Référence des gastronomes de toute la Suisse, le GaultMillau 2010
sort cette semaine en librairie. Une édition passionnante, reflet de la
vie de la scène gastronomique de notre région, qui cumule l’arrivée de
l’excellente Anne-Sophie Pic à Lausanne, l’attribution du titre de
«Cuisinier de l’année» à un jeune chef des Grisons qui obtient
l’exceptionnelle note de 19/20, et une foule de découvertes, allant du
bistrot au palace. Entre les nouvelles tables et les restaurants
promus, L’Hebdo vous offre de quoi vous ouvrir durablement l’appétit. Vous
avez le GaultMillau Suisse 2009? Il vous manque donc les 30 nouvelles
tables et 21 promus romands de l’édition 2010, qui vient de faire son
apparition. C’est pourquoi nous vous livrons ici ces nouveautés en
version courte. Courte, car le GaultMillau nouveau est riche en
adresses, en surprises, en découvertes glanées par les 20
collaborateurs du guide en Romandie et par les 45 testeurs alémaniques. Au
menu de l’édition 2010, on relèvera deux événements rares de part et
d’autre de la «barrière de rösti». A Lausanne d’abord: la cuisine
d’Anne-Sophie Pic soulève un extraordinaire enthousiasme. Nous ne
l’avons pourtant pas notée. Pourquoi ? Parce que la talentueuse cheffe
du restaurant qui porte son nom à l’hôtel Beau-Rivage Palace ne l’est
pas à plein temps. Elle ne saurait évidemment abandonner sa maison de
famille, à Valence, en France, qui fait parler d’elle depuis trois
générations. Il n’empêche qu’Anne-Sophie Pic s’investit à fond pour ne
pas figurer à Ouchy simplement comme une marque. Prudent, le guide
applaudit le résultat, mais réserve l’attribution d’une note à plus
tard, histoire de laisser à la brigade lausannoise le temps de trouver
ses marques. Quant au titre de «Cuisinier de l’année», il revient
à un jeune cuisinier alémanique, Andreas Caminada, qui obtient cette
distinction pour la deuxième fois en deux ans. Les testeurs
seraient-ils en manque d’inspiration? Un coup d’œil au sommaire du
guide atteste du contraire! Dans une Suisse romande devenue véritable
paradis des gourmets, cinq chefs gardent leurs 19/20, alors que nombre
de jeunes talents et de nouvelles tables défient la crise. Un courage
qui mérite soutien. PROFILKNUT SCHWANDERJournaliste gastronomique, responsable du GaultMillau Suisse romande.
LES NOUVEAUX ROMANDSDix nouvelles adresses dans le canton
de Vaud, six en Valais, cinq à Genève: le monde de la restauration
bouge, et bien. Que ce soit dû à des déménagements de chefs, comme
celui de Sébastien Rithner, «Découverte de l’année 2008», qui a troqué
son restaurant de Caux pour le MC’S à Lausanne, ou à une volonté claire
de monter en gamme, comme celle du Tiffany à Genève, le résultat est
tout à l’avantage du consommateur.
Genève
L'adresse, 12/20
D’un côté le magasin de vêtements de la fille, Valérie, de l’autre, le
grand bistrot dans le vent de la mère, Gabrièle. Une affaire de
famille, donc, qui attire une clientèle fidèle grâce à une cuisine
contemporaine, branchée, voire cosmopolite et légère, aux tarifs sages.
Genève
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Café des banques, 12/20
Moderne et tendance, luxueux mais sobre: malgré la crise, ce restaurant
est souvent plein. La cuisine italienne y est excellente, les prix tout
à fait corrects (carpaccio, tagliata, médaillon de veau au citron
servis en portions copieuses). Service parfois désinvolte.
Genève
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Gaya, 12/20
Dans cette récente et élégante enseigne coréenne, les tables sont
équipées de plaques où les clients font crépiter eux-mêmes lamelles de
bœuf et tranches de porc: c’est le barbecue coréen, distrayant,
convivial, haut en saveurs. Kimchi, crêpes et raviolis sont aussi à la
carte.
