. Outre la difficulté à les recruter, il faut être conscient que les seuls salaires représenteraient plusieurs milliards de francs.

Il faudrait également mieux les équiper. Globalement, cette solution ne serait donc pas moins chère, bien au contraire. Elle reviendrait certainement à plus de 6-7 milliards de francs.

Des voix s’élèvent, et notamment celle de Pierre Nidegger, chef de la police fribourgeoise et président de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse («L’Hebdo», 19 mai 2010), pour réclamer la création d’un Département fédéral de la sécurité. Quel est votre avis?

Ça simplifierait vraiment les relations entre les différents outils sécuritaires en Suisse, cet indispensable réseau dont je parlais avant. J’y suis plutôt favorable. On pourrait mieux piloter la stratégie au niveau suisse.

Mais?

Il faudra convaincre les cantons de partager les responsabilités, alors qu’ils s’accrochent à leur autonomie. Mais cela ne fonctionne plus ainsi dans un monde globalisé. Il faut une vision plus large.

Les cantons ont une taille sous-critique face aux menaces actuelles. Ils sont bien armés pour la sécurité de tous les jours, de beau temps, mais deviennent rapidement submergés lorsque les situations de crise s’accumulent et s’étirent dans la durée.

«LES CANTONS ONT UNE TAILLE SOUS-CRITIQUE FACE AUX MENACES ACTUELLES.» Dominique Andrey, chef des Forces terrestres

On sent à vous entendre que vous êtes resté très patient dans ce dossier. Pourquoi ne réagir qu’aujourd’hui?

Parce que la situation actuelle nécessite des corrections, et que celles-ci relèvent de choix politiques. Or, l’armée est subordonnée au politique, à juste titre. Il y a donc lieu de faire preuve de loyauté. Mais aussi de rendre attentif aux risques que l’on prend avec des options purement financières et à court terme.

Nous avons déjà fait part de nos soucis au Conseil fédéral, nous essayons d’agir auprès des parlementaires. Mais rien ne bouge vraiment.

Espérons que le débat qui va maintenant être lancé sur les deux rapports transmis à l’Assemblée fédérale permette de déboucher sur des solutions objectives pour la sécurité de notre pays et de ses habitants, mais aussi pour nos citoyens-soldats.

Cela dit, vous savez aussi que les officiers qui s’expriment publiquement risquent leur place?

Si c’est pour le bien du pays, il faut savoir servir et disparaître le cas échéant. Je travaille pour mes troupes. Je veux leur donner les moyens nécessaires pour remplir avec un maximum de chances de succès la mission qui leur est confiée. Ni plus. Ni moins.


Profil

Dominique Andrey

Né le 1er août 1955, Dominique Andrey passe son enfance à Bulle avant d’étudier au Collège Saint-Michel (Fribourg). Il obtient en 1980 un diplôme en génie civil à l’Ecole polytechnique de Lausanne, puis un doctorat en sciences techniques (1987). Marié, père de 2 enfants, il vit en Valais depuis une vingtaine d’années. Il commande les Forces terrestres depuis le 1er janvier 2008.


L'essentiel du rapport sur l'armée

Effectifs

L’armée devrait passer de 184 000 militaires à 80 000: 22 000 serviraient à la défense proprement dite, 35 000 seraient engagés dans les missions d’appui aux autorités civiles, 22 000 s’occuperaient des prestations dites «de base» et 1000 seraient affectés à des opérations à l’étranger. L’obligation de servir est maintenue.

Budget

L’armée aurait besoin aujourd’hui de plus de 5 milliards de francs par année pour remplir ses missions. Le Conseil fédéral ne veut lui en donner que 4,4 milliards, soit le budget actuel (0,8% du produit intérieur brut).

Il faudra donc économiser (20 à 25%). Pistes évoquées: renoncer au remplacement des avions de combat Tiger, couper dans l’appui aux cantons, réduire des postes dans l’administration de l’armée, supprimer des sites et des infrastructures.

Pistes abandonnées

Le Conseil fédéral a laissé tomber plusieurs modèles d’armée qu’il juge inadaptés: armée de métier, armée composée exclusivement de militaires de milice en service long, armée dont les cadres se composent de militaires contractuels ou professionnels, armée de partisans.

Mise en oeuvre

Le Département de la défense a jusqu’à la fin de l’année 2012 pour préparer la réforme de l’armée. Le Parlement en discutera en 2013 au plus tôt et les adaptations seront mises en œuvre entre 2015 et 2020.





Tags: Dominique Andrey, sécurité Suisse, Forces terrestres,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page

Réaction de lovsmeralda
le 09.10.2010 à 17:18
merci à tous ces militaires de carrière ou non je...
 
Réaction de legion60
le 09.10.2010 à 17:04
Merci, Mon Commandant de Corps, Il n'y en a malheureusement pas...
 