Genève
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Le Lexique, 13/20
Cyrille Montanier a repris ce bistrot de quartier après avoir passé dix
ans chez Philippe Rochat, à Crissier. Il y propose une carte courte,
mais une cuisine fidèle à sa passion du métier et à son souci
d’exigence: escabèche de rouget, terrine de foie gras au torchon, gigot
d’agneau juteux, gambas en croûte de...
Genève
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Le Tiffany, 12/20
Après le succès du Sens (hôtel Eastwest) les frères Pourcel de
Montpellier ont été invités à développer la carte du Tiffany. Le chef,
Alban Mestre, s’inspire désormais de leurs recettes pour sa bonne
cuisine de bistrot gourmand aux accents du Sud.
Genève
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Vaud
Anne-Sophie Pic au Beau-Rivage Palace
Pas encore de note, mais une belle dose d’excellence largement saluée
dans l’un des plus beaux palaces du monde. Le cadre est magnifique, le
service d’une rare prévenance, le repas d’exception et les prix (trop?)
élevés… Mais il y a là des plats tout simplement inoubliables!
Lausanne
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Le mirador Kempinski, Le trianon, 15/20
Sylvain Trincat, l’ancien sous-chef est devenu chef dans ce palace
panoramique rénové à coups de millions. Si le restaurant n’a pas changé
(et paraît un peu démodé), la cuisine est magnifique, à l’œil comme au
palais: un bonheur, doublé d’une politique de prix revus à la baisse.
Le Mont-Pèlerin
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MC’S, 14/20
Sébastien Rithner, notre Découverte de l’année 2008, a dû quitter Caux.
Le voici dans ce charmant petit restaurant où il propose une cuisine
simple à midi, plus (ou même très) élaborée le soir. A cette heure, les
prix sont plutôt élevés. Service parfois inexpérimenté, mais
attentionné.
Lausanne
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Café de luan, 13/20
Une belle adresse qui a de la hauteur, où l’on retrouve les Rechsteiner
(qui étaient à la Cerniaulaz il y a dix ans) dans un joli chalet
d’alpage. Sur l’ardoise: lapin à la tessinoise, rillettes au romarin,
tartiflette à la tomme vaudoise, tatin de poires…
Corbeyrier
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Auberge communale du mont, 12/20
Les Gauvin ont repris depuis mai cette charmante auberge. La carte est
courte, mais se double de menus et de suggestions 1900 témoignant de la
passion du chef pour l’histoire de la gastronomie: voilà qui est
original et séducteur. Service de bon conseil.
Le Mont-sur-Lausanne
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L'aérodrome, 12/20
Emmanuel Perrot avait déjà fait les beaux jours culinaires de cet
agréable pavillon. Le voici de retour avec des menus de midi à prix
raisonnables et une carte pleine de charme. Desserts exquis, service
aimable.
Prangins
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Au cavalier, 13/20
De Verbier à Cannes et de Lausanne à Laguiole, Stéphane Faval a vu des
hôtels somptueux et des cuisines extraordinaires. Le voici à son compte
dans une auberge toute simple où il propose une carte charmeuse fondée
sur le terroir qu’il interprète avec brio. Une adresse comme on les
aime, à l’excellent rapport qualité-prix.
St-George
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Bon-rivage, 12/20
Une situation idyllique, dans un paisible jardin au bord du lac. Une
terrasse enchanteresse et une jolie salle à manger. Le tout doublé d’un
nouveau chef, Jacques Gatard (anciennement au Manoir d’Aubonne). Et on
se régale! Cuisine méditerranéenne, service aimable.
La Tour-de-Peilz
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Chalet Royalp & Spa, Le jardin des Alpes, 13/20
C’est nouveau. C’est beau. C’est désorganisé. Du moins le jour de notre
passage: alors on attend, trop. Le service n’en est pas moins aimable.
Et la cuisine de David Sauvignet (anciennement au Beau-Rivage Palace, à
Ouchy) se révèle charmeuse en diable.
Villars-sur-Ollon
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Grand Hôtel des bains, Pavillon, 12/20
On se souvient de Willy Rossignol au Mirador, au Mont-Pèlerin. Le voici
depuis peu dans ce bel hôtel au potentiel certain mais au concept
inabouti. En cuisine comme au service, il y a des réussites et encore
trop de ratés. Et de notre côté? Beaucoup d’espoir.
Yverdon-les-Bains
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Valais
Le chalet d'Adrien, 14/20
En saison, la clientèle jeune de ce luxueux chalet et de sa miraculeuse
terrasse ne semble pas connaître la crise. Les prix élevés ne lui font
pas peur. Il faut dire que la qualité est au rendez-vous et que la
cuisine transalpine de Mario Bassi a de quoi enthousiasmer.
Verbier
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Le Botza, 14/20
Sa situation peu flatteuse est bien le seul point faible de la belle
table de Damien Germanier. Ce jeune chef formé chez Didier de Courten
et Gérard Rabaey enchante les papilles et ravit les fins palais. Quel
talent! Et le tout à prix raisonnables. On y court.
Vétroz
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Mont-Cervin Palace, Ristorante Capri, 16/20
Le chef doublement étoilé du Palace de Capri vient de s’installer au
Mont-Cervin Palace pour la saison d’hiver, avec toute sa brigade: sa
gastronomie transalpine de haut vol nous fait doublement voyager et
ferait presque croire, réchauffement climatique oblige, que la
Méditerranée arrive désormais au pied du Cervin.
Zermatt
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C21, 15/20
Le café du centre s’était déjà forgé une belle réputation d’étape
gastronomique. Avec l’entrée en scène de Denis Martin, on grimpe vers
les sommets! Bar à tapas en bas. Salle relookée au premier. Et de
merveilleuses recettes pleines de fantaisie et de saveurs au menu.
Incontournable!
Champéry
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LeCrans Hôtel et Spa, Le montblanc, 15/20
Luxe, élégance et majesté sont au menu de ce 5 étoiles qui couronne la
station. Le service se montre remarquable d’efficacité et d’attention,
la cuisine du nouveau chef, Pierre Crepaud enchante: c’est pourquoi il
est nommé «Découverte de l’année en Suisse romande».
Crans-Montana
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Au coq en pâte, 14/20
Dépoussiéré et relooké, l’ancien Supersaxo est rouvert, avec Jean-Marie
Theler (ex-Coq en Pâte, à Vétroz) en cuisine. La maison est historique,
la décoration dynamique, l’accueil exemplaire et le chef semble mû par
un élan renouvelé. On applaudit!
Sion
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Fribourg
Restaurant de la Tour, 13/20
Emmanuel Poidevin était second de Brigitte Baumann à la Pinte des
Mossettes. Ici il cuisine en respectant les goûts, les terroirs et le
porte-monnaie. Et l’on ne voit que des sourires dans les salles
chaleureuses et sur la terrasse, face au Moléson. De la raviole de
langoustine au filet d’agneau à l’ail des ours,...
Châtel-sur-Montsalvens
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Beausite, 12/20
Cette belle centenaire aux ferronneries de la Belle Epoque propose des
plats de brasserie à la parisienne, avec un constant souci de qualité,
de précision et une pointe de personnalité. Huîtres, bouillabaisse,
tartare, rognons au vin rouge sont de la partie à prix raisonnables.
Fribourg
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La Pinte de Meyrier, 14/20
John et Scotty Harper ont quitté Berne pour cette aimable pinte donnant
sur le parc idyllique du Vieux Manoir dont elle est une annexe. Jazz
élégant, fleurs fraîches et accueil sympathique donnent la réplique à
des assiettes de très bon niveau.
Meyriez
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Buddha Loft, 13/20
Sous l’autorité sereine d’un imposant bouddha tutélaire, la brigade se
démène dans une vaste cuisine ouverte et dans l’ambiance feutrée de la
salle façon lounge où influences européenne et asiatique se mêlent.
Foie gras en peau de nem, sauté de bœuf escorté de chapati à l’indienne…
Villars-sur-Glâne
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Neuchâtel
Le Thai, 12/20
A l’ombre des bouddhas, c’est une révélation: enfin une adresse
thaïlandaise digne de ce nom! Décor invitant au voyage et cuisine
subtile: currys rouges et verts aux bonnes cuissons, incontournables
brochettes de poulet satay et bœuf massaman inoubliable.
Neuchâtel
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Maison du village, 13/20
Dans le repère de l’ancien président de la Confédération René Felber,
cette ancienne auberge de campagne prolongée de deux terrasses est une
agréable révélation. Au menu, des saveurs résolument d’ailleurs,
épicées et subtiles, dans une salle à manger résolument contemporaine.