Réaction de slimnature
le 09.10.2010 à 16:56
Que c'est que tu raconte l'Esmeralda je suis un silencieux...
 
Réaction de lovsmeralda
le 09.10.2010 à 13:04
@slimnature,lisez le livre qui vient de sortir,L'Abandon écrit par un...
 
Réaction de Citoyen Suisse
le 09.10.2010 à 13:01
Et bien, quand je lis les propos de Slimnature, je...
 
Réaction de lovsmeralda
le 09.10.2010 à 12:52
je me base sur des faits réels et concernant...
 
Réaction de slimnature
le 09.10.2010 à 11:52
Ecoute ça l'Esmeralda, ou plutôt lis ça, les humains, tous...
 
Réaction de lovsmeralda
le 09.10.2010 à 08:01
toujours pourSlimnature,je me permets juste de rajouter un élément essentiel...
 
Réaction de lovsmeralda
le 09.10.2010 à 07:33
bonjour Slimnature ,je vous attendais au virage ,j'étais certaine de...
 
Réaction de Gérald Vernez
le 09.10.2010 à 00:23
La qualité d’une armée se mesure d'abord à la qualité...
 
Réaction de slimnature
le 08.10.2010 à 19:08
Non mais Esmeralda, c'est un faiseur de guerre et pas...
 
Réaction de lovsmeralda
le 08.10.2010 à 17:40
bavo Monsieur Andrey,de vous lire me conforte dans ma lutte...
 
Réaction de divico
le 08.10.2010 à 15:44
Réponse à Monsieur Etienne: Effectivement, vous avez raison;le "mon", abréviation de...
 
Réaction de Cap
le 08.10.2010 à 15:22
à Etienne: Le "mon" c'est un signe de profonde réspect! Aussi...
 
Réaction de Etienne
le 08.10.2010 à 15:01
Tiens, il me semblait pourtant que le "Mon" avait été...
 
Réaction de slimnature
le 08.10.2010 à 13:52
Les militaires sont comme les pompiers, capable de déclencher une...
 
Réaction de cdt bttr
le 08.10.2010 à 13:50
Mon Commadant de corps, merci pour votre exemple qui me redonne...
 
Réaction de Citoyen-solat AH
le 07.10.2010 à 21:35
Merci Mon Commandant de Corps ! Nous devons sortir de...
 
Réaction de aine
le 07.10.2010 à 21:21
Réaction à officier de carrière Nous ne pourrions être plus d'accord....
 
Réaction de Divico
le 07.10.2010 à 20:41
Mon commandant de corps, cher Dominique, Sincères félicitations et remerciements pour...
 
Réaction de Divico
le 07.10.2010 à 20:38
Mon commandant de corps, cher Dominique, Sincères félicitations et remerciements pour...
 
Réaction de officier de carrière (à 11:31)
le 07.10.2010 à 18:04
Réponse à Ainé : La question de l'armée de métier en...
 
Réaction de Un citoyen
le 07.10.2010 à 17:40
Bravo, et merci Mon Général, de ne pas laisser trainer...
 
Réaction de aine
le 07.10.2010 à 17:30
Qui faut-il croire ? Le militaire de carrière et le...
 
Réaction de Militaire de carrière
le 07.10.2010 à 17:07
Cela fait maintenant plusieurs décennies que je suis militaire...
 
Réaction de Baby Face
le 07.10.2010 à 16:44
Réponse à Ainé: Une armée de professionnel(le)s, c'est une vieille antienne....
 
Réaction de ainé
le 07.10.2010 à 16:20
La situation de l'armée est le reflet de l'incapacité suisse...
 
Réaction de VBS
le 07.10.2010 à 13:24
Merci! Merci! Merci!
Réaction de Armée
le 07.10.2010 à 13:18
MERCI mon Kdt de corps! Enfin un Géneral dit ce...
 
Réaction de Un autre officier de carrière
le 07.10.2010 à 12:00
Cela fait du bien à entendre et on se sent...
 
Réaction de SM
le 07.10.2010 à 11:34
Merci au cdt des Forces terrestres pour ses brillantes réponse...
 
Réaction de un officier de carrière
le 07.10.2010 à 11:31
Merci ! Merci mon commandant de corps de dire tout haut...
 
Réaction de FEMA
le 07.10.2010 à 09:27
Bravo! Enfin un Général qui parle ouvertement et dit ou nous...
 
Réaction de Baby face
le 07.10.2010 à 09:18
Enfin un officier général qui parle vrai, haut et fort. Il...
 



Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.



INTERVIEWS
 Finance: Fabrizio Quirighetti: "Seul un choc inattendu pourrait entraîner une rechute"
 Thierry Parel
Les marchés obligataires semblent craindre la déflation, alors que les actions misent sur la reprise. Quel est votre scénario? Je reste...