On en redemande.
Sauges
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Jura
Du Boeuf, 12/20
Les plats de Markus Mettler sont harmonieux, classiques et
réjouissants. Courtois, l’accueil de la patronne résonne dans la salle
à manger aux murs gris, où l’on déguste le mi-cuit de foie gras relevé
de chutney aux agrumes, ou les ravioles fraîches à la truffe et fromage
d’alpage.
Courgenay
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Château de Domont, 12/20
Myriam et Henry Fabères règnent sur ce beau château du XVIe siècle à
trois kilomètres de Delémont, elle en cuisine, lui en salle. Venus du
Sud-Ouest où ils accueillaient régulièrement le président Mitterrand,
ils proposent une cuisine aux portions généreuses: foie gras en
lasagne, poissons et coquillages.
Delémont
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Le Terminus, 13/20
Derrière une façade un peu froide, un accueil chaleureux et une cuisine
pensée, variée et intelligemment de saison: civet d’escargots, ravioles
aux cuisses et jambonnettes de grenouille, tendre filet de bœuf aux
quatre épices et sorbet aux fleurs. On se régale!
Porrentruy
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Le Cavalier, 12/20
Spacieuse salle à manger, belle véranda et terrasse en été s’ouvrent
sur un petit plan d’eau. On y déguste une cuisine traditionnelle, sans
folle inventivité, mais d’un classicisme bien maîtrisé.
Soyhières
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Ils sont 20 en Suisse romande à gagner un
point cette année. De l’adresse confidentielle à l’hôtel de prestige,
tous ont fait preuve d’encore plus de raffinement et de constance. Les
voici récompensés. A leur tête Pierrick Suter, de l’Hôtel de la Gare à
Lucens, puisqu’il est le «Promu de l’année en Suisse Romande» et gagne
son 16e point.
Auberge des 3 Tilleuls, 13/20
Accueil chaleureux et décor charmeur font de cette auberge une fort
belle étape. Fabrice Bignon y agrémente une généreuse cuisine classique
de notes imaginatives bienvenues. C’est joli, c’est bon, de l’entrée au
dessert.
Genolier
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Pur, 13/20
Dans l’épicentre branché de la capitale vaudoise, le Pur allie les
qualités des cantines d’étudiants et des lounge-bar modeux. Il répond
aux modes de consommations d’aujourd’hui : apéro, brunch, plat avant
une sortie nocturne. Chacun zappe comme il veut. Mais c’est bon!
Lausanne
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Hôtel Beau-Rivage, 13/20
Dans ce palace qui incite au rêve, le menu du marché offre un rapport
qualité-prix sans équivalent! Esthétique raffinée et assaisonnements
subtils caractérisent une cuisine de classe, servie avec attention dans
un cadre flatteur.
Neuchâtel
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La Réserve, Tsé Fung, 14/20
Pas de grande découverte, mais que du bonheur, grâce à une cuisine
chinoise de tradition impériale exemplaire. A l’intérieur comme sur la
merveilleuse terrasse, on admire l’élégance du service et le soin
apporté aux apprêts. Voilà un restauarnt chinois pas comme les autres.
Bellevue
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au Vieux-Navire, 14/20
Accueil, convivialité et respect des traditions caractérisent cette
belle adresse et sa terrasse enchanteresse. En plus des traditionnels
filets de perche, la carte et les suggestions de Cédric Merlaud
méritent l’attention pour leurs saveurs franches et nettes. On embarque!
Buchillon
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Président Wilson, spice's, 14/20
Dans un décor tendance d’une belle élégance, une cuisine de haut vol,
sophistiquée, et un tout petit peu prétentieuse fait du Spice’s une
excellente adresse. Ici, le chef connaît son affaire: produits de
qualité, cuissons précises et assaisonnements maîtrisés. Service
parfait. Et la rade en point de mire.
Genève
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Mont-Rouge, 14/20
Le cadre rustique et chaleureux se pare ici d’une touche de modernisme
qui se retrouve dans la savoureuse cuisine de l’enthousiaste Loris
Lathion, qui met en valeurs des produits traditionnels avec un brin
d’exotisme maîtrisé et une rigueur sans compromis.
Haute-Nendaz
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Relais du Mont D'Orge, 14/20
Une vue éblouissante et de magnifiques toiles d’Albert Chapaz offrent
un décor parfait pour la cuisine de Bernard Ricou. Cet élève de Bocuse
choisit les meilleurs produits pour en faire de magnifiques plats.
Ainsi cette raviole de poulet de Bresse, homard, et grenouille du Jura!
Sion
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Hôtel des Trois-Couronnes, le restaurant, 14/20
Dans ce magnifique palace, la valse des chefs en a dérouté plus d’un,
cette année. Mais le gastronome n’a rien perdu dans l’aventure.
Désormais, c’est Sébastien Brun qui est aux fourneaux et il intègre
habilement un peu d’Asie dans les assiettes. Service jeune et avenant.
vevey
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La Table de Mary, 15/20
Il faut venir ici à tout prix (doux, les prix!), car Maryline Nozahic
secoue les idées reçues, brasse la mer et la terre, avec un talent fou.
Son époux, Loïc, veille sur la salle avec une rare compétence. Une
magnifique adresse à l’accent breton qui monte, qui monte…
Cheseaux-Noréaz
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Restaurant La gare, 15/20
Quelle belle bâtisse, quel accueil, quels délices! Voilà une maison qui
a le vent en poupe et qu’il faut mettre dans ses plans d’escapades
gourmandes: cuissons parfaites, beaux produits et apprêts inspirés sont
de la partie.
Cully
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Du Grand-Pont, la Tour Rouge, 15/20
Marcel Conus officie ici depuis 14 ans déjà. Il sait choisir les jolis
produits et les travaille avec respect, constance et juste ce qu’il
faut d’imagination dans cet écrin cosy dont la terrasse offre une vue
sidérante sur le Vieux Fribourg. Accueil et service chaleureux et
compétents.
Fribourg
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Restaurant du Jorat, 15/20
Un soupçon de cuisine moléculaire en plein Jorat? Oui, mais juste un
soupçon qui vient rehausser à bon escient une cuisine inventive,
certes, mais classique et basée sur d’excellents produits.
Mézières (VD)
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Grand Hôtel du lac, Les Saisons, 15/20
Après deux ans, ce beau restaurant a trouvé ses marques. Le service est
remarquable, la cuisine de Fabrice Taulier excellente, et les desserts
de Christian Schmocker, venu du Pont de Brent, à la hauteur d’une
grande table où il vaut mieux ne pas parler prix.
Vevey
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L'Argilly, 15/20
Passionnés et perfectionistes, Daniel et Anita Guerlavais gèrent
l’Argilly avec compétence et raffinement, passion et discenement. En
plus de sa vue panoramique, ce balcon survolant Sion offre
l’émerveillement de plats savoureux et remarquables. Profitons-en!
Vex
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Hôtel de la Gare, 16/20
Dans son hôtel joliment rénové, Pierrick Suter poursuit sa progression
avec une ténacité tranquille. Vice-président des Jeunes restaurateurs
d’Europe, le voici entré aux Grandes tables de Suisse. Il attire une
large clientèle à Lucens grâce à un rapport qualité-prix excellent et à
une cuisine en constant renouvellement. Et comme le service dirigé par
Jane-Lise Suter...
Lucens
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Auberge de Lavaux, 16/20
Jacky Vuillet paraît en forme éblouissante dans cette édition :
attentionné, précis, créatif et pétillant d’idées. Il éblouit dans son
restaurant en verrière relooké avec tacte, sur la terrasse panoramique,
et au café. Beau choix de vins.
La conversion
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Buffet de la Gare des Eaux-Vives, 16/20
Dans ce bistrot chic, la créativité débordante et la grande générosité
de la cuisine répondent à la cordialité et à l’excellence du service.
On admire les compositions: Saint-Jacques-céleri tiède-glace de
topinambour-truffe noire, par exemple. Tout un poème.
Genève
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Hôtel de la Paix, Vertig'o, 16/20
Face au jet d’eau et à la rade, le cadre feutré de ce restaurant
contemporain est un bel écrin. Jérôme Manifaciery met en scène avec
brio le goût et l’authenticité d’excellent produits pour faire de
chaque repas un moment inoubliable. Mission accomplie!
Genève
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Auberge de Vouvry, 17/20
Dans ce bel écrin feutré et théâtral, on dîne sous les lustres et les
stucs. L’accueil se montre d’une grande gentillesse, les conseils d’une
parfaite justesse, et la cuisine de Martial Braendle brillante,
conjuguant le meilleur de la tradition et tout ce qu’une modernité
mesurée peut y ajouter.
Vouvry
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Une belle découverte alpine avec Pierre CrepaudEncore un
palace des neiges? Après un lancement un peu chaotique au début de
cette année, LeCrans à Crans-Montana est devenu plus qu’un palace
supplémentaire. L’hôtel est certes exemplaire, belvédère aux volumes
généreux et élégants. Mais avec l’arrivée de Pierre Crepaud en cuisine,
LeCrans devient une étape gastronomique plus que recommandable,
obtenant d’emblée 15/20. Le restaurant de l’hôtel, baptisé le MontBlanc
(dont la silhouette apparaît dans le paysage), propose un service
impeccable, une terrasse grandiose, un impressionnant choix de crus au
verre et, surtout, une cuisine délectable. Ainsi «ce gaspacho modèle
agrémenté d’une fleur de courgette farcie aux petits légumes», de même
que ce cuit-cru de légumes qui rappelle les réalisations de Michel Bras
à Laguiole, son «gargaillou de jeunes légumes» en particulier. Mais
d’où sort ce Pierre Crepaud ignoré jusque-là? De France, où il a côtoyé
des chefs connus et reconnus tout au long de sa formation: il a
commencé chez Michel Chabran à Pont-de-L’Isère, avant de grimper à
Courchevel au Chabichou, puis de redescendre sur la rive sud du Léman,
au Château de Coudrée, et au Martinez à Cannes. Ses derniers postes
étaient plus proches, puisqu’il a travaillé dans trois établissements
de … Crans-sur-Sierre, soit le Grand Hotel du Golf, Le Plaza et enfin
l’Hôtel Alpina et Savoy, où les testeurs du GaultMillau ne peuvent que
regretter de ne pas avoir déniché son talent plus tôt! C’est
chose faite. Il y a fort à parier qu’il sera difficile de trouver une
table dans l’élégant restaurant boisé où le raffinement du décor
contemporain se double de détails amusants – fauteuils en bois de cerf
– et confortables – coin cheminée.
Le «Sommelier de l’année» est un Romand!Il a l’accent
chantant de la Provence, le sourire amusé et le verbe fleuri, surtout
lorsqu’il parle de vins. Car le vin, c’est la passion du jeune Geoffrey
Bentrari (27 ans) qui officie comme sommelier au Terminus de Didier de
Courten à Sierre. Un sommelier volubile au regard espiègle qui sait
associer crus et plats avec une rare pertinence. Grâce à lui, le client
est d’abord écouté, puis guidé vers les trésors d’une cave fabuleuse
constituée au fil des ans par Didier de Courten, son excellent et
fidèle maître d’hôtel Laurent Goffre, et depuis 2006 par Geoffrey
Bentrari. C’est donc le travail de toute une équipe que récompense le
titre de Sommelier de l’année 2010, équipe qui a trouvé un ambassadeur
de choix. Geoffrey Bentrari se destinait à la restauration: il
faut dire que ses parents sont hôteliers à Briançon, en France. Et
c’est pendant sa formation qu’il a découvert, sur une plaquette
affichée à l’Ecole hôtelière de Tain l’Ermitage, le mot «œnologie».
Tout est parti de là. De l’intérêt pour ce mot… pour aboutir quelques
années plus tard à une formation complète de sommellerie. Une formation
pointue qui reste cependant vague en ce qui concerne le vignoble suisse. Geoffrey
Bentrari a donc vraiment découvert en arrivant à Sierre à quel point
les vignerons helvétiques ont développé la palette de leurs produits:
«Il y a une multitude de cépages autochtones qui rend l’exploration du
vignoble suisse passionnante. Une multiplicité doublée d’une qualité
impressionnante et d’une véritable identité», explique ce professionnel
averti qui se réjouit des perspectives de la magnifique vendange en
cours.
